Accueil Messages du Culte Culte du dimanche 14 septembre 2008 - Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ
Culte du dimanche 14 septembre 2008 - Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Nombres 21 : 4 à 9
Jean 3 : 13 à 17
Philippiens 2 : 5 à 8

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ »

Les textes que nous venons de lire sont des textes très connus. Ils nous parlent de ce qui constitue l’essentiel de la foi chrétienne, à savoir, la croix, le sens du sacrifice du Christ. Ils nous parlent de ce qui a changé l’histoire du monde et des hommes. Ces textes nous parlent de son Amour, de sa grâce, et nous interpellent. Je vous propose de nous arrêter quelques instants sur leur message.

 

I. « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé »

C’est ce que Jésus essaie de faire comprendre à un nommé Nicodème. Un homme pieux, intègre, qui cherche la vérité sur Jésus. Un homme qui se pose la question du sens de la vie, de l’éternité… Comme il a du mal à saisir ce que Jésus veut lui dire, le Seigneur évoque un événement de l'histoire d'Israël qu’il connaît bien. L'épisode du serpent d'airain. Le peuple dans le désert, impatient et insatisfait, se révolte contre Dieu. Dieu réagit sévèrement, puis fait grâce suite à la prière de Moïse.

« Il faut… » Dit Jésus. Cela exprime toute la nécessité du sacrifice du Christ. Sacrifice nécessaire pour le salut, pour l’accès à la vie éternelle, pour échapper à la condamnation et à la mort. Il faut la croix, il fallait que le Christ soit crucifié, pour porter toutes nos fautes, pour que nous soyons libérés de la condamnation. Le Seigneur a accepté de faire cela par amour pour tous. « Dieu a tant aimé… » (Chacun de nous). C’est ça l’amour de Dieu.

II. Quiconque regardait le serpent, conservait la vie.

L’Amour, la grâce de Dieu constituent une invitation qui demande une réponse pour faire œuvre de salut et de guérison. Sans réponse de l’homme, les choses restent en l’état. Pour le peuple d'Israël au désert, il fallait lever les yeux et regarder ce serpent que Moïse élevait, pour conserver la vie. Et Jésus de dire à Nicodème, et de nous dire aujourd’hui : Il faut croire pour être sauvé. Croire que ce que le Christ a fait, c’est pour moi. Croire, c’est se savoir pécheur et se confier dans le sacrifice de Jésus. C'est l’accepter pour soi, accepter qu’il soit tout suffisant. C'est une pure grâce. Par sa mort et sa résurrection, Christ nous libère de toute condamnation et nous donne l’accès à la vie éternelle. C’est extraordinaire et c’est pour tous. Il suffit de répondre à l’invitation. Il ne s’agit pas ici de savoir si tu es bon ou pas. Il s’agit de regarder un peu plus profond en soi, pour réaliser qu’il y a aussi du mal en moi, des zones d’ombres, des imperfections, peut-être même des choses que je reproche aux autres. Il s’agit de bien se regarder et de répondre à la grâce par un « Oui, Seigneur Je crois… » C’est alors que s’ouvre une vie nouvelle, un chemin nouveau. Une vie avec la présence du Saint Esprit, qui aide, éclaire, soutien, console, encourage, reprend,…

Quelle grâce ! Louons Dieu pour cela. Et si nous n'avons pas encore répondu à l'invitation du Seigneur, faisons-le ce matin simplement et sincèrement.

III. « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus »

Pour finir, c’est Paul qui adresse cette parole aux chrétiens, alors qu’il fait référence, lui aussi, à la croix, à la mort et à la résurrection de Jésus. Paul nous parle de cet événement extraordinaire qu'est l’incarnation. Jésus qui se dépouille de sa gloire pour être comme nous.

Jésus qui va jusqu’au bout, à la croix, et qui ressuscite. Au-delà du sens de ce sacrifice, Paul invite tous ceux qui l’ont accepté, à en vivre. Que la croix nous inspire toujours, nous qui sommes chrétiens et qui nous réclamons du Christ.

Humilité et obéissance, deux choses que Paul souligne ici. Voilà des sentiments à ne jamais perdre de vu pour aller loin sur le chemin de la Vie. Que l'humilité et l'obéissance du Seigneur nous inspire chaque jour.

Pasteur Joël Mikaélian
Dimanche 14 septembre 2008

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux