Message du culte 31 décembre 2017 - «Nous attendons, selon sa promesse…» - Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux
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Message du culte 31 décembre 2017 - «Nous attendons, selon sa promesse…» PDF Print E-mail
Messages du Culte

Ps 38. 10 / 2 Pier. 3. 3 à 13 / 1 Thes. 5. 16 à 18 / Apoc. 20. 11 à 15

Քարոզում հայերեն լեզվով

Message en français

« Nous attendons, selon sa promesse… »

O

n entend parfois dire qu’il n’est pas important de marquer les années, le temps qui passe ; que tout ceci est inutile, que ce sont des coutumes païennes ; qu’il n’est pas indispensable de marquer les fêtes… Certes, cette façon de voir les choses, de ne pas faire de distinction entre les jours est en partie vraie. Pourtant la Bible nous révèle que Dieu a instauré des fêtes, qu’il a même ordonné à son peuple de marquer certains événements de la vie par des fêtes. Ceci pour ne pas oublier le passé et prendre conscience que la vie s’inscrit dans le temps. Sans tomber dans le piège des pharisiens qui, à l’époque de Jésus, avait fait de l’observance des fêtes un moyen de salut, sachons vivre les fêtes qui rythment l’année de façon intelligente. C’est aujourd’hui le dernier jour de l’année. Un jour important qui nous invite à faire un bilan sur l’année écoulée et à envisager celle qui vient. Que dire, que penser sur le passé ? Que dire, qu’espérer pour l’avenir ?

1°) « Rendez grâce à Dieu… »

L’action de grâce, la reconnaissance tient une place importante dans la Parole de Dieu. C’est dire combien Dieu apprécie un cœur reconnaissant et regrette l’ingratitude qui caractérise tant la nature humaine ! Combien il nous est facile de nous plaindre à cause de tous nos désirs non comblés, sans nous interroger sur la pertinence de ces désirs ! Sans nous interroger sur les motivations de ces désirs ! Et surtout, sans tenir compte de toutes les grâces de Dieu, de tous les signes de son amour et de sa fidélité.

« Un jeune homme entre en rêve dans un magasin. Derrière le comptoir se tient un ange. Le jeune homme lui demande : « Que vendez-vous ? ». L’ange répond : « Tout ce que vous désirez. » Alors, le jeune homme commence à énumérer :" Si vous vendez tout ce que je désire, alors j’aimerais bien : la fin des guerres dans le monde, la fin des bidonvilles en Amérique Latine, l’intégration dans la société de tous les marginaux, du travail pour tous les chômeurs, plus d’amour et de vie communautaire dans l’Eglise... " L’ange lui coupe la parole :" Excusez-moi, Monsieur, vous m’avez mal compris. Ici, nous ne vendons pas de fruits, nous ne vendons que les graines. »

Que de fois ressemblons-nous à ce jeune homme, désirant tout un tas de choses de Dieu, sans prêter attention à toutes ces graines qu’il nous a données ; et qu’il nous faut semer et attendre que les graines germent et donnent du fruit.

Apprenons tout d’abord la reconnaissance, l’action de grâce, la louange, l’adoration. En toute occasion, pour toutes choses, dit l’apôtre Paul aux Thessaloniciens, c’est la volonté de Dieu. Apprenons à dire merci à Dieu. Merci pour le salut, le pardon de mes fautes, la grâce, l’espérance de la vie éternelle, le don de Jésus. Merci pour la vie, pour la santé, pour la famille, pour mon conjoint, mes enfants, mes petits-enfants, pour mon travail. Merci pour l’église, pour la fraternité, la liberté de culte. Merci pour les biens, les bénédictions, merci… ! Merci pour les graines que j’ai pu semer et qui germent ; pour l’amour donné que je sème chaque jour et qui germe. Pour cet amour qui me vient de toi et que je peux donner à ceux qui m’entourent comme à ceux qui sont au loin. Merci pour ces dons que je peux faire à ceux qui en ont besoin à travers les missions, les associations humanitaires, caritatives… Merci. « Tout vient de toi, et nous recevons de ta main ce que nous t’offrons » (1 Chron. 29. 14)

2°) « Tous mes désirs sont devant toi… »

Il est tout à fait légitime d’avoir des désirs. L’absence de désirs serait plutôt synonyme de dépression que de spiritualité. Nous avons tous des souhaits, des vœux, surtout au seuil d’une nouvelle année. Alors, n’hésitons pas à les exprimer à Dieu, avec force, avec foi et persévérance. Que ces désirs soient personnels, familiaux, communautaires, posons-les devant Dieu en ce dernier dimanche de l’année, au seuil d’une nouvelle année. Prions-les, crions-les, portons-les devant le trône de la grâce en Jésus. Comme le roi David au Ps 38. 10. « Tous mes désirs sont devant toi… » La prière fait partie de ces exercices spirituels par lesquels nous faisons connaître à Dieu nos désirs qu’il connait déjà et qu’il attend que nous lui communiquions.

Mais dire nos désirs nous engage. Cela nous engage à réfléchir à nos motivations, à leur utilité, à leur importance… Cela nous engage à la persévérance, à la prière fervente (personnelle et communautaire). Cela nous engage aussi à nous soumettre à la volonté divine. Car la prière devant Dieu est toujours « prière » et jamais « obligeance » de Dieu. Que nos désirs soient « prières » devant Dieu. Prières confiantes, prières patientes, prières soumises à sa volonté.

3°) « Nous attendons… »

Qu’attendons-nous au juste pour la nouvelle année ? La conversion d’un être cher ?  Une guérison ? Une vie épanouie ? Plus d’amour et de fraternité ? Une promotion ? Une rencontre ? Une naissance ? Une réconciliation ? Une reconnaissance ? … La liste pourrait être longue et chacun pourrait y faire figurer ses attentes, ses prières, sans oublier l’histoire de notre jeune homme. C'est-à-dire qu’il se peut que Dieu ne nous donne que des graines en réponse. Graines à semer autour de nous. Il se peut que Dieu nous demande d’être acteur de nos vœux, de nos désirs pour cette nouvelle année. Alors, que nos vœux nous engagent à l’action, à des remises en question, à des décisions vis-à-vis de Dieu, de l’église, de nos frères et sœurs.

Mais les années qui passent nous rappellent également que nous ne sommes que de passage dans ce monde. Que nous sommes appelés à vivre dans l’attente du royaume de Dieu, de la vie éternelle. Nous aussi, comme les premiers chrétiens, nous attendons « les nouveaux cieux et la nouvelle terre, où la justice habitera… » Vivons dans cette attente ultime et véritable qui ne décevra jamais. Ce jour viendra à l’improviste dit l’apôtre Pierre. Soyons vigilants, restons éveillés, marchons dans la sainteté, respectons Dieu et sa parole. Afin de ne pas être désapprouvés par Dieu, au dernier jour. Lorsque des livres seront ouverts, lorsque le livre de la vie sera ouvert.

« Nous attendons, selon sa promesse… »

En ce dernier jour de l’année 2017, au seuil de l’année 2018, que nos cœurs soient remplis de reconnaissances envers Dieu.

Que nos désirs et nos vœux pour la nouvelle année soient posés devant le trône de la grâce avec foi et responsabilité.

Que nous soyons toujours prêts pour le jour où nous nous présenterons devant Dieu. Où nous entrerons dans ces nouveaux cieux, cette nouvelle terre où la justice habitera.

Pasteur Joël Mikaélian
31/12/17

 

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