Accueil Messages du Culte Message du culte du 18 juin 2017 « Celui qui mangera du pain que voici vivra pour l’éternité »
Message du culte du 18 juin 2017 « Celui qui mangera du pain que voici vivra pour l’éternité » PDF Print E-mail
Messages du Culte
There are no translations available.

Dt 8. 2 à 5 / Jean 6. 51 à 59

« Celui qui mangera du pain que voici vivra pour l’éternité »

« M

ais toi, quel signe, (quel miracle) fais-tu donc, pour que nous voyions et que nous croyions en toi ? » Pourquoi croire en Jésus plutôt qu’en Moïse ou en d’autres prophètes ou en d’autres religions ? La question n’est pas nouvelle, elle s’est posée au tout début de la mission de Jésus. Pourtant, il vient de nourrir plus de cinq milles hommes avec cinq pains et deux poissons. Il a changé de l’eau en vin, guérit des malades. Et certains ont encore des doutes et une préférence pour Moïse. Ici, ils évoquent le miracle de la manne dans le désert durant quarante ans, comme pour dire à Jésus que ses « petits » miracles ne les impressionnent pas. Ils ne sont pas suffisants pour qu’ils croient en lui. Quelle sera la réponse de Jésus ? Quelle est la Parole qu’il veut nous adresser ce matin ? Méditons.

1°) « Souviens-toi de toute la route que le Seigneur ton Dieu t’a fait parcourir… »

Tout d’abord, nul doute que Dieu est conscient de nos besoins quotidiens. Et qu’il sait y pourvoir. Dieu sait très bien que l’homme ne vit pas que de bonnes paroles. Qu’il a besoin de nourrir son corps chaque jour. La preuve, il a pourvu la terre de richesses suffisantes pour que tous ses habitants puissent vivre décemment. Dans la Bible, Dieu fait souvent appel à la mémoire de son peuple afin qu’il reconnaisse sa bonté et sa générosité envers lui. Dernièrement, un candidat aux élections me demandait : « Quel message auriez-vous à donner aux politiques ? ». J’ai répondu qu’ils devaient œuvrer pour la justice, et ce, dans tous les domaines de la vie. Que je trouvais scandaleux qu’aujourd’hui encore, il y ait des gens qui meurent de faim,  d’autres qui n’ont pas de toit, d’autres encore qui vivent dans l’angoisse du lendemain… alors que Dieu avait pourvu la terre d’assez de richesse pour tous. Et que le travail du politique devrait consister à promouvoir et à établir un « vivre ensemble » décent pour tous. Dieu a donné tous les moyens à l’homme pour le faire. Il est généreux et nous invite à l’être aussi envers nos semblables. Dieu prend soin de tous et a pourvu le nécessaire pour tous. Il suffisait de veiller à ce qu’il y ait un partage équitable et juste.

Mais revenons à Jésus face à ses interlocuteurs. Il ne conteste pas le grand miracle de la manne dans le désert, du temps de Moïse. Ce rappel nous invite nous aussi à nous souvenir de la bonté et de la fidélité de Dieu. Nous souvenir du passé afin de rester confiant pour le présent et l’avenir. Dieu n’abandonne jamais ceux qui lui font confiance. Dieu est bon et généreux, n’en doutons pas, même à l’heure de l’épreuve, lorsque notre avenir nous paraît plutôt sombre. Mais il est venu vers nous en Jésus pour nous donner beaucoup plus que tout cela. « Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, disait l’apôtre Paul, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes ». (1 Cor. 15. 19). Dieu a un projet beaucoup plus grand pour nous !

2°) « Je suis le pain vivant… »

Par cette image et les paroles qui vont suivre, Jésus veut conduire ses interlocuteurs et nous- mêmes vers une autre dimension. Il tente de les amener de leurs considérations matérielles vers des considérations plus grandes. C’est comme s’il leur disait : « D’accord, Dieu a fait un grand miracle pour votre peuple à l’époque de Moïse avec la manne, et il faut lui rendre grâce pour cela. Mais vos pères ont mangé la manne et ils sont morts quand même. Moi, je suis venu vous donner autre chose de plus grand et de bien meilleur que la manne : la vie éternelle. Je suis venu dans ce monde pour vous libérer de la mort ; pour vous ouvrir les portes de l’éternité. Malheureusement ceux-ci eurent beaucoup de mal à le comprendre. Avouons qu’il y a de quoi être dérouté si l’on entend ces paroles au sens littéral : « Celui qui me mangera vivra par moi… » !

Mais n’avons-nous pas nous aussi du mal à mettre de côté nos considérations matérielles, nos besoins quotidiens, pour nous attacher davantage aux choses spirituelles et éternelles que nous avons en Jésus ? Ne sommes-nous pas parfois, davantage attachés à la manne qu’à la paix intérieure, au pardon de nos fautes, au don du Saint Esprit, à l’espérance de la vie éternelle… ? N’avons-nous pas tendance à nous attacher davantage à cette vie, plutôt qu’à celle à venir ? Ce qui nous conduit à être davantage dans l’insatisfaction que dans la gratitude. Et à développer parfois une forme de scepticisme par rapport à Dieu. Qui peut aller jusqu’à lui dire : « Mais toi, quel signe, (quel miracle) fais-tu donc, pour que nous voyions et que nous croyions en toi ? »

3°) « Celui qui mangera du pain que voici vivra pour l’éternité »

Pour toute réponse Jésus maintien son propos et annonce alors le plus grand des miracles, sa mort sur la croix et sa résurrection par laquelle il ressuscitera tous ceux qui croiront en lui. C’est par ce miracle que nous pouvons tous accéder au salut, au pardon, au don du Saint Esprit et à la vie éternelle. C’est ce que Jésus explique à ses interlocuteurs. Ce qu’il nous rappelle ce matin.

Que se passe-t-il alors ? Quelles furent les réactions ? La suite du texte nous le révèle : « Plusieurs de ses disciples, l'ayant entendu, dirent : Cette parole est dure ; qui peut l'écouter ? Mais Jésus connaissant en lui- même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit : Ceci vous scandalise ? Et si vous voyez le Fils de l'homme monter où il était auparavant ? C'est l'Esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien : les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie. Mais il y en a quelques-uns d'entre vous qui ne croient point...  Et il disait : C'est à cause de cela que je vous ai dit que personne ne peut venir à moi, à moins que cela ne lui soit donné par le Père. Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils ne marchaient plus avec lui. Jésus dit donc aux douze : « Et vous, ne voulez-vous pas partir ? »,  Simon Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle ; et nous, nous avons cru et nous avons connu que tu es le Saint de Dieu ». (Jean 6. 60 à 69)

Face à la perspective de la croix, plusieurs se retirent. Jésus ne les retiens pas. Il va même jusqu’à poser la question aux douze ! Et nous, ce matin ? A qui, à quoi sommes-nous attachés ? A notre bien-être terrestre ou à la vie éternelle ? Au don de la manne ou à celui de l’Esprit Saint ? Le Seigneur n’est-il pas préférable à tous les biens de ce monde ? Préférable même à toutes nos aspirations ? Sa parole n’est-elle pas ce bien supérieur qui nous est donné pour vivre ? « Tu as les Paroles de la vie éternelle… ». « Cherchez d’abord le royaume et la justice de Dieu… ». Est-ce un chant seulement, un discours ou une réalité ?

Conclusion :

« Celui qui mangera du pain que voici vivra pour l’éternité »

N’en doutons pas, Dieu est fidèle, bon et généreux. Il pourvoit et pourvoira toujours aux besoins de ceux qui lui font confiance. « Jamais je n’ai vu le juste abandonné… » (Ps. 37. 25). Rendons grâce à Dieu pour tout ce qu’il nous donne chaque jour.

Mais n’oublions pas que Jésus est venu nous donner beaucoup plus que tout cela : le pardon de nos fautes, la paix intérieure, l’assurance de la vie éternelle, sa présence en nous par le Saint Esprit. Ne passons pas à côté de cet essentiel ! Portons nos regards au-delà de notre quotidien et remettons-lui nos besoins avec confiance.

Pasteur Joël Mikaélian
18/06/17

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux