Accueil Messages du Culte Culte du dimanche 5 avril 2009 - Si toi aussi, au moins en ce jour qui t'es donné...
Culte du dimanche 5 avril 2009 - Si toi aussi, au moins en ce jour qui t'es donné... PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte
Zacharie 9 : 9 - Lire le passage
Luc 19 : 29 à 42 - Lire le passage

« Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’es donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! »


De la joie et des larmes, c’est Jésus qui entre à Jérusalem, quelques jours avant la Pâque. Il est accueilli par une foule en liesse, tel un Sauveur, un libérateur. Les uns crient d’une façon, les autres d’une autre, mais les quatre évangiles s’accordent sur le sentiment de joie qui s’empare de la foule ce jour là. Seul l’évangile de Luc relève les larmes de Jésus ce même jour, jour que l’Eglise fête depuis sous l’appellation « fête des Rameaux ».  Joie et larmes, est ce bien compatible ?  Les deux sont-elles légitimes ? Qui se trompe ? La foule ? Pas Jésus en tout cas ! 

Et si le Seigneur avait un message à exprimer, à dire à travers ces larmes ? S’il avait tout un message à nous dire ce matin ! Serions-nous prêts à l’entendre ? Méditons sur ces textes.

I. Le jour des Rameaux, c’est la joie, la fête :

Joie et fête tout à fait légitimes il me semble, car ce jour là, pour la première fois, d’une façon toute particulière, le peuple de Jérusalem et la foule présente en grand nombre à cause de la préparation de la fête de Pâque, reconnaît en Jésus, ce qu’il est réellement : le Messie, le Sauveur, le Roi, celui qui accomplit les prophéties. Celui que l’on attendait.

La foule crie « Hosanna » c'est-à-dire Sauve ! Sauve-nous, nous t’en prions ! Tu es notre Sauveur !


Tu es notre roi. Le roi qui vient au nom du Seigneur. Tu es ce roi de gloire. « Gloire dans les lieux très hauts. » 

La foule ne s’y trompe pas et Jésus même semble être d’accord avec elle, car effectivement, il est ce qu’elle crie : le Messie, le Sauveur du monde !

Jésus va même reprendre quelques « troubles fêtes » pharisiens, voyant d’un mauvais œil tout ce débordement de joie. Là aussi, seul Luc relève ce trait « Maître, reprend tes disciples… » Et Jésus de répondre « Non, en quelque sorte ils ont raison, et même s’ils se taisaient, les pierres crieront ! Il n’est pas possible de ne pas se réjouir de ce salut que je suis venu accomplir sur terre ! » 

La joie est bien légitime, pour nous aussi ce matin, quelles que soient les circonstances que nous traversons. Car cette joie, est une joie intérieure, c’est la joie du salut, la joie de se savoir aimés de Dieu, du Christ. C’est la joie de se savoir pardonnés, sauvés pour l’Eternité.

La joie d’avoir compris et accepté, de croire que Jésus est vraiment le Christ, le Messie ; Le Sauveur du monde.

C’est de cette joie que nous sommes invités à nous réjouir en ce jour des Rameaux, jour qui nous rappelle que le Christ est bien le Sauveur, le roi de gloire. Qu’il est aujourd’hui dans la gloire auprès du Père, qu’il intercède pour nous, qu’il prend soin de nous, qu’il veille sur nous.

Si du moins, bien sûr, il est notre Sauveur ! Si nous l’avons accepté comme tel, accueilli comme tel dans nos vies par la conversion, et témoigné par notre baptême !

Que rien ne nous enlève cette joie ! Par même la crise et les difficultés de la vie !


II. Le jour des Rameaux, c’est aussi des larmes.

Non pas des larmes de joie, mais des larmes de tristesse, de peine, de souffrance. Seul L’Evangile de Luc, qui met davantage l’accent sur l’humanité de Jésus, relève ce trait.

Jésus pleure. Pourquoi ? Jésus sait ce qui va se passer. Il sait que dans quelques jours il sera arrêté, maltraité, injustement accusé, frappé, crucifié. Il sait que dans quelques jours il mourra sur une croix, entre des brigands. Qu’on va lui cracher au visage, se moquer de lui, qu’on va le mépriser au plus haut point !

Il sait que tous vont l’abandonner aussi. Qu’il sera seul face à la mort, face à sa mission.

Mais Jésus ne pleure pas pour cela. Il ne pleure pas sur lui ! Il pleure sur la foule. Il pleure à cause de l’incrédulité de la foule. De son ignorance spirituelle, de son aveuglement ! Et il voit déjà les conséquences désastreuses d’un tel comportement. La destruction, la ruine ! En l’an 70, Jérusalem, sera détruite !


Quel dommage !


III. « Si toi aussi, au moins, en ce jour qui t’es donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix »

1. Et si le Seigneur nous adressait ce message à nous aussi aujourd’hui ! S’il nous disait à travers ces larmes, sa souffrance, son exaspération en regardant nos vies ! Face à nos incohérences, nos plaintes incessantes, nos insatisfactions, nos mécontentements !

Face à nos tiédeurs, nos insouciances par rapport aux choses spirituelles, et notre attachement aux choses matérielles ! Face à nos querelles, passées ou présentes, nos amertumes et nos rancœurs ! Face à nos désobéissances tenaces ! Face à nos peurs ou nos craintes ! S’il nous disait avec ses larmes : (sans verser dans un sentimentalisme sans lendemain) « Quel dommage ! Quel gâchis ! Si au moins tu connaissais tout ce que tu as en moi ! Cette paix qui surpasse tout ! » Si tu savais, si tu voyais les conséquences désastreuses que je vois, à ton incrédulité, ta désobéissance, à tes attitudes mauvaises, figées…

2. Ailleurs, Jésus se lamentera de la même manière en disant : « Que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes. Mais vous ne l’avez pas voulu ! » (Matthieu 23 : 37) Que de choses que le Seigneur désire pour notre bien, et qui le désolent par ce que nous refusons !

 

Conclusion :

Qu’en ce jour des Rameaux, le Seigneur nous accorde la grâce de voir toute ce que nous avons en lui : le salut, sa paix, sa présence, son Amour, sa bonté...

Qu’il nous accorde la grâce d’ouvrir les yeux, de voir ce qu’il voit, et de réagir, de changer d’orientation, d’attitude…

Que rien ne vienne nous ravir notre joie en lui, notre espérance en lui, notre paix en lui.


Pasteur Joël Mikaélian
Dimanche 5 avril 2009

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux