Accueil Aller plus loin... Samedi 7 novembre 2009 - L'Espérance et l'épreuve - Dr Agnès SANDERS
Samedi 7 novembre 2009 - L'Espérance et l'épreuve - Dr Agnès SANDERS PDF Imprimer Envoyer
Aller plus loin...

Petit-déjeuner des dames - Samedi 7 novembre 2009
Intervenante : Dr Agnès SANDERS

 

L’Espérance et l’Epreuve

D eux mots qui ont 5 lettres en commun et qui sont liés dans une relation de co-dépendance. Nous ne connaitrions pas l’espérance si nous ne connaissions l’épreuve. Adam et Eve n’espéraient pas, ils vivaient la sérénité de la communion parfaite avec leur créateur. Et si nous vivions l’épreuve sans aucune espérance, alors nous mourrions dans le désespoir.

Nous allons aborder dans un premier temps cette opposition et cette co-dépendance entre ces deux états de notre vie : Epreuve et Espérance.

Ces deux états reflètent bien la tension qui existe dans notre monde où le mal est présent et semble souvent dominer et où Dieu est souverain et nous assure que ce qui demeurera toujours, ce sont la Foi (confiance en Lui), l’Espérance, qui est l’aspiration à un monde meilleur, et l’Amour, qui nous a libérés de la mort par la souffrance atroce de son fils.


1. POURQUOI L’EPREUVE ?

Ce sujet est extrêmement complexe et nous renvoie, comme le montre bien Carson dans son livre « Jusques à quand ? » à notre conception de la nature de Dieu. A vues humaines et d’un point de vue purement intellectuel, on tourne en rond sans solution à la question : « Si Dieu peut tout et qu’il est bon, comment peut-il permettre tout ce mal ? »

Les chrétiens ont parfois des réponses simplistes : La souffrance est la conséquence du péché, Dieu laisse l’homme libre, donc l’homme fait des erreurs et subit les conséquences de ses erreurs. Tout cela sera jugé et toute injustice sera rattrapée au ciel de toute façon !

Ces certitudes sont vite mises à mal par la vie. Lorsque le croyant passe par le creuset de la souffrance, l’assurance que son système de croyances est cohérent ne suffit pas. Seule la présence du Seigneur lui-même à ses côtés, la grâce, c'est-à-dire l’aide personnalisée et juste à sa mesure qui lui est donnée par le Saint-Esprit pourra le soulager. «Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés». L’enfant qui tombe, se blesse et a le genou en sang, éclate en sanglot et va se refugier dans les bras de sa mère. Bien vite, il est consolé, même si la plaie saigne encore. L’enfant qui ne connait pas de mère n’a nulle part pour courir se consoler. Blessé, il essaie de se soigner lui-même, et peu à peu se durcit à la vie sans être consolé. La blessure est la même, mais l’un expérimente l’amour, l’autre la solitude et l’amertume. Parfois, la douleur est si grande que même dans les bras de sa mère, l’enfant souffre encore longtemps. Il se sait pourtant aimé. Parfois, même, il meurt dans les bras de sa mère pourtant aimante. La douleur de la mère est immense, mais celle de l’enfant est adoucie par l’amour qui l’entoure. Oui, me direz-vous, mais la mère n’est pas toute puissante pour sauver son enfant, alors que Dieu a cette puissance sur la mort.

J’aimerais à ce propos et pour tenter de répondre à cette question difficile d’un Dieu juste et bon et qui permet toutefois le mal, développer une conception du monde qui a récemment bousculé mes idées sur le pourquoi de la souffrance, et qui, je crois, est justifiée par la lecture des écritures.

Les chrétiens croient que le mal est survenu dans l’humanité à la suite du désir d’indépendance et de la rébellion de l’homme, tel que cela nous est décrit dans le chapitre 3 de la Genèse. Le récit biblique s’ouvre sur la création par Dieu des cieux et de la terre, dans Genèse 1 et 2. A chaque fois, le verdict de Dieu est le même : Cela est bon. IL n’y a ni péché ni souffrance, la terre fournit à l’homme sa nourriture sans peine. En Genèse 3, la rébellion, ou plutôt l’appellerions-nous simplement un manque de confiance « Est-ce que Dieu a vraiment dit », marque l’apparition de la souffrance, de la peine au travail, de la rupture entre Dieu et les hommes, entre les hommes entre eux, et entre la nature et les hommes. La douleur apparait, et la mort est le terme de la vie de tous les hommes, à plus ou moins longue échéance. L’épuisement de la planète est la mort de la nature au terme de cette rupture d’harmonie entre les hommes et la création. Nous voyons cette fin se profiler à l’horizon de notre monde moderne. Sautons maintenant à l’Apocalypse et nous voyons dans les dernières pages de la Bible, écrites des milliers d’années plus tard que la Genèse, la réparation ultime de ce mal : « Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. La mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni plainte, ni souffrance. Car ce qui était autrefois a définitivement disparu. » Ap. 21.1 à 5.

Entre ces deux passages, il y a le mal et la souffrance, liés à la rébellion de l’homme que l’on appelle aussi péché et qui mène à la mort.

Cet état est l’état normal du monde, son état « par défaut », comme on dit en informatique. C'est-à-dire qu’à moins que Dieu ne l’empêche, nous devrions tous être constamment dans un état de souffrance ; Et, effectivement, nous constatons le mal partout, bien relayé par nos écrans de télévision. Nous ne devrions pas être étonnés qu’il soit omniprésent, puisqu’il est par défaut l’état du monde déchu. L’homme ne sait pas se débrouiller sans Dieu.

Le mal est présent dans un viol, mais aussi dans une guerre et même dans un tremblement de terre qu’aucun humain n’aurait pu arrêter. On ne peut pas vraiment distinguer entre le mal directement induit par l’homme et celui induit par l’état de mal moral de tout l’univers depuis la rébellion de Genèse 3. Le mal est ignoble, il est omniprésent, et, pire que tout, il est en nous. C’est un auteur non chrétien qui dit : « Nous avons rencontré l’ennemi, et c’est nous ». Dans les séries télévisées actuelles, comme Dr House, on voit que celui qui fait le bien, le héros qui sauve des vies, n’est pas vraiment un homme bon. Il est aussi parfois cruel, et il est dépendant de la drogue. De plus en plus, le monde non chrétien admet le mal inhérent à l’homme. Les héros sont aussi des antihéros, et ceci n’est pas une découverte du 20ème siècle, puisque l’apôtre Paul affirmait dans Romains 3:3 « Tous ont péché, il n’y a pas de juste, pas même un seul ». Le roi David était un héros de loyauté envers Dieu et pourtant a fait tuer lâchement l’homme dont il convoitait la femme. Abraham était un héros de la foi et a pourtant eu assez peur d’un homme pour faire passer sa femme pour sa sœur et la laisser se faire violer. L’homme ne sait pas se débrouiller sans son créateur et fait de tragiques erreurs. On a cherché des solutions aux injustices du monde et à la pauvreté dans une révolution de la société, mais cela ne peut mener à rien, puisque la société est faite toute entière d’hommes pécheurs. Du point de vue Biblique, nous tenons à la seule miséricorde de Dieu le fait de n’être pas tous consumés, anéantis. Cela ne signifie pas que chaque souffrance est la conséquence d’un péché précis. Cela voudrait dire que ceux qui souffrent le plus sont ceux qui ont péché le plus, ce qui est démenti par les exemples bibliques et par notre expérience. Ce lien existe parfois, mais c’est l’exception. 

Si les souffrances sont l’état normal d’un monde séparé de Dieu, elles restent douloureuses, mais ne devraient pas nous prendre par surprise. C’est ce que nous dit l’apôtre Pierre dans sa première épitre (I Pi.4:12) « Mes chers amis, vous avez été plongés dans la fournaise de l’épreuve. N’en soyez pas surpris, comme s’il vous arrivait quelque chose d’anormal. Au contraire, réjouissez vous, car vous participez aux souffrances du Christ, afin d’être remplis de joie quand il apparaitra dans toute sa gloire. » Comment comprendre : « Vous participez aux souffrances du Christ » ? N’a-t-il pas tout accompli à la croix ? Si bien sûr, et je vois ça plutôt comme : Réjouissez vous, dans ce grand combat vous êtes dans l’équipe de Christ, vous aussi vous résistez contre le mal, la maladie, les injustices, la mort, et, au bout du compte, avec le Christ, vous serez vainqueurs, et même, comme le dit Paul, « plus que vainqueurs ». Mais ce combat est rude, ne l’oubliez pas, et l’église, c'est-à-dire nous, est engagée aux cotés du Christ dans ce combat.

. Cela ne nous mène pas au fatalisme : Avec Christ, nous luttons contre le mal dans le monde. Socialement, nous avons un rôle comme artisans de paix. Proverbe 31 : « Ouvre la bouche pour défendre ceux qui ne peuvent parler, pour défendre les droits de ceux qui sont délaissés ». Qui sont-ils, ceux qui ont ainsi besoin que l’on parle pour leur défense ? Ce sont ceux à qui Christ s’est identifié totalement, dans le fameux passage de Matthieu 25 : « J’ai eu faim, et vous m’avez donné a manger, j’ai eu soif, et vous m’avez donné a boire, j’étais un étranger, et vous m’avez accueillis chez vous, j’étais nu, et vous m’avez donné des vêtements, j’étais malade, et vous m’avez soigné, j’étais en prison, et vous êtes venus à moi ». Un complet tableau des souffrances humaines, et Dieu nous demande de combattre dans son équipe pour lutter contre ces souffrances, et de le faire comme si nous soulagions directement Christ lui-même.

Une petite réflexion qui me remet en cause : Si je dépense toute mon énergie à méditer sur la responsabilité de Dieu et à tenter de l’innocenter dans telle ou telle situation, je passe à coté de l’essentiel. Mon rôle de disciple est de m’interroger sur la façon dont moi, je peux entrer dans l’effort de Dieu pour combattre le mal. Si je ne sais que faire d’autre, je peux en tous cas crier à Dieu et implorer sa consolation, plutôt que, comme le suggérait la femme de Job, maudire Dieu et mourir. A notre cri de douleur, Dieu promet de répondre par la consolation. « Heureux ceux qui pleurent... »

Le fil conducteur de la Bible est le plan conçu par Dieu pour inverser les effets terribles du péché. En l’absence d’une autorité qui contient le mal, les individus s’enfoncent de plus en plus dans la cupidité et la violence. Dieu a répondu par la loi de Moïse et par un contrôle des hommes par des gouvernements. C’est bien entendu une solution incomplète puisque les hommes qui gouvernent sont eux-mêmes pécheurs, mais cela limite les dégâts.

2. La réponse de Dieu

Nous vivons dans l’optique de la fin de ce combat, dans la perspective du rétablissement final de la justice sur une nouvelle terre où la souffrance n’existera plus. L’apôtre Paul nous dit : « Si c’est seulement pour la vie présente que nous avons mis notre espérance dans le Christ, nous sommes les plus a plaindre des hommes » (1 Cor 15.19).

Comme la mort est entrée dans l’humanité en conséquence de l’acte de rébellion d’Adam, elle est vaincue par l’acte d’obéissance de Christ à la croix. Pour les Juifs, c’est un scandale : ils attendent un roi messie victorieux qui les délivre politiquement. Pour les autres, c’est une folie : comment construire un système philosophique logique sur l’histoire d’un Juif condamné pour trahison et exécuté publiquement en criminel ? Pour les chrétiens, elle est au contraire une démonstration de la puissance et de la sagesse de Dieu. L’auteur de l’épitre aux Hébreux nous l’explique ainsi : « Dieu a réduit à l’impuissance, par la mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c.-à-d. le diable, et a délivré tous ceux qui étaient réduits a l’esclavage leur vie durant par la peur de la mort » (Héb. 2.14-15). La résurrection du Christ a signé la fin de la domination de la mort sur l’humanité.

Le problème, c’est que nous vivons encore dans ce monde de souffrance et de mort. D’une certaine manière, le royaume de Dieu est déjà parmi nous, et, d’une autre, il n’est pas encore venu. Nous voyons dans le récit biblique cette tension entre le « déjà » et le « pas encore ». Carson l’explique dans ces termes : « Une fois la consommation du Royaume accomplie, le mal et la souffrance n’existeront plus pour les enfants de Dieu. Mais en attendant, et bien que le royaume de Dieu ait déjà été inauguré, le mal et la souffrance sont vaincus en théorie, mais leur présence est palpable et pourrait encore se renforcer. » C’est ce que nous montrent des passages comme la parabole de la mauvaise herbe (Matt 13:24) : La mauvaise herbe et le blé poussent ensemble durant cette période au cours de laquelle le royaume est inauguré, mais n’a pas encore été consommé. Les deux reçoivent bénédictions et difficultés de la même manière. Nous devrions aspirer au ciel de tout notre cœur. Pour le croyant, la question de l’âge de la mort devrait perdre son aspect angoissant lorsqu’il la considère à la lumière de l’éternité. J’aime cette expression que nous pouvons nous approprier « Nous passons par la mort et la mort meurt ».

Dieu ne nous lâche pas dans ce monde terriblement dur sans l’assurance de sa présence continuelle auprès de nous. Il nous donne un acompte des biens à venir par la présence du saint Esprit en nous « C’est Dieu qui nous a marqué de son sceau, comme sa propriété, et qui a mis dans notre cœur son Esprit comme un acompte des biens à venir» (I Cor. 22). C’est l’aide que Dieu nous donne jour après jour à la mesure de nos besoins, c’est ce qu’on appelle la grâce. Il nous faut assez de grâce pour vivre le jour présent, et c’est ce que Dieu nous donne, lorsque nous le lui demandons. Dieu ne nous donne pas la grâce pour quelqu’un d’autre, ni pour une épreuve future. Si je m’inquiète de ma mort aujourd’hui, c’est une source d’anxiété qui ne reçoit pas la grâce nécessaire à l’apaiser car ce n’est pas le sujet du jour. 

3. L’épreuve vécue comme une discipline

Dans cette lutte globale contre le péché et la mort, nous sommes donc « dans l’équipe de Dieu » et assurés de la victoire finale. Dans cette lutte, l’auteur de l’épitre aux Hébreux nous dit « Vous n’avez pas encore résisté jusqu’à la mort». Autrement dit, il y a un grand combat planétaire et céleste contre la mort et la souffrance, le monde est en tension jusqu’au retour de Christ, et nous sommes un peu complaisants, nous attendant à aller toujours notre petit bonhomme de chemin sans trop de problèmes. La Bible nous dit que, pour cette raison, Dieu nous aguerrit, nous renforce, par l’épreuve. Pr 3.11-12 : « Vous avez oublié cette parole d’encouragement que Dieu vous adresse comme a des fils : Mon fils, ne prends pas à la légère la correction du Seigneur et ne te décourage pas quand il te reprend. Car le Seigneur corrige celui qu’il aime ». Vous me direz « Dans ce cas, j’aimerais que Dieu m’aime un peu moins ». N’est-ce pas ce que pensent aussi nos adolescents épris d’indépendance quand nous les disciplinons ? 

La difficulté vient pour nous du fait que les maux qui nous arrivent peuvent aussi apparaitre comme l’œuvre du diable. C’est ce qui fait dire a Paul que cette « écharde dans sa chair est à la fois un ange de Satan et une épreuve envoyée par Dieu lui-même pour le garder de l’orgueil » Nous devons apprendre à accepter cette ambigüité, faute de quoi nous passerons notre vie à attribuer tel événement exclusivement au diable ou a voir dans tel autre la main de Dieu. Dieu utilise parfois les forces du mal dans sa discipline paternelle. Cela va parfois très loin, comme nous le voyons dans le livre de Job. L’auteur de l’épitre aux Hébreux admet bien que « sur le moment, une correction ne semble pas un sujet de joie mais de tristesse ». La douleur reste la douleur, la fessée reste douloureuse même administrée dans l’amour. Le réconfort vient du fait que nous avons l’assurance que Dieu a la situation en main, qu’il est juste et bon et qu’il y a une justice à la fin du tunnel. La souffrance n’en est pas moins réelle, mais elle perd de son pouvoir destructeur. Nous apprenons à faire confiance a notre père céleste, assurés qu’il restera a nos cotés dans des chemins que nous n’aurions pas choisis. Un mélange de foi et d’angoisse est normal et transparait très souvent dans les psaumes « Eternel, aie pitié de moi, je suis sans force, guéris moi, je suis en plein désarroi, quand viendras tu, Eternel, à mon secours ? » (Ps 6). Dieu écoute les plaintes de ses enfants dans la détresse. On les voit argumenter avec Lui, laisser couler leurs larmes, se répandre en plaintes, lutter même avec Lui, avouer leurs doutes. Les livres d’Habacuc et de Job sont des livres de dialogue entre des croyants qui se sentent injustement éprouvés et Dieu. Nous n’avons pas le temps d’en parler plus, mais nous voyons que ces deux hommes arrivent par l’épreuve à la fidélité éprouvée dont parle Paul dans Romains 5.3-4 : « Nous nous glorifions même dans les tribulations, sachant que l’épreuve produit la persévérance, la persévérance une fidélité éprouvée, et la fidélité éprouvée l’Esperance ». Paul lie donc clairement ici l’épreuve et l’espérance. Il nous semble parfois que les meilleurs chrétiens sont ceux qui souffrent le plus et cela nous révolte. Dans la mesure où ces chrétiens là sont au front du combat, nous ne devrions pas être étonnés qu’ils soient le plus éprouvés. Jésus lui-même nous a bien prévenus : « Avant de me suivre, calculez en le prix » (Luc 9 et 14). Il n’est pas suffisant d’être nommé par les hommes pour être responsable chrétien, il faut être aussi façonné par Dieu, et c’est à l’école de la souffrance et celle de sa grâce, il n’y a pas de raccourci !

4. Une conclusion sur la prière 

Nous devons prier pour ceux qui souffrent. Dans le combat que nous menons dans l’équipe de Dieu contre le mal, Dieu cherche des intercesseurs, il attend qu’on plaide avec Lui. Y passons-nous autant de temps qu’à nous interroger sur le pourquoi de ce qui nous dépasse ? Beaucoup de personnes sont incapables de prier quand la douleur est trop vive, car elles sont en état de choc, et la douleur, le deuil, sont trop aigus. Ne devrions pas alors intercéder pour eux ? Nous avons l’assurance que le saint Esprit lui-même intercède pour nous. Et nous conclurons par ce passage de Romains 8 : « Nous le savons bien, en effet : jusqu’à présent la création toute entière est unie dans un profond gémissement et dans les douleurs d’un enfantement. Elle n’est pas seule à gémir ; car nous aussi, qui avons reçu l’esprit comme avant gout de la gloire, nous gémissons du fond du cœur, en attendant d’être pleinement établis dans notre condition de fils adoptifs de Dieu quand notre corps sera délivré. Car nous sommes sauvés, mais c’est en espérance. Et si nous ne voyons pas ce que nous espérons, nous l’attendons avec persévérance. L’Esprit vient nous aider dans notre faiblesse, lorsque nous ne savons pas prier comme il faut, il intercède pour nous en gémissant d’une manière inexprimable ». Et Paul termine ce chapitre par cette déclaration : « dans tout cela nous sommes bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Oui, j’en ai la certitude absolue : Rien, ni la mort ni la vie ni même les puissances des ténèbres ne pourra nous arracher à l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur ». Puissions-nous en être, comme l’apôtre Paul, absolument convaincus.

Dr Agnès SANDERS

 

 

 

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux