Message du culte du 28 octobre 2018 - «Il suivit Jésus sur le chemin… » - Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux
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Messages du Culte

Jér. 31. 7 à 9 /Marc 10. 46 à 52

« Il suivit Jésus sur le chemin… »

N

ous poursuivons tous des objectifs, des buts à atteindre, à réaliser dans cette vie. Que ce soit sur le plan personnel, familial, professionnel, il y a tous ces plans, ces projets, ces attentes, ces désirs que nous souhaitons. Ils constituent autant de choses qui préoccupent nos pensées, demandent notre énergie, nos réflexions, et certainement pour nous chrétiens, nos prières. Tout ceci est bien normal et appartient à notre nature humaine. C’est, pour reprendre le constat de l’Ecclésiaste, la part que Dieu à donné à l’homme sous le soleil. Mais il existe aussi d’autres objectifs, d’autres plans d’une autre nature que Dieu souhaite pour nous, qu’il a préparés pour nous, pour tous. Si les premiers sont des plans temporels et légitimes, n’oublions pas que les seconds sont au-delà du temps et méritent aussi, sinon plus, toute notre attention. Le texte de Jérémie, comme celui de l’évangile du jour sont une belle illustration de cette vérité. C’est là que se croisent désirs humains légitimes et volonté divine qui transcende ces désirs. Entre projets humains et volonté divine, comment Dieu peut-il aujourd’hui encore agir dans nos vies pour réaliser ses plans et nous donner le meilleur ?

1°) « Je les ramène… je deviens pour eux un Père… »

Ces paroles du prophète Jérémie s’adressent tout d’abord au peuple d’Israël au temps de la déportation et de l’exil au 6ème siècle avant Jésus Christ. Elles renferment de belles promesses divines que Dieu réalisera après 70 ans d’exil avec le retour de l’exil. Le peuple vivra réellement et profondément ce temps de retour, de restauration, de renouveau. Ce message de la bienveillance de Dieu est assorti d’une autre promesse, d’une vérité nouvelle : Dieu déclare devenir un Père. Au-delà d’une restauration humaine, politique, Dieu instaure une relation nouvelle avec son peuple, il n’est plus seulement son Dieu, mais son Père aussi. Dieu va au-delà des attentes de son peuple. Il devient son Père.

Aujourd’hui les Evangiles nous révèlent qu’en Jésus Christ, cette promesse de paternité divine s’est étendue à tous les peuples. En Jésus, par son sacrifice à la croix, tout homme est pardonné, justifié par la foi. Dieu devient un Père pour tous ceux qui croient. Dieu réalise ainsi, à la fois, sa volonté de nous sauver pour l’éternité, et ce désir humain d’un amour paternel qui accompagne et dirige avec bienveillance nos pas dans cette vie. Quelle grâce ! Par la foi en Jésus, Dieu n’est plus seulement le Dieu créateur de l’univers, le tout-puissant, le tout autre, l’inaccessible, il est aussi un Père que l’on peut appeler : Père, papa ! Et nous ensemble, ce matin, nous qui croyons en Jésus, nous pouvons lui dire avec joie : Notre Père ! Remercions Dieu pour ces beaux projets, ces merveilleux plans qu’il a eus et qu’il a pleinement accomplis pour nous en Jésus.

2°) « Jésus, aie pitié de moi ! »

Plaçons-nous maintenant quelques instants sur le chemin de Jéricho, pour voir comment Dieu réalise ses plans de façon plus personnelle.

Pour Bartimé, tout commence par une prise de conscience, un désir profond de mettre fin à un état de misère. A vouloir sortir d’une situation pénible, qui lui pèse et qui rend sa vie invivable. Bartimé n’en peut plus ! Il crie tout ce qu’il peut jusqu’à ce que Jésus l’entende : « Jésus, aie pitié de moi ! ». Bartimé est conscient de son état, il ne s’en plaint pas, il n’accuse personne, ni Dieu, ni ses parents, ni les circonstances. Ce n’est pas le sujet et cela n’avance jamais à rien. Il crie jusqu’à ce que Jésus l’entende, sans tenir compte de son environnement qui voudrait le faire taire. C’est à partir de là que Dieu peut commencer à réaliser ses plans pour lui comme pour nous. Lorsque nous crions vers lui avec foi, persévérance, avec un désir profond de sa miséricorde. Apprenons à faire appel à la miséricorde de Dieu, que ce soit pour nous ou pour d’autres, pour ce monde qui sombre dans la haine et la violence. « Jésus, aie pitié de moi, des autres, de ce monde ! ».

« Appelez-le ». L’appel de Jésus est extraordinaire ! Il résonne pour Bartimé comme une voix miraculeuse, inattendue ! Elle résonne peut-être au moment où il ne l’attendait plus ! C’est l’inattendue de Dieu ! Au milieu d’une foule immense, Jésus appelle le plus méprisé, le rejeté. Un tel appel résonne aujourd’hui encore pour tout être humain, qu’il soit croyant ou pas. Car en Jésus nous sommes tous appelés à nous approcher de Dieu. Nous avons nous aussi quelqu’un qui entend nos cris, qui répond, qui se laisse interpeler au milieu de tout le brouhaha du monde. « Confiance, lève-toi, il t’appelle ! ». Cette voix anonyme, qui encourage Bartimé, c’est aujourd’hui la voix de l’Esprit Saint qui résonne tout au long de nos vies. A chaque fois que nous crions à Dieu avec foi, persévérance, c’est Lui, l’Esprit Saint qui nous dit : « Confiance, lève-toi, il t’appelle ! ». En Jésus nous sommes tous appelés à venir à lui pour trouver réponse à nos besoins. Nous sommes appelés au salut, à la nouvelle naissance, au baptême, à la conversion, à la repentance. Confiance ! Il t’appelle, il t’entend, il te voit au milieu de la foule, au milieu de ce monde déboussolé. Qui que tu sois, il t’appelle avec amour.

« Que veux-tu que je fasse pour toi ? ». La question est osée, risquée même. Et pourtant Jésus n’hésite pas à la poser, même s’il sait ce que l’aveugle va lui dire. Il sait bien qu’il ne va pas lui demander ce dont il a le plus besoin. Qu’il va lui demander ce qui est, certes important pour lui, mais pas ce qui est le plus important. Jésus ne lui en tient pas rigueur mais il lui répond autrement : « Va, ta foi t’a sauvé ». La réponse est si étonnante que bon nombre de traducteurs ont traduit ici le terme « sauvé » qui se trouve dans l’original grec, par « guéri » ! Bartimé veut être guéri physiquement, il veut voir simplement. Jésus le guéri et le sauve. Il lui donne bien plus que la guérison physique. Bartimé recouvre la vue et découvre le salut de son âme pour l’éternité. Dieu donne au-delà de ce que nous demandons ou pensons. La vie éternelle, c’est le plan, le projet de Dieu qui transcende tous les projets et désirs humains. Avec en plus, la présence de l’Esprit Saint dans le cœur ; la grâce du pardon qu’il donne et redonne sans cesse. Avec en plus son amour paternel chaque jour. C’est ainsi que Dieu réalise aujourd’hui ses projets éternels et temporels pour tous ceux qui s’approchent de lui comme Bartimé.

3°) « Aussitôt… il suivait Jésus sur le chemin ».

L’histoire ne s’arrête pas là pour Bartimé, au contraire, elle commence là ! C’est une vie nouvelle qui commence pour lui. Non seulement, il voit, il est sauvé, mais aussi, il suit Jésus sur le chemin de l’éternité. C’est une bonne chose de croire en Jésus, d’être sauvé, d’être né de nouveau, de recevoir des réponses à nos prières… Mais est-ce tout ? Est-ce tout ce que nous avons compris de la vie chrétienne ? Il y a encore mieux : suivre Jésus, vivre avec lui, avec son église, avec des frères et des sœurs. Le projet, le plan de Dieu pour tous ceux qui croient en Jésus, concerne cette vie aussi. Il s’agit de vivre comme lui ; dans l’obéissance à ses commandements, avec amour, avec joie, avec contentement, avec compassion, en étant toujours ouvert aux autres. Son plan, c’est que nous soyons témoins de sa grâce dans ce monde. Son plan, c’est suivre Jésus. Se soumettre à sa volonté, vivre les épreuves de la vie avec confiance et espérance. Et suivre Jésus, c’est comprendre que le plus important est le royaume à venir. Qu’il faut mettre notre vie au service de son royaume, au service de son église. C’est toute la dimension d’une vie d’église fidèle, c’est de s’amasser des trésors dans le ciel. Suivre Jésus, c’est inscrire nos vies dans cette dimension aussi et pas seulement dans ce qui passe et qui disparaîtra un jour. C’est prendre soin de ce qui demeure pour l’éternité.

« Il suivit Jésus sur le chemin… »

Que Dieu nous accorde cette sagesse et cette intelligence.

Pasteur Joël Mikaélian
28/10/2018

 

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