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Culte du dimanche 25 janvier 2008 - Les épreuves et la sagesse PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte
Jacques 1 v. 1 à 8 - Lire le passage

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Cette épître est assez mal connue, parfois sujette à controverses, et pourtant pleine de richesses d’une très grande importance pour la vie chrétienne.

Quelques mots pour situer l’auteur : au vu des données du NT, nous pouvons conclure que l’auteur est Jacques, le frère de Jésus (on pourrait dire ‘son demi-frère’).

Nous savons de lui par ailleurs, d’après le livre des Actes, qu’il était l’un des responsables de l’Eglise de Jérusalem.

Quelques mots maintenant sur le contexte de cette lettre : même si la question est très débattue, il y a de bonnes raisons de penser que cette lettre a été écrite très tôt, deux ou trois décennies seulement après la mort et la résurrection de Jésus.

Jacques écrit en premier lieu à des Juifs devenus disciples de Jésus, au tout début de l’Eglise, alors que celle-ci était encore majoritairement juive.

Dans cette lettre, Jacques adresse des exhortations très pratiques à ses lecteurs ; il s’intéresse en particulier à trois thèmes qui reviennent à plusieurs reprises : le thème des épreuves, le thème de la sagesse et le thème de la pauvreté et de la richesse.


Ce matin nous allons étudier ensemble les versets 2 à 8, qui introduisent ces deux premiers thèmes : les épreuves et la sagesse.

Je vous propose donc d’examiner le texte en deux temps, auxquels je donnerais les titres suivants :

Une foi affermie ;

Un trésor de sagesse. 

Une foi affermie (2-4)

La Bible nous enseigne dans plusieurs passages décisifs que les épreuves, les difficultés de la vie, sont une occasion de voir sa foi renforcée et de mieux connaître Dieu.

Une idée qui n’est peut-être pas facile à comprendre ou accepter au premier abord.

Mais Jacques se situe tout à fait dans cette logique en allant jusqu’à dire au v 2 :

« Quand vous passez par toutes sortes d’épreuves, considérez-vous comme heureux ! »

Ces mots sont étonnants, mais vous aurez peut-être remarqué qu’ils sont très proches de ceux que Jésus lui-même a prononcés au début du Sermon sur la Montagne (Mt 5) :

« Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés »

Le bonheur dont il est question ici n’est évidemment pas un bonheur léger, il ne s’agit pas d’avoir « la pêche » : c’est un bonheur qui peut être vécu alors même qu’on souffre, alors même qu’on passe par des tentations, nous dit Jacques.

Et quelle raison nous donne-t-il pour ce « bonheur » ? V 3 : «  la mise à l’épreuve de votre foi produit l’endurance ».

L’apôtre Pierre nous dit quelque chose de très semblable au début de sa première épître : la foi éprouvée ressort des épreuves plus forte, plus solide,… plus profonde.

Et si on regarde dans notre texte, un peu plus loin au v 4, on s’aperçoit que ces épreuves mènent à la croissance, et non seulement à la croissance, mais à l’abondance ! « … pour que vous parveniez à l’état d’adultes et soyez pleins de forces, des hommes auxquels il ne manque rien ».

Je pense que je n’ai pas besoin de préciser que c’est d’une abondance spirituelle qu’il s’agit ici, comme on le verra d’ailleurs très bien dans les versets qui suivent.

Jacques nous dit donc que les épreuves sont l’occasion d’une intimité plus forte avec Dieu. Et cette affirmation, dans un premier temps, nous permet de dénoncer un mythe : ce mythe, c’est l’idée selon laquelle la vie avec Jésus Christ est plus facile que la vie sans lui.

Je ne vois pas un seul texte biblique qui enseigne cela. La vie chrétienne est meilleure, bien entendu, parce qu’elle est une vie vécue en paix avec Dieu, guidée par le Saint-Esprit, porteuse de promesses extraordinaires pour l’éternité. C’est une vie de bénédictions et de joie immense. Mais une vie facile ?

J’aimerais qu’on me montre le texte biblique qui dit cela. Au contraire !

« Si quelqu’un veut marcher à ma suite », nous dit Jésus en Mt 16.24, « Qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive ».

Est-ce que cela veut dire que la vie chrétienne est une vie de « masochisme », triste, où l’on se complait dans le sacrifice et la souffrance ? Loin, très loin de là. Parce qu’il faut écouter Jésus jusqu’au bout.

Il poursuit en disant : « Car celui qui est préoccupé de sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. »

Il ne s’agit pas d’une vie de privation mais au contraire d’une vie de véritable abondance.

« Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses (c'est-à-dire les bienfaits de la vie) vous seront données en plus. »

« Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés ! »

La vie avec Jésus-Christ comporte des souffrances, mais ces souffrances pâlissent devant la réalité de l’intimité éternelle avec Dieu.

La souffrance dans la Bible n’est jamais une fin en soi ; mais c’est un moyen que Dieu utilise, parmi d’autres moyens, pour nous rapprocher de lui.

Et Jacques appelle ses lecteurs à un changement d’attitude révolutionnaire : il les invite à voir leurs souffrances même comme des occasions de grandir dans la foi, et donc, en définitive, de connaître un bonheur meilleur.

Nous allons voir dans un instant que pour Jacques, une telle attitude débouche sur un véritable trésor de bienfaits ; il s’agit non pas de perdre ses forces dans les épreuves, mais au contraire de prendre des forces !

V 4 : « il faut que votre endurance aille jusqu’au bout de ce qu’elle peut faire, pour que vous parveniez à l’état d’adultes et soyez pleins de forces, des hommes (et des femmes) auxquels il ne manque rien. »

Jacques lance donc un véritable appel au courage et à la foi : lorsque nous passons par des épreuves, faisons preuve d’endurance.

L’endurance qui parvient à voir la réalité des promesses et de la présence de Dieu au-delà de la souffrance présente.

Parce que cette endurance nous mènera vers une relation plus profonde avec Dieu.

Cela ne veut pas dire que nous devons nous réjouir de nos épreuves en tant que telles, ou de faire semblant que ce n’est pas si dur, que nous ne souffrons pas, mais plutôt que nous sommes invités à les voir comme l’occasion de nous rapprocher de Dieu.

Et je crois que cette réponse à la souffrance, profondément contraire à l’esprit de ce monde, mais profondément biblique, c’est quelque chose qui change totalement la vie.

En préparant ce message je me suis rendu compte sur un plan personnel à quel point j’avais besoin de l’aide de Dieu pour cela, et j’imagine que pour beaucoup d’entre nous c’est le cas.

Si nous apprenons à voir nos souffrances comme l’occasion de mieux connaître Dieu et de grandir dans la foi… Ca changera notre vie.

Et d’ailleurs, les relations humaines reflètent le rôle que peuvent jouer les épreuves pour renforcer une relation.

Réfléchissez un instant à votre amitié la plus proche. Peut-être votre conjoint, peut-être un ou une ami(e) de longue date… Je pense que pour la plupart d’entre nous, ce qui a soudé nos amitiés les plus proches, ce qui nous a permis de mieux connaître cette personne et d’avoir une relation plus profonde et plus riche, c’est, entre autres, la manière dont nous avons vécu ensemble des épreuves.

Et je crois qu’il en est de même pour Dieu. Et si nous avons le réflexe de nous dire « mais c’est pas pareil, Dieu, lui, n’a pas souffert », Nous avons tout faux, parce que nous avons oublié la Croix. L’épreuve la plus terrible d’entre toutes, c’est Dieu le Fils qui l’a vécue dans sa chair. Et sans cette épreuve nous n’aurions aujourd’hui aucune relation avec Dieu.

Sachons voir dans nos épreuves une occasion de mieux connaître Dieu. Dieu n’utilisera pas seulement les souffrances pour nous amener à l’état d’adulte ; il y a aussi la prière, l’étude de la Parole, les relations avec les frères et sœurs, le témoignage auprès des non-croyants : toutes ces choses sont des occasions de croissance.

Mais alors que notre civilisation nous invite à éviter à tout prix la souffrance, demandons à Dieu son aide pour qu’il nous aide à vivre la souffrance dans la foi et le courage, dans l’assurance que Dieu est plus puissant que ces souffrances et saura les utiliser pour notre bien, pour notre croissance dans une intimité plus profonde avec lui. Et cette intimité plus profonde, justement, Jacques nous en donne un aperçu aux versets 5 à 8 :

Un trésor de sagesse

Il est beaucoup question de sagesse dans la lettre de Jacques. Et ce thème est introduit dans les versets 5 à 8 du texte de ce matin. La Sagesse, dans la Bible, c’est avant tout une façon de penser et de vivre qui plait à Dieu. Elle d’autant plus inestimable qu’elle échappe au contrôle de l’homme.

Je vous propose d’écouter la lecture de quelques versets du livre de Job, ch. 28.

« Mais, quant à la sagesse, où peut-on la trouver ? Où donc l’intelligence a-t-elle sa demeure ? L’homme ne connaît pas quelle en est la valeur, et elle est introuvable au pays des vivants. L’abîme affirme : « Elle n’est pas ici » Et l’océan déclare : « elle n’est point chez moi » …

Et un peu plus loin dans ce même chapitre, quelques extraits : mais alors, la sagesse, d’où provient-elle ? Et où l’intelligence a-t-elle sa demeure ? (…) C’est Dieu seul qui sait le chemin qu’elle emprunte, oui, il en connaît la demeure. (…) Il a posé les fondements de la sagesse et l’a sondée, puis il a dit à l’homme : ‘Révérer le Seigneur, voilà la vraie sagesse !’ se détourner du mal, voilà l’intelligence ! »

Pour la Bible, c’est auprès de Dieu que l’on puise la véritable sagesse. C’est vrai qu’il existe d’autres types de sagesse, la sagesse d’un Aristote ou d’un Einstein, qui sont aussi le don de Dieu.

Mais la sagesse biblique, c’est le fait de connaître Dieu et de vivre une vie qui lui plait.

Et c’est dans la continuité de cette notion de la sagesse. Et si on revient à notre texte,

on constate au v. 5 que c’est exactement ce que pense Jacques :

« Si quelqu’un manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu qui donne à tous généreusement et sans faire de reproche. »

Dans ce verset, on note trois idées distinctes :

  1. demandez
  2. vous obtiendrez ce que vous demandez
  3. vous l’obtiendrez par grâce.

Une fois de plus, Jacques rappelle ici ce que son frère aîné, le Seigneur Jésus, a enseigné : en Matthieu 7 Jésus dit à ses auditeurs que si eux aiment donner de bonnes choses à leurs enfants, a bien plus forte raison Dieu donnera de bonnes choses à Ses enfants !

Alors que sont ces bonnes choses ? Un blackberry ? Une nouvelle voiture ? Un travail ? Un conjoint ? Dieu peut nous accorder de telles choses pour notre bien ; mais c’est évidemment autre chose dont il est question dans notre texte.

Et il est très intéressant de noter que dans le texte parallèle à Mt 7, qui rapporte le même discours de Jésus, Luc traduit : « à plus forte raison votre Père donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent ! »


Ces « bonnes choses » dont Jésus parlait sont donc, en premier lieu, les bénédictions spirituelles de la vie d’intimité avec Dieu, la vie par l’Esprit.

Dieu aime nous donner ces bonnes choses, et nous sommes appelés tout simplement… à les demander.

Toujours dans le Sermon sur le Montagne, Jésus lance cette invitation à ceux qui croient en lui : « Demandez, et vous recevrez ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira ! » Quel verset extraordinaire. Mais que veut-il dire précisément ? Que Dieu nous accorde tout ce que nous lui demandons ? Non, et Jacques fera d’ailleurs cette précision plus loin dans la lettre.

Mais, et j’insiste sur les mots qui vont suivre, Lorsque nous demandons à Dieu des choses que lui-même nous demande d’avoir, alors il nous les accorde ; sans faute.

Dieu nous demande, par exemple, de nous aimer les uns les autres : eh bien je crois que nous pouvons avoir l’assurance que si nous prions pour mieux aimer, Dieu nous l’accordera. En son temps et à sa manière, mais il nous l’accordera sans faute. Car il aime donner de bonnes choses à ses enfants.

Jacques, ici, à la suite de Jésus, nous montre la voie vers une vie passionnante et magnifique.

Une vie dans laquelle nous demandons les choses que Dieu aime, et nous les obtenons, pour notre bien et avant tout à Sa gloire.

On a tendance à se dire, « C’est bien joli tout ça ; mais il y a beaucoup d’autres choses dont j’ai besoin que l’amour, l’espérance, la foi, etc. »

Mais je crois que Jésus-Christ nous met au défi de vivre d’abord pour ces choses capitales et de faire confiance à Dieu pour le reste : « cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses (les choses de la vie quotidienne) vous seront données en plus.

Qui sommes-nous pour douter de cette promesse de Dieu ? Et qui sommes-nous pour privilégier d’autres choses à celles que Dieu préconise en premier lieu ?

Demandons ces « bonnes choses » de Dieu. Et selon la promesse de Jésus et de tout le Nouveau Testament, cela nous sera accordé.

Il y a tout de même une condition, ou disons plutôt, une nécessité : la foi.

Jacques précise aux v 6 à 8 que cette vie de bénédictions passe par la foi ; il ne s’agit pas de demander sans conviction, « au cas où » ; « on sait jamais… ».

Dans notre rapport à Dieu, il peut parfois y avoir cette idée complètement fausse que Dieu, d’une façon ou d’une autre, n’a pas le temps ou qu’il ne s’intéresse pas à ce que nous avons à lui dire. Mais on remarque que les gens qui appelaient Jésus à l’aide n’y allaient pas par quatre chemins : ce n’était pas « Jésus, auriez-vous éventuellement la possibilité, un de ces jours, de venir voir mon fils.. ; » Non ! C’était plutôt : « Fils de David, aie pitié de moi ! »

Adressons nos demandes à Dieu avec crainte et respect, bien sûr ; mais sans tergiverser. Allons-y franchement. Je crois que c’est une application de ce que Jacques nous dit ici.

Mais il y a aussi, bien sûr, le problème du doute, qu’il évoque à la fin du v 6 : Je demande à Dieu, mais… je ne sais pas s’il m’écoute vraiment, s’il est vraiment capable ou désirer de me donner cette bonne chose que je lui demande. Or, comment pourrions-nous douter des compétences du Créateur, du Roi Suprême de l’univers ?

Imaginez que quelqu’un vous dise, « Je ne pense pas que vous serez capable de ceci ou cela, mais bon, je vais quand même vous demander » Vous aurez envie de répondre,

Eh bien, puisque vous ne m’en croyez pas capable, pourquoi me demander ? Il y a là un manque de confiance dans la personne à qui l’on demande, un manque de confiance qui discrédite la demande même.

Et c’est vrai à plus forte raison encore avec Dieu. « Celui qui doute ressemble aux vagues de la mer agitées et soulevées par le vent. Qu’un tel homme ne s’imagine pas obtenir quoi que ce soit du Seigneur. Son cœur est partagé, il est inconstant dans toutes ses entreprises. »

Je pense que Jacques, ici, ne parle pas tant du doute intellectuel ou même du doute émotionnel qu'on peut vivre parfois. Ces choses peuvent bien sûr poser problème mais ce n'est pas cela que je vise ici, au vu du contexte. C’est plutôt une vie spirituelle « mi-figue mi-raisin », sans conviction, en se disant qu’on peut toujours essayer de demander à Dieu

mais qu’il vaut mieux assurer nos arrières.

Jacques nous appelle au contraire à demander franchement et à s'attendre à Dieu en pleine confiance. Parce que vivre avec Dieu, ça veut dire reconnaître qu'on dépend totalement de lui et qu'il a toute la puissance et la connaissance nécessaires pour prendre soin de nous.

Mais alors, vous me direz peut-être, comment faire pour avoir cette foi si solide, qui nous permet de demander à Dieu avec une pleine confiance, sans douter ?

Ca paraît si difficile, et on peut ressentir une pression terrible pour avoir une foi inébranlable. Mais comment je vais faire pour avoir cette foi là ? Eh bien, puisque Jacques nous dit ici que Dieu donne à tous généreusement et sans faire de reproches, pourquoi ne pas demander à Dieu plus de foi pour commencer ? Après tout, nous savons que Dieu aime que nous ayons plus de foi. Nous savons qu’il nous demande d’avoir plus de foi ; alors pourquoi ne pas, dès ce matin, entrer dans cette vie de bénédictions en priant pour plus de foi.

Nous avons un très bel exemple de cela en Mc. 9.24. Un homme vient demander l’aide de Jésus pour son fils tourmenté par des puissances occultes. Il lui dit (je résume légèrement) « si tu peux, aie pitié de nous et viens à notre aide. » Et Jésus répond « Si tu peux ! Tout est possible à celui qui croit. » Et alors le père répond à Jésus « Je crois, mais aide-moi, car je manque de foi! »

Et je crois qu’à bien des reprises dans notre vie chrétienne, cela pourrait et devrait être notre prière.

Nous avons vu ce matin deux idées capitales exposées très simplement par Jacques, mais qui peuvent transformer notre vie chrétienne : Jacques nous encourage à avoir une attitude différente devant les épreuves, en les considérants, malgré la douleur, malgré la fatigue, l’incompréhension, comme une occasion de nous rapprocher de Dieu.

Et Jacques nous encourage, si j’ose dire, a « ouvrir les vannes » d’une vie spirituelle abondante. Une vie dans laquelle, avant de demander quelque chose à Dieu, nous nous demandons si cela lui plaît, par l’étude de la Parole et la prière ; et si nous savons que c’est quelque chose qui lui plaît et qu’il nous demande, alors demandons sans douter : car Dieu, qui est fidèle à ses promesses et qui est d’une générosité inimaginable, nous l’accordera.

Cette vie de Sagesse divine, qui nous aide à voir notre vie d’un regard nouveau, qui nous aide à découvrir l’aventure extraordinaire de la vie avec Dieu, elle est offerte à tous, gratuitement, en Jésus-Christ, notre Sauveur et Seigneur, qui vous dit à vous aussi, qui peut-être ne croyez pas encore : demandez et je vous donnerai ; frappez, et je vous ouvrirai. 

Amen.

Pasteur Matthieu Sanders
Dimanche 25 janvier 2009

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux