Accueil Messages du Culte Culte du dimanche 12 octobre 2008 - Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous !
Culte du dimanche 12 octobre 2008 - Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Esaïe 25 : 6 à 9
Matthieu 22 : 1 à 14
Apocalypse 22 : 17 à 21

« Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! »

C’est ainsi que se termine le dernier livre de la Bible. C’est ainsi que s'est terminée une lecture de la Bible peu commune à Rome au Vatican. Un « marathon biblique », une lecture « non stop » des Ecritures Saintes, commencée dimanche dernier par le pape Benoit XVI (Genèse 1 : 1). Suivie en direct par près de 4 millions de téléspectateurs, cette lecture a vu la participation de gens ordinaires, comme des Présidents, Ministres, Artistes… C’est le premier collaborateur du pape qui en fit la clôture,  par ces paroles du livre de l’Apocalypse de Jean. Paroles qui nous renvoient aux textes que nous avons lu, qui mettent l’accent sur la grâce de Dieu grâce qui n’exclut pas la responsabilité de chacun. Je vous invite à méditer sur ces textes.

I. « Tout est prêt, venez… »

1. En Matthieu 22, Jésus compare le royaume de Dieu à des noces. Il reprend l’idée déjà présente en Esaïe 25. Ici, c’est toute la bonté de Dieu qui s’exprime dans cette parabole. Dieu a préparé une fête, un festin, des noces. C’est comme pour nous dire que ce qui est à venir, le royaume de Dieu est bon, bien meilleur que tout ce que nous connaissons. C'est un lieu où la mort n'existe plus. C’est là où il n’y a plus de larmes, une consolation éternelle. C’est là où Dieu est présent, où l’on dira « Voici, c’est notre Dieu… » « Soyons dans l’allégresse et réjouissons-nous… » Le Seigneur a préparé quelque chose d’extraordinaire, un monde nouveau, de nouveaux cieux, une nouvelle terre, une vie nouvelle qui n’aura plus de fin. C’est un trésor que rien ne peut ni ne pourra altérer. Une réalité qui ne craint pas les crises et les fluctuations de notre monde et de nos vies. C’est un héritage réservé, des places réservées pour tous. Car il y a de la place pour tous. Esaïe, comme Jésus soulignent cet aspect important du royaume à venir.

 

2. « Tout est prêt… » Lorsque Jésus prononce ces paroles, il sait le prix qu’il va payer pour que tout soit effectivement prêt pour tous. Il sait que c’est au prix de sa vie. Il signe son arrêt de mort. Il sait que c’est sa mort sur la croix qui va ébranler les puissances du mal, qui va ouvrir les portes de ce monde nouveau. C’est sa mort qui va briser la puissance du mal. Que le prix à payer en vaut la peine. Que les conséquences de ce geste seront incalculables. Il sait que des choses extraordinaires vont se passer et que des milliards d’êtres humains vont avoir accès à ce monde nouveau, à ce festin, à ces noces. C’est ce que le Seigneur veut partager avec nous, l’Eternité, sa gloire, sa joie, sa paix, son Amour.

3. «Venez… » Cette invitation ne s'adresse d'abord qu'à certains. Puis elle s'adresse à tous ensuite. Les serviteurs sont encouragés à n’exclure personne. C’est dire tout le désir de Dieu de voir tous les hommes sauvés. Juifs et païens, tous sont invités. L’appel est insistant « Venez… » Il s’adresse à tous méchants et bons.

 

II. « Tout est prêt, venez aux noces.  Mais… »

C’est là que la parabole prend un tournant, et que ces noces, ce festin, cette fête revêt aussi un aspect moins joyeux qu’on ne peut occulter, au risque de trahir la vérité. Jésus énumère différentes catégories de personnes qui réagissent à l’invitation. Nous voyons ici autant d’attitudes présentes aujourd’hui encore.

1. Il y a ceux qui méprisent, qui n’honorent pas l’invitation sous prétexte d’occupations diverses. Ce sont ceux qui ne s’inquiètent pas pour leur éternité. Ils vaquent à leurs affaires comme beaucoup le font aujourd’hui. Leurs affaires sont plus importantes !

2. Il a ceux qui s’opposent violemment aux serviteurs, à ceux qui relayent l’invitation. Ce sont ces opposants de toujours. Opposants au Christ, à ses disciples, à ses serviteurs jusqu’à aujourd’hui. Eux aussi ont des représentants partout et de tout temps.

3. Puis il y a ceux qui acceptent l'invitation. Parmi eux, il y a des  méchants et des bons. Des gens de toutes sortes. Ceux-ci répondent en grand nombre et remplissent la salle des noces. Comme pour bien nous dire que le royaume de Dieu n’a rien à voir avec une quelconque notion de mérite. Il n'est pas « Réservé à ceux qui sont bon, bien… ». C’est pour tous ceux, méchants et bons, qui acceptent l'habit de noce, ici, un vêtement que l’on donnait à tous les invités, et qui représente le pardon de Dieu, la purification dont tous ont besoin pour pouvoir entrer et rester dans le royaume.

4. Parce qu’il y a une dernière catégorie de personnes que Jésus mentionne. Une personne n’avait pas d’habit de noces. Non pas qu’elle n’en avait pas les moyens, puisque cela était offert gratuitement. Mais elle avait dû le refuser se croyant peut-être assez bien. La fin de la parabole est dramatique. Elle le sera pour tous ceux qui auront répondu à l’invitation, mais qui auront refusé de se laisser purifier. Il en sera ainsi pour tous ceux qui se sentent assez bien pour ne pas accepter la grâce de Dieu et de se soumettre à la sanctification. Ce sont ceux qui croient, mais rien ne change dans leur vie, dans leurs mauvaises habitudes en actes, en paroles ou en pensées.

 

III. « Que celui qui a soif vienne… »

L’apocalypse se termine par une double invitation. Le Seigneur y renouvelle cette invitation au salut et à la sanctification. Invitation à l’obéissance. A se laisser changer, transformer intérieurement par le Saint Esprit, cette eau qui purifie, régénère  ceux qui répondent à l’invitation du Seigneur. Ne le méprisons pas. Le chrétien à son tour invite le Seigneur « Viens Seigneur Jésus » faisant part de tout son désir de sa présence en lui, de son secours et de son aide dans la vie quotidienne.

 

Conclusion : « Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! »

Rendons grâce à Dieu pour l’universalité de sa grâce.
Pour ce royaume, ces noces, ce festin qu’il a préparés.
Pour le sacrifice qu’il a consenti.
Pour les serviteurs qui nous l’ont annoncé.
Pour l’habit qu’il nous a offert en Jésus.

Recevons-le si nous ne l'avons pas encore reçu. Avançons dans l’obéissance à sa parole. Que nul n’ait de mauvaise surprise au dernier jour. Venons à lui ce matin afin d’être renouvelé, purifiés.

Pasteur Joël Mikaélian
Dimanche 12 octobre 2008

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux