Accueil Aller plus loin... Rencontre de Dames 3 septembre 2011 - Marthe et Marie : La clé de la valeur
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Rencontre de Dames

Samedi 3 septembre 2011

Marthe et Marie :

La clé de la valeur personnelle


Luc 10. 38-42

Quand tu fais une nouvelle connaissance – un ami/ une amie potentiel – quelle est LA chose que tu aimerais que cette personne sache sur toi? Si tu peux le glisser dans la conversation, tu es contente. Que tu es bac plus 5 ? Que tu as des enfants/ des petits enfants qui réussissent bien leurs vies? Que tu as beaucoup voyagé? Que tu avais une carrière brillantissime avant la retraite? Que ton mari gagne bien sa vie? Que ton mari gagne pas très bien sa vie, mais qu'il aurait pu s'il se n'était pas engagé dans un ministère chrétien...?

Ta valeur, elle se trouve où ? Dans tes accomplissements ? Ta beauté ? Tes relations ? Ton caractère ? Ta foi ?

Ce matin, on va regarder un texte biblique ensemble. On passe toute la semaine à écouter d'autres voix (la télé, les pubs, les journaux, internet, les colleagues, nos enfants, nos parents...) donc ici, on prend un moment pour découvrir ce que Dieu veut nous dire. C'est un texte qui nous donne très clairement la clé de la valeur et avec cet image de clé je l'ai décortiqué en 3 « tours » pour ouvrir la porte d'une vrai valeur qui est profonde est qui dure. Mais je commence avec un petit avertissement d'apprentis serrurier. Il y en a qui risquent de trouver cette formule trop simpliste (pourtant c'est pas simple!). Parce que il y en a forcément parmi nous qui ont, ou qui connait des personnes qui ont, des problèmes très profondes de valeur, d'estime de soi. Dans l'extrême ces problèmes peuvent entrainer une incapacité de construire des relations saines avec d'autre personnes, et une obsession par rapport à soi-même qui peut mêner à l'auto-déstruction de diverses manières. Pour certains qui souffrent profondément, mettre en pratique ces vérités bibliques, c'est comme essayer d'ouvrir la porte de notre appartement l'hiver. Ca reste la même clé qui va l'ouvrir. Ces vérités bibliques sont les vérités qui vont ouvrir la porte pour tout le monde. Mais la porte est tellement abimée que parfois il faut faire appel à des amis, des voisins pour donner un coup de main. Et parfois, il faut même faire appel à des professionnels pour tourner la clé et ouvrir.

Je ne veux pas aller trop loin avec l'image, mais je crois que ce que dit Jésus ici, c'est vrai et pertinent pour tous. Cependant, pour l'appliquer, c'est probable que nous aurons besoin de l'aide, et pour certains, de l'aide d'un psychologue ou autre pour préparer la serrure


Ce n'est pas un texte très difficile à comprendre, mais c'est difficile à accepter. Et très difficile à mettre en pratique, parce que Jésus va à contre sens de toutes nos habitudes. C'est pour ca que je propose qu'on décortique cette clé en trois tours/ déclics. Le premier, c'est

Nous devons reconnaître que l'important c'est qui on est, et non pas ce qu'on fait.

Les psychologues disent que on a deux ressources pour construire son identité – être et faire. Notre sens de valeur vient de ces deux ressources. Ce qu'on fait, ce qu'on accomplit et qui on est (son apparence physique, sa personnalité, son  charactère). Selon mon amie qui a fait des études de psychologie, on constate aussi une différence entre les femmes et les hommes. Pour les hommes, leur identité et valeur vient plus de ce qu'ils font. Pour nous, les femmes, notre identité et valeur est plus lié à qui on est.

Dans notre text, Jésus vient de passer du temps avec des hommes, et il est obligé, à plusieurs reprises, de  les encourager à trouver leur identité, pas dans ce qu'on peut faire, mais dans qui on est.

Regardez 10.17-20. Jésus avait envoyé des disciples  en mission, et ils sont rentrés joyeux « seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom! » Mais Jésus les reprend (v 20) « ne vous réjouissez pas de ce que les ésprits vous sont soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans le ciel. » Notre joie, notre valeur, ne doit pas venir de ce qu'on arrive à faire, même de ce qu'on fait pour Jésus. Non. L'essentiel c'est que nous appartenons à lui. C'est ça, la base de notre joie, de notre valeur.
Et puis, regardez le rencontre suivant, au v25. Un homme, un professeur de la loi, dit à Jésus « Maitre, que dois-je FAIRE pour hériter de la vie éternelle? » Jésus répond avec une histoire. Une histoire que vous connaissez peut etre – l'histoire du bon samaritain -  qui a pour but de dire – la barre est bcp plus haute que vous ne pensez. Vous n'arriverez jamais par ce chemin là.

Donc, c'est un problème masculin? Trouvez sa valeur dans ce qu'on fait? Pas vraiment, parce que en arrivant chez Marie et Marthe, on rencontre la Parisienne typique. Oui, les femmes ont tendance à mettre plus de valeur en qui on est, nos relations, notre apparence, MAIS nous avons aussi des vies frénétiques. C'est un badge de fierté de remplir tous nos weekends, nos soirs, nos vacances. De courir d'un rendez vous à l'autre, de faire, faire, faire, donner, donner, donner. Souvent beaucoup de bonnes choses, ou on s'occupe de nos proches, et on fait plein de choses pour le seigneur. Mais, attention. Parce que Marie n'a pas l'air très contente. Ce n'est pas elle l'heroine de l'histoire! Elle était affairée à de nombreuses tâches de service, et elle est inquiète et agitée (v 41) jusqu'au point ou elle s'en veut à sa soeur, et elle ose même reprendre Jésus (v40)! Et Jésus n'hésite pas à lui dire qu'elle avait raté l'essentiel. Même si elle voulait faire des choses bien pour lui, elle a fait le mauvais choix.

Dans nos vies remplies, avons nous commencé à puiser notre valeur dans nos activités, plutot que notre relation par rapport à Dieu, notre créateur? Il y a des signes d'avertissement – dans nos engagements et notre service, avons nous un sentiment critique par rapport aux autres? On est tout le temps déçu par la manque d'engagement des autres? On commence même à dire à Dieu « Seigneur, tu vois mon travail? Je fais énormement de choses pour toi. Pour quoi les autres ne font pas autant? » Si on est dans le faire, si notre valeur est placée la dedans, Jésus nous redirige vers une valeur qui dépasse nos accomplissements et nos capacités.

Je connaissais un pasteur il y a dix ans qui avait un ministère dans une grande église ou il prêchait régulièrement à des centaines d'étudiants (de fidèles ?). Mais il m'a raconté que du jour au lendemain il se trouvait incapable de continuer. Sa vie, sa passion lui était enlevé par une maladie qui durait plusieurs années. Il a trouvé cela très, très difficile. Lui, qui avait toujours à cœur de servir le Seigneur, de servir les autres, il n'arrivait plus à faire quoique ce soit. Il m'a dit que, même s'il savait intellectuellement que notre valeur n'est pas dans ce qu'on fait, son identité était trop liée à son service, son ministère. Dieu lui a appris, pendant ces années difficiles, que avec Dieu, nous sommes toujours ceux qui reçoivent, et ce qui compte vraiment, c'est d'appartenir à lui, même si nous ne pouvons rien faire.

Deuxième tour – Nous devons réaliser que ce qui définisse qui on est, c'est qui on connait.

Il y a longtemps, quelqu'un avait fait une experience sur des bébés orphelins. C'est horrible ce qu'ils ont fait. Pour mieux comprendre le rôle du contact humain dans la construction de l'identité, ces bébés étaient élevés avec tout ce qu'il leur fallait comme nourriture, lumière, jouets. Mais il y avait aucun contact. Les nourrices ne leur parlaient pas, ne les touchaient pas. Et sans ce contact, sans le relationnel, chacun de ces bébés est mort.

Notre identité, notre être, est construite en relation. Nous ne pouvons pas vivre sans. Nous savons tous, au fond de nous, que c'est ca qui donne du sens à notre vie. Pourtant, c'est ça qui complique la vie aussi! Mais la bible affirme que, avant toute autre relation, nous sommes fait pour connaître Dieu.
Pour construire une identité, une valeur solide qui dure, il faut la construire en relation avec Dieu. Et c'est ce que fait Marie. Oui, il y avait beaucoup de tâches à faire, mais elle était déjà très occupée. Occupée avec Jésus, à l'écouter.

Mes enfants ont un livre que j'aime beaucoup (Tu es Précieux de Max Lucado). C'est l'histoire de Punchinelle, un jouet en bois, fait par Eli, le charpentier. Punchinelle et les autres personnages en bois, tous fait par le charpentier, habite dans une ville ou ils passent tout leur temps à se coller les gomettes les uns sur les autres – soit des points gris soit des étoiles jaunes. « Tu es très beau... étoile jaune », « Tu es un jouet qui saute très haut... étoile jaune », « Tu as un gros nez... point gris! », « Tu n'es pas un gentil jouet … point gris ». Punchinelle est couvert de point gris, et donc on lui colle les points gris parce qu'il en a déjà beaucoup!! Mais un jour, il rencontre un jouet qui n'a pas de gommettes. IL lui demande comment ça se fait et elle explique que elle va regulièrement passer du temps dans l'atelier du charpentier, Eli. Du coup les gommettes qu'on lui colle ne lui collent pas. Puncinelle a un peu peur, mais il s'approche de l'atelier et il ouvre la porte. Eli l'accueille avec joie et lui explique que ce que pensent les autres jouets n'a pas d'importance. Eli l'a créé et il l'aime, tel qu'il est. Il lui est précieux. Il l'invite à retourner régulièrement pour passer du temps ensemble. Et en sortant, un point gris tombe de Punchinelle et roulent par terre...


C'est très difficile de ne pas écouter les jugements des autres, réels ou imaginés. On passe bcp de temps à se coller des points gris ou des étoiles, n'est-ce pas?! Et il n'y a qu'une solution. Il faut passer du temps avec notre Seigneur, qui nous à créées, qui nous aime, telles que nous sommes. Marie avait choisi la bonne part, dit Jésus.

Mais pour aller un peu plus loin, passons au...

Troisième tour – Nous devons accepter que notre relation avec Jésus est celle d'un disciple à son maître.

Il y a beaucoup d'images bibliques pour parler de la relation qu'un croyant peut avoir avec le Seigneur. Essayons de faire une liste rapidement... (roi/sujet, maitre/serviteur, tête/corps, père/enfant, berger/troupeau....). Toutes ces images évoquent des aspects différents de notre relation avec lui, mais on ne peut pas nier l'assymétrie. Toutes ces images parle d'autorité. Ce n'est pas une relation d'égal à égal ! Il est le chef, le roi, le maître, le Seigneur.

Pourquoi a-t-on du mal avec cette idée de chef, d'autorité, de soumission? Je pense que c'est en partie parce qu'on a très rarement expérimentée ce que c'est d'être sous un bon chef. Si vous connaissez Celia, une amie qui est déjà venue à la réunion des femmes ici, elle vous a surement parlé de Francesca. Elle peux chanter les merveilles de Francesca très longuement. Francesca c'est son chef, et elle est apparement excellente. C'est une joie de travailler pour elle, parce que elle prend un vrai interêt dans l'évolution de chaque membre de son équipe. J'ai réfléchis un peu à pourquoi il n'y a pas beaucoup de Francescas dans le monde! Et j'ai conclut que, même s'il y un certain besoin de soigner son personnel, pour qu'il travaille plus, le but d'un chef dans le domaine du travail c'est de servir de son équipe pour faire son produit, que ca soit le maximum nombre de brosses à dent, ou de faire passer le bac au maximum d'élèves. L'épanouissement des membre de l'équipe est secondaire.

Mais Jésus est un chef toute autre. Son but ce n'est pas de se servir de nous pour fabriquer le plus grand nombre de brosses à dents. Ou des églises, ou des orphelinats, ou des restos du cœur. Nous sommes le produit! Nous sommes son but, donc c'est notre épanouissement, notre charactère qu'il a à cœur. Et il a toutes les ressources possibles. Il nous comprend parfaitement, donc il sait dont nous avons besoin. Quelle liberté d'etre l'esclave d'un tel maitre!

C'est ce que Marie avait découvert. A chaque fois qu'on la rencontre dans le nouveau testament elle a le même geste. Elle est assise aux pieds de Jésus. A un moment on la trouve en larmes juste après la mort de son frère. Jésus arrive et, hop, elle tombe à ses pieds. Et puis après que son frère a été réssuscité, Jésus est accueillit à la maison, et pendant le diner, Marie entre dans la pièce et, hop, elle se met à genou et elle lave les pieds de Jésus avec du parfum, les essuyant avec ses cheveux. Et ici, dans notre texte, quelle surprise, elle retrouve sa position habituelle, aux pieds de Jésus. Elle avait compris que connaître Jésus, c'est le connaître comme Seigneur. Et donc la chose appropriée ce n'est pas de discuter comme des égaux. C'est d'écouter sa parole.
Et Jésus dit qu'elle a trouvé la seule chose qui est nécéssaire. LA SEULE CHOSE!! C'est très fort. On est peut-etre d'accord que c'est parmi les bonnes choses à faire, que c'est important, même fondamental. Mais Jésus dit très clairement que c'est la seule chose qui est nécéssaire. C'est pour ça que je me suis permise de dire que ce texte nous donne LA clé de la valeur. Selon Jésus, ce n'est pas une piste possible. C'est la seule chose qui est nécéssaire, incontournable, on ne peux pas vivre sans. Et si on a du mal à l'accepter, je suggère que c'est parce qu'on ne croit pas vraiment dans la vie éternelle.

La bible nous affirme d'un bout à l'autre que Dieu nous a crée pour une vie plus long et plus riche que nos 80 ans et quelques ici-bas. Il nous dit qu'il a mis la pensée de l'éternité dans le cœur humain, et que après la mort, il y a la possibilité d'une vie avec lui. Une vie éternelle et physique.

Je me permets de vous posez la question. Avez vous déjà vraiment réfléchis à ce que c'est l'éternité. Peut etre que vous n'y croyez pas du tout. La mort c'est la fin. Vraiment?  Pour moi-même je suis persuadée qu'il y a des preuves historiques convaincants que Jésus est revenu de la mort. Il nous a confirmé que il y a un au-délà.

Mais j'imagine que pour la plupart d'entre nous, on croit qu'il y une vie éternelle après la mort. Il y a plein d'indices, et en plus nous faisons confiance à ce que dit Jésus dans la Bible. Sommes nous cohérents? Réfléchissons une seconde. L'éternité. Ca veut dire une vie sans fin. Une vie d'une qualité toute autre. Et ca veut dire que notre vie maintenant, même si on arrive à fêter les 100 ans, c'est comme ça. Miniscule. Moins qu'un clin d'oeuil apr rapport à l'éternité. Donc peu surprenant que Jésus dit qu'une chose est nécéssaire! Il n'éxaggère pas. Dans cette perspective  d'éternité, connaître Jésus, l'écouter et donc avoir cette vie éternelle, c'est LA SEULE CHOSE QUI EST NECESSAIRE. Bien sûr, qu'il y des choses importantes. Si on l'écoute il va nous dire comment vivre pour lui auprès de nos familles, notre travail, nos voisins. Mais la seule incontournable est de l'écouter.
Pourtant, qu'est-ce que c'est difficile à faire. Les pensées de l'éternité semblent loin quand il faut faire les courses, soigner ses parents, s'occuper de ses enfants, chercher un travail, organiser des activités de l'église. Mais pour bien faire tout le reste, une seule chose est nécéssaire.

J'aime bien les jeux de défi tel que Fort Boyard, et je me souviens d'un que j'ai vu il y a des années ou un membre de l'équipe a été séléctionné pour rentrer dans une pièce ou il fallait traverser plein d'obstacles pour arriver à la clé qui aller la permettre de sortir et puis à toute l'équipe de gagner un gros chèque ou un voyage à la Réunion (ou qqchose de ce genre). Mais la pièce était très sombre et elle ne voyait que des choses devant elle. Le capitaine, dehors, avait lui un regard sur toute la pièce et il pouvait donner des ordres très précis. Mais dans la panique, et son désir de surmonter les obstacles qu'elle trouver devant elle, elle avait du mal à l'écouter.

Je pense que on a souvent le même problème. Avec toutes les obstacles, on a du mal à ne pas penser que passer du temps à écouter les paroles de Jésus, c'est une perte de temps. Ou, au moins, c'est qqchose à faire quand on aura le temps, ou à faire vite à la fin de la journée, s'il y a rien de pressant.


Mais, comme pour cette fille qui ne voyait que les obstacles, il n'y a rien de plus important que d'écouter notre capitaine. C'est la seule façon de s'en sortir.

Je galère comme vous. J'ai la chance d'avoir un mari que me reveille une demi-heure avant le petit-déj. Il s'occupe des enfants pour me permettre de lire la bible. Mais c'est difficile de ne pas dormir un peu plus, ou faire une liste, ou envoyer un SMS qui paraît urgent. Tout semble plus important, plus concret.

Mais écouter Jésus est plus important que le sommeil, que la cuisine, que les amis, que la famille, que le ménage, que la détente, que facebook, que le travail, que l'éducation, que son couple, que le service dans l'église. C'est LA clé de la valeur.

Jésus dit à Marthe « Une seule chose est nécéssaire. Marie a choisi la bonne part. Elle ne lui sera pas enlevée ».


Questions pour réfléxion
  1. Dans les discussions avec des amis, quels sont les domaines ou l'on trouve le plus souvent notre valeur ?
  2. En quoi ressemblez-vous à Marthe ? Quelles sont les indications que vous commencez à trouver votre identité dans ce que vous faites ? Si du jour au lendemain, vous vous trouviez incapable de faire grande chose, quelle serait  votre réaction ? Pour quoi ?
  3. Etes-vous d'accord que passer du temps avec Dieu nous permets d'être moins impressionné par le regard (critique ou flatteur) des autres ? Comment est-ce possible ?
  4. Croyez-vous dans la vie éternelle ? Pourquoi/ pourquoi pas ? Si oui, comment  ça change notre perspective sur la vie ici-bas ?
  5. Comment réagissez-vous aux paroles de Jésus que « une seule chose est nécessaire » ?
  6. Comment passer plus de temps à écouter Jésus ? Astuces ? Idées pratiques ? Comment améliorer notre écoute/ approfondir notre soumission à notre chef ?
  7. Qu'est-ce qui est évoqué pour vous par l'idée de méditer Jésus ? Comment faire ? Etes-vous d'accord que c'est une marque de maturité chrétienne ?
Laura NELSON
La Clé de la Valeur
Luc 10. 38-42

Quand tu fais une nouvelle connaissance – un ami/ une amie potentiel – quelle est LA chose que tu aimerais que cette personne sache sur toi? Si tu peux le glisser dans la conversation, tu es contente. Que tu es bac plus 5? Que tu as des enfants/ des petits enfants qui réussissent bien leurs vies? Que tu as beaucoup voyagé? Que tu avais une carrière brillantissime avant la retraite? Que ton mari gagne bien sa vie? Que ton mari gagne pas très bien sa vie, mais qu'il aurait pu s'il se n'était pas engagé dans un ministère chrétien...?

Ta valeur, elle se trouve ou? Dans tes accomplissements? Ta beauté? Tes relations? Ton caractère? Ta foi?

Ce matin, on va regarder un texte biblique ensemble. On passe toute la semaine à écouter d'autres voix (la télé, les pubs, les journaux, internet, les colleagues, nos enfants, nos parents...) donc ici, on prend un moment pour découvrir ce que Dieu veut nous dire. C'est un texte qui nous donne très clairement la clé de la valeur et avec cet image de clé je l'ai décortiqué en 3 « tours » pour ouvrir la porte d'une vrai valeur qui est profonde est qui dure. Mais je commence avec un petit avertissement d'apprentis serrurier. Il y en a qui risquent de trouver cette formule trop simpliste (pourtant c'est pas simple!). Parce que il y en a forcément parmi nous qui ont, ou qui connait des personnes qui ont, des problèmes très profondes de valeur, d'estime de soi. Dans l'extrême ces problèmes peuvent entrainer une incapacité de construire des relations saines avec d'autre personnes, et une obsession par rapport à soi-même qui peut mêner à l'auto-déstruction de diverses manières. Pour certains qui souffrent profondément, mettre en pratique ces vérités bibliques, c'est comme essayer d'ouvrir la porte de notre appartement l'hiver. Ca reste la même clé qui va l'ouvrir. Ces vérités bibliques sont les vérités qui vont ouvrir la porte pour tout le monde. Mais la porte est tellement abimée que parfois il faut faire appel à des amis, des voisins pour donner un coup de main. Et parfois, il faut même faire appel à des professionnels pour tourner la clé et ouvrir.

Je ne veux pas aller trop loin avec l'image, mais je crois que ce que dit Jésus ici, c'est vrai et pertinent pour tous. Cependant, pour l'appliquer, c'est probable que nous aurons besoin de l'aide, et pour certains, de l'aide d'un psychologue ou autre pour préparer la serrure.

Lire Luc 10.38-42

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Ce n'est pas un texte très difficile à comprendre, mais c'est difficile à accepter. Et très difficile à mettre en pratique, parce que Jésus va à contre sens de toutes nos habitudes. C'est pour ca que je propose qu'on décortique cette clé en trois tours/ déclics. Le premier, c'est

Nous devons reconnaître que l'important c'est qui on est, et non pas ce qu'on fait.

Les psychologues disent que on a deux ressources pour construire son identité – être et faire. Notre sens de valeur vient de ces deux ressources. Ce qu'on fait, ce qu'on accomplit et qui on est (son apparence physique, sa personnalité, son  charactère). Selon mon amie qui a fait des études de psychologie, on constate aussi une différence entre les femmes et les hommes. Pour les hommes, leur identité et valeur vient plus de ce qu'ils font. Pour nous, les femmes, notre identité et valeur est plus lié à qui on est.

Dans notre text, Jésus vient de passer du temps avec des hommes, et il est obligé, à plusieurs reprises, de  les encourager à trouver leur identité, pas dans ce qu'on peut faire, mais dans qui on est.

Regardez 10.17-20. Jésus avait envoyé des disciples  en mission, et ils sont rentrés joyeux « seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom! » Mais Jésus les reprend (v 20) « ne vous réjouissez pas de ce que les ésprits vous sont soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans le ciel. » Notre joie, notre valeur, ne doit pas venir de ce qu'on arrive à faire, même de ce qu'on fait pour Jésus. Non. L'essentiel c'est que nous appartenons à lui. C'est ça, la base de notre joie, de notre valeur.
Et puis, regardez le rencontre suivant, au v25. Un homme, un professeur de la loi, dit à Jésus « Maitre, que dois-je FAIRE pour hériter de la vie éternelle? » Jésus répond avec une histoire. Une histoire que vous connaissez peut etre – l'histoire du bon samaritain -  qui a pour but de dire – la barre est bcp plus haute que vous ne pensez. Vous n'arriverez jamais par ce chemin là.

Donc, c'est un problème masculin? Trouvez sa valeur dans ce qu'on fait? Pas vraiment, parce que en arrivant chez Marie et Marthe, on rencontre la Parisienne typique. Oui, les femmes ont tendance à mettre plus de valeur en qui on est, nos relations, notre apparence, MAIS nous avons aussi des vies frénétiques. C'est un badge de fierté de remplir tous nos weekends, nos soirs, nos vacances. De courir d'un rendez vous à l'autre, de faire, faire, faire, donner, donner, donner. Souvent beaucoup de bonnes choses, ou on s'occupe de nos proches, et on fait plein de choses pour le seigneur. Mais, attention. Parce que Marie n'a pas l'air très contente. Ce n'est pas elle l'heroine de l'histoire! Elle était affairée à de nombreuses tâches de service, et elle est inquiète et agitée (v 41) jusqu'au point ou elle s'en veut à sa soeur, et elle ose même reprendre Jésus (v40)! Et Jésus n'hésite pas à lui dire qu'elle avait raté l'essentiel. Même si elle voulait faire des choses bien pour lui, elle a fait le mauvais choix.

Dans nos vies remplies, avons nous commencé à puiser notre valeur dans nos activités, plutot que notre relation par rapport à Dieu, notre créateur? Il y a des signes d'avertissement – dans nos engagements et notre service, avons nous un sentiment critique par rapport aux autres? On est tout le temps déçu par la manque d'engagement des autres? On commence même à dire à Dieu « Seigneur, tu vois mon travail? Je fais énormement de choses pour toi. Pour quoi les autres ne font pas autant? » Si on est dans le faire, si notre valeur est placée la dedans, Jésus nous redirige vers une valeur qui dépasse nos accomplissements et nos capacités.

Je connaissais un pasteur il y a dix ans qui avait un ministère dans une grande église ou il prêchait régulièrement à des centaines d'étudiants (de fidèles ?). Mais il m'a raconté que du jour au lendemain il se trouvait incapable de continuer. Sa vie, sa passion lui était enlevé par une maladie qui durait plusieurs années. Il a trouvé cela très, très difficile. Lui, qui avait toujours à cœur de servir le Seigneur, de servir les autres, il n'arrivait plus à faire quoique ce soit. Il m'a dit que, même s'il savait intellectuellement que notre valeur n'est pas dans ce qu'on fait, son identité était trop liée à son service, son ministère. Dieu lui a appris, pendant ces années difficiles, que avec Dieu, nous sommes toujours ceux qui reçoivent, et ce qui compte vraiment, c'est d'appartenir à lui, même si nous ne pouvons rien faire.

Deuxième tour – Nous devons réaliser que ce qui définisse qui on est, c'est qui on connait.

Il y a longtemps, quelqu'un avait fait une experience sur des bébés orphelins. C'est horrible ce qu'ils ont fait. Pour mieux comprendre le rôle du contact humain dans la construction de l'identité, ces bébés étaient élevés avec tout ce qu'il leur fallait comme nourriture, lumière, jouets. Mais il y avait aucun contact. Les nourrices ne leur parlaient pas, ne les touchaient pas. Et sans ce contact, sans le relationnel, chacun de ces bébés est mort.

Notre identité, notre être, est construite en relation. Nous ne pouvons pas vivre sans. Nous savons tous, au fond de nous, que c'est ca qui donne du sens à notre vie. Pourtant, c'est ça qui complique la vie aussi! Mais la bible affirme que, avant toute autre relation, nous sommes fait pour connaître Dieu.
Pour construire une identité, une valeur solide qui dure, il faut la construire en relation avec Dieu. Et c'est ce que fait Marie. Oui, il y avait beaucoup de tâches à faire, mais elle était déjà très occupée. Occupée avec Jésus, à l'écouter.

Mes enfants ont un livre que j'aime beaucoup (Tu es Précieux de Max Lucado). C'est l'histoire de Punchinelle, un jouet en bois, fait par Eli, le charpentier. Punchinelle et les autres personnages en bois, tous fait par le charpentier, habite dans une ville ou ils passent tout leur temps à se coller les gomettes les uns sur les autres – soit des points gris soit des étoiles jaunes. « Tu es très beau... étoile jaune », « Tu es un jouet qui saute très haut... étoile jaune », « Tu as un gros nez... point gris! », « Tu n'es pas un gentil jouet … point gris ». Punchinelle est couvert de point gris, et donc on lui colle les points gris parce qu'il en a déjà beaucoup!! Mais un jour, il rencontre un jouet qui n'a pas de gommettes. IL lui demande comment ça se fait et elle explique que elle va regulièrement passer du temps dans l'atelier du charpentier, Eli. Du coup les gommettes qu'on lui colle ne lui collent pas. Puncinelle a un peu peur, mais il s'approche de l'atelier et il ouvre la porte. Eli l'accueille avec joie et lui explique que ce que pensent les autres jouets n'a pas d'importance. Eli l'a créé et il l'aime, tel qu'il est. Il lui est précieux. Il l'invite à retourner régulièrement pour passer du temps ensemble. Et en sortant, un point gris tombe de Punchinelle et roulent par terre...


C'est très difficile de ne pas écouter les jugements des autres, réels ou imaginés. On passe bcp de temps à se coller des points gris ou des étoiles, n'est-ce pas?! Et il n'y a qu'une solution. Il faut passer du temps avec notre Seigneur, qui nous à créées, qui nous aime, telles que nous sommes. Marie avait choisi la bonne part, dit Jésus.

Mais pour aller un peu plus loin, passons au

Troisième tour – Nous devons accepter que notre relation avec Jésus est celle d'un disciple à son maître.

Il y a beaucoup d'images bibliques pour parler de la relation qu'un croyant peut avoir avec le Seigneur. Essayons de faire une liste rapidement... (roi/sujet, maitre/serviteur, tête/corps, père/enfant, berger/troupeau....). Toutes ces images évoquent des aspects différents de notre relation avec lui, mais on ne peut pas nier l'assymétrie. Toutes ces images parle d'autorité. Ce n'est pas une relation d'égal à égal ! Il est le chef, le roi, le maître, le Seigneur.

Pourquoi a-t-on du mal avec cette idée de chef, d'autorité, de soumission? Je pense que c'est en partie parce qu'on a très rarement expérimentée ce que c'est d'être sous un bon chef. Si vous connaissez Celia, une amie qui est déjà venue à la réunion des femmes ici, elle vous a surement parlé de Francesca. Elle peux chanter les merveilles de Francesca très longuement. Francesca c'est son chef, et elle est apparement excellente. C'est une joie de travailler pour elle, parce que elle prend un vrai interêt dans l'évolution de chaque membre de son équipe. J'ai réfléchis un peu à pourquoi il n'y a pas beaucoup de Francescas dans le monde! Et j'ai conclut que, même s'il y un certain besoin de soigner son personnel, pour qu'il travaille plus, le but d'un chef dans le domaine du travail c'est de servir de son équipe pour faire son produit, que ca soit le maximum nombre de brosses à dent, ou de faire passer le bac au maximum d'élèves. L'épanouissement des membre de l'équipe est secondaire.

Mais Jésus est un chef toute autre. Son but ce n'est pas de se servir de nous pour fabriquer le plus grand nombre de brosses à dents. Ou des églises, ou des orphelinats, ou des restos du cœur. Nous sommes le produit! Nous sommes son but, donc c'est notre épanouissement, notre charactère qu'il a à cœur. Et il a toutes les ressources possibles. Il nous comprend parfaitement, donc il sait dont nous avons besoin. Quelle liberté d'etre l'esclave d'un tel maitre!

C'est ce que Marie avait découvert. A chaque fois qu'on la rencontre dans le nouveau testament elle a le même geste. Elle est assise aux pieds de Jésus. A un moment on la trouve en larmes juste après la mort de son frère. Jésus arrive et, hop, elle tombe à ses pieds. Et puis après que son frère a été réssuscité, Jésus est accueillit à la maison, et pendant le diner, Marie entre dans la pièce et, hop, elle se met à genou et elle lave les pieds de Jésus avec du parfum, les essuyant avec ses cheveux. Et ici, dans notre texte, quelle surprise, elle retrouve sa position habituelle, aux pieds de Jésus. Elle avait compris que connaître Jésus, c'est le connaître comme Seigneur. Et donc la chose appropriée ce n'est pas de discuter comme des égaux. C'est d'écouter sa parole.
Et Jésus dit qu'elle a trouvé la seule chose qui est nécéssaire. LA SEULE CHOSE!! C'est très fort. On est peut-etre d'accord que c'est parmi les bonnes choses à faire, que c'est important, même fondamental. Mais Jésus dit très clairement que c'est la seule chose qui est nécéssaire. C'est pour ça que je me suis permise de dire que ce texte nous donne LA clé de la valeur. Selon Jésus, ce n'est pas une piste possible. C'est la seule chose qui est nécéssaire, incontournable, on ne peux pas vivre sans. Et si on a du mal à l'accepter, je suggère que c'est parce qu'on ne croit pas vraiment dans la vie éternelle.

La bible nous affirme d'un bout à l'autre que Dieu nous a crée pour une vie plus long et plus riche que nos 80 ans et quelques ici-bas. Il nous dit qu'il a mis la pensée de l'éternité dans le cœur humain, et que après la mort, il y a la possibilité d'une vie avec lui. Une vie éternelle et physique.

Je me permets de vous posez la question. Avez vous déjà vraiment réfléchis à ce que c'est l'éternité. Peut etre que vous n'y croyez pas du tout. La mort c'est la fin. Vraiment?  Pour moi-même je suis persuadée qu'il y a des preuves historiques convaincants que Jésus est revenu de la mort. Il nous a confirmé que il y a un au-délà.

Mais j'imagine que pour la plupart d'entre nous, on croit qu'il y une vie éternelle après la mort. Il y a plein d'indices, et en plus nous faisons confiance à ce que dit Jésus dans la Bible. Sommes nous cohérents? Réfléchissons une seconde. L'éternité. Ca veut dire une vie sans fin. Une vie d'une qualité toute autre. Et ca veut dire que notre vie maintenant, même si on arrive à fêter les 100 ans, c'est comme ça. Miniscule. Moins qu'un clin d'oeuil apr rapport à l'éternité. Donc peu surprenant que Jésus dit qu'une chose est nécéssaire! Il n'éxaggère pas. Dans cette perspective  d'éternité, connaître Jésus, l'écouter et donc avoir cette vie éternelle, c'est LA SEULE CHOSE QUI EST NECESSAIRE. Bien sûr, qu'il y des choses importantes. Si on l'écoute il va nous dire comment vivre pour lui auprès de nos familles, notre travail, nos voisins. Mais la seule incontournable est de l'écouter.
Pourtant, qu'est-ce que c'est difficile à faire. Les pensées de l'éternité semblent loin quand il faut faire les courses, soigner ses parents, s'occuper de ses enfants, chercher un travail, organiser des activités de l'église. Mais pour bien faire tout le reste, une seule chose est nécéssaire.

J'aime bien les jeux de défi tel que Fort Boyard, et je me souviens d'un que j'ai vu il y a des années ou un membre de l'équipe a été séléctionné pour rentrer dans une pièce ou il fallait traverser plein d'obstacles pour arriver à la clé qui aller la permettre de sortir et puis à toute l'équipe de gagner un gros chèque ou un voyage à la Réunion (ou qqchose de ce genre). Mais la pièce était très sombre et elle ne voyait que des choses devant elle. Le capitaine, dehors, avait lui un regard sur toute la pièce et il pouvait donner des ordres très précis. Mais dans la panique, et son désir de surmonter les obstacles qu'elle trouver devant elle, elle avait du mal à l'écouter.

Je pense que on a souvent le même problème. Avec toutes les obstacles, on a du mal à ne pas penser que passer du temps à écouter les paroles de Jésus, c'est une perte de temps. Ou, au moins, c'est qqchose à faire quand on aura le temps, ou à faire vite à la fin de la journée, s'il y a rien de pressant.


Mais, comme pour cette fille qui ne voyait que les obstacles, il n'y a rien de plus important que d'écouter notre capitaine. C'est la seule façon de s'en sortir.

Je galère comme vous. J'ai la chance d'avoir un mari que me reveille une demi-heure avant le petit-déj. Il s'occupe des enfants pour me permettre de lire la bible. Mais c'est difficile de ne pas dormir un peu plus, ou faire une liste, ou envoyer un SMS qui paraît urgent. Tout semble plus important, plus concret.

Mais écouter Jésus est plus important que le sommeil, que la cuisine, que les amis, que la famille, que le ménage, que la détente, que facebook, que le travail, que l'éducation, que son couple, que le service dans l'église. C'est LA clé de la valeur.

Jésus dit à Marthe « Une seule chose est nécéssaire. Marie a choisi la bonne part. Elle ne lui sera pas enlevée ».


Questions pour réfléxion
1.    Dans les discussions avec des amis, quels sont les domaines ou l'on trouve le plus souvent notre valeur ?
2.    En quoi ressemblez-vous à Marthe ? Quelles sont les indications que vous commencez à trouver votre identité dans ce que vous faites ? Si du jour au lendemain, vous vous trouviez incapable de faire grande chose, quelle serait  votre réaction ? Pour quoi ?
3.    Etes-vous d'accord que passer du temps avec Dieu nous permets d'être moins impressionné par le regard (critique ou flatteur) des autres ? Comment est-ce possible ?
4.    Croyez-vous dans la vie éternelle ? Pourquoi/ pourquoi pas ? Si oui, comment  ça change notre perspective sur la vie ici-bas ?
5.    Comment réagissez-vous aux paroles de Jésus que « une seule chose est nécessaire » ?
6.    Comment passer plus de temps à écouter Jésus ? Astuces ? Idées pratiques ? Comment améliorer notre écoute/ approfondir notre soumission à notre chef ?
7.    Qu'est-ce qui est évoqué pour vous par l'idée de méditer Jésus ? Comment faire ? Etes-vous d'accord que c'est une marque de maturité chrétienne ?

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux