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Culte du dimanche 9 novembre 2008 - Si, tu peux !... PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Marc 9 : 14 à 29

« Si, tu peux !... » « Yes, we can… »

Tel était le slogan de campagne électorale du candidat élu à la présidence des Etats-Unis le mardi 4 novembre 2008. Nul n’a pu ignorer l’événement, tant il a été médiatisé, mais surtout, parce qu’il réalise un rêve qui paraissait impossible à beaucoup. Quarante ans après l’assassinat du Pasteur Martin Luther King, un noir accède au pouvoir suprême d’une grande puissance mondiale. Le monde entier a été ému et a souligné l’événement, au point que même son adversaire, a tenu à son égard des propos sages et éloquents. A l'heure où cette présidence débute, nul ne peut préjuger de l’avenir, de dire si cela annonce une ère nouvelle ou pas pour le monde. Mais n’empêche que l’événement nous interpelle quant aux « possibles » de nos « impossibles » ! Quant à nos incrédulités, à l’image de ce père face à Jésus.

 

I. Nous avons là, un père, un bon père qui se soucie de son enfant.

Il a un enfant malade, possédé d’un esprit mauvais. C'est un homme qui souffre depuis plusieurs années. Qui a dû essayer bien des traitements pour son fils. C’est un père déçu, découragé qui se présente à Jésus. Mais il a eu une lueur d’espoir quand il a entendu parler de Jésus, de ses disciples et des miracles. Et tout naturellement il s’est adressé à eux.

Mais voilà, les disciples échouent, il n'y a pas le miracle espéré. Alors pour lui, il n’y a plus rien à attendre ni de Jésus, ni des disciples. Mais voilà que face à Jésus, il fait une dernière tentative : « Si tu peux quelque chose, viens à notre secours… » L’homme est hésitant, il doute, et on le comprend, il a tellement été déçu jusque là !

Il est peut-être comme nous face à nos échecs ; à nos prières sans réponses ; à nos démarches infructueuses auprès de Dieu… Comme lui, nous le sommes parfois face à la maladie physique, le découragement, les déceptions, les échecs professionnels, familiaux ; face à toutes ces situations qui ne changent pas, nos péchés, nos faiblesses ; face à nos craintes pour nos enfants, leur vie, leur avenir... On a peut être essayé beaucoup de choses, sans résultats, et on dit alors au Seigneur : « Si tu peux faire quelque chose... » !

 

II. C’est alors que Jésus interpelle cet homme et va mettre en lumière ses manquements

« Si tu peux… tout est possible à celui qui croit… » Il n’est certes pas question ici de n’importe quoi. Le « Tout est possible » de Jésus doit être placé dans le cadre de la volonté souveraine de Dieu. Faute de quoi, on court à la catastrophe et au découragement encore plus grand. Mais le Seigneur interpelle l’homme, il nous interpelle aussi face à tout nos « Si tu peux… » Seigneur ! Le père réagit rapidement « Aussitôt » nous dit le texte. Il crie : « Je crois, viens au secours de mon incrédulité ».

Cette parole est étonnante, voire même incohérente ! Je crois, mais je ne crois pas ! Que veut-elle dire ? Il semble que notre homme est en train de dire à Jésus : « Je crois que tout est possible, mais j’ai vécu tant de déceptions… ! Je n’en voudrais pas une nouvelle ! J'ai si peur d'être à nouveau déçu ! Là encore, ce père nous ressemble à bien des égards ! Combien l’incrédulité fait aussi partie de notre expérience de la vie chrétienne ! Face à certaines situations, face à nos échecs répétés, face à nos luttes, que de fois, nous en somme là, même si nous n'osons pas toujours nous l'avouer !

 

III. C’est pourtant là, sur cet aveu sincère de foi et d’incrédulité que Jésus va réaliser le miracle tant attendu et libérer l’enfant.

Les compassions du Seigneur sont immenses, Ses œuvres puissantes, Elles dépassent ce qu’on peut croire ! Elles nous étonnent ! Ici, elles étonnent les disciples, qui, dans l’intimité, vont demander à Jésus pourquoi eux ont-ils échoués ? La réponse de Jésus est simple. Il y a des situations particulières, qui nécessitent des moyens particuliers. Ici, la prière et certains manuscrits de rajouter « le jeûne » comme pour marquer la particularité de la situation. On pourrait dire qu'il y a bien sûr le temps de Dieu en toutes choses, il y a sa volonté souveraine. Mais aussi qu'il y a prière et prière. Prière fervente, persévérante, qui engage l'être entier vers Dieu, et simple prière du bout des lèvres !

 

Conclusion : « Si tu peux… »

Oui, tout est possible à celui qui croit, dans le cadre de la volonté souveraine de Dieu. Si l’être humain possède en lui une certaine capacité à réaliser des choses « impossibles » combien plus des hommes et des femmes qui placent leur confiance dans le Christ, le tout puissant, avec leur foi et leur incrédulité. Oui, le Seigneur tient compte de notre foi, et sait venir au secours de nos incrédulités sincères devant lui. Alors venons à lui tel que nous sommes, apportons lui nos « impossibles », nos déceptions, nos échecs. Prions-le avec ferveur, avec foi, c’est la clé du possible. Crions à Dieu pour nous comme pour chaque « prochain » qu'il met sur notre route.

 

Pasteur Joël Mikaélian
Dimanche 9 novembre 2008

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux