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Culte du dimanche 22 novembre 2009 - " Son royaume ne sera jamais détruit" PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Daniel 7. 13 et 14 / Apoc. 1. 5 à 8 / Jean 18. 33 à 37

 

« Son royaume ne sera jamais détruit »

 

L ’histoire de l’humanité nous montre que tous les royaumes de ce monde ne font que passer. Ils se succèdent les uns aux autres, s’affrontent et se détruisent. Ainsi va le monde depuis toujours. C’est bien ce qui caractérise les affaires humaines, la nature humaine. C’est toujours ce que nous voyons de nos jours et c’est ce qui sera jusqu’à la fin. Les plus grands empires, les plus grands rois, les hommes de pouvoir les plus puissants, même ce que l’on pensait invincibles ont disparu un jour. Il ne reste plus rien d’eux, si ce n’est le souvenir que l’histoire a bien voulu conserver. Que ce soit dans l’antiquité ou dans des temps plus proches de nous, les pouvoirs humains ne restent que des pouvoirs humains qu’il faut certes respecter mais considérer comme tel.

Parler d’un royaume qui ne sera jamais détruit dans un tel contexte, relève de la gageure. La Bible n’hésite pas à le faire, Jésus le proclame aussi. Il existe un royaume qui ne sera jamais détruit car il est tout autre, il n’est pas d’ici. Il est Vérité et demeure éternellement. Les textes que nous venons de lire nous invitent à méditer sur ce royaume. Ils nous parlent du Christ qui en est l’auteur et le roi suprême. Ils nous parlent aussi de nous qui sommes appelés à en faire parti dès aujourd’hui.


1°) Le Christ :

Le Christ nous est présenté ici comme un roi hors du commun. C’est l’apôtre Jean qui le décrit. Dans une de ces visions que Dieu lui accorde, il insiste sur certains points, certains aspects de sa personne qui sont autant d’invitations pour nous à l’émerveillement et à l’adoration. L’adoration conduit à la confiance et remplis de paix celui qui la pratique en Esprit et en Vérité. L’apôtre Jean nous dit que le Christ est :

Eternel, il est depuis toujours. Le Seigneur est sans commencement et sans fin. Des notions difficiles à mesurer pour nous. Difficile de dire quoi que ce soit de rationnel à ce sujet. C’est un appel à un acte de foi. Justement dit Jean, il est le témoin digne de foi. Il est le seul fiable. La seule vérité. Face à Pilate, Jésus insistera aussi sur ce point. La vérité, c’est ce qui est fiable, ce sur quoi nous pouvons nous appuyer et compter sans risque de déception.

Il est aussi le premier né d’entre les morts. Par sa résurrection, Jésus a vaincu la mort, le péché et le mal. Il nous ouvre un chemin nouveau, celui de la vie éternelle, de l’espérance éternelle. C’est avec Lui que commence une vie nouvelle pour ceux qui croient. Il est le premier né de cette nouvelle humanité. Il nous invite à en faire parti et à dire cette bonne nouvelle autour de nous.

Il est le souverain des rois de la terre. C’est à lui que tout est remis. C’est ce que le prophète Daniel voit dans une vision, bien avant que Jésus ne vienne sur terre se manifester aux hommes. Daniel est émerveillé. Il voit que tous les royaumes, les pouvoirs, la gloire, tout est remis au Seigneur. Il règne sut tout. Rien n’échappe à son pouvoir.

Et Jean de nous dire que ce roi éternel, dont le royaume ne sera jamais détruit, nous aime. « Il nous aime » Avec beaucoup de sobriété il nous annonce cette Bonne nouvelle. Il nous aime. Il nous a délivrés de nos péchés par son sacrifice. Il a fait de nous des rois et des prêtres.

C’est ce roi qui se tient un jour devant Pilate, un petit gouverneur de Judée. Un homme de pouvoir qui pense avoir un grand pouvoir. Ses rapports avec Jésus nous montrent toute son ignorance. Il est là, l’interroge, s’interroge et pour finir, ne saura plus trop quoi penser sur ce Jésus. Comme bien de nos contemporains aujourd’hui encore. Mais pour nous qui le connaissons, adorons-le avec joie, reconnaissance et assurance. Si nous appartenons à ce royaume, rien ne peut et ne pourra nous détruire. Car le roi est là et a dès à présent reçu tout les pouvoir et toute la puissance. Rien ne peut et ne pourra lui résister. Depuis sa résurrection, il règne sur tout. Que cette vérité nous remplisse de joie et de paix ; de confiance et d’amour.

2°) Nous :

Les textes de ce matin nous parlent aussi de nous, de ce que nous sommes en jésus Christ. De ce qu’il a fait de nous. C’est là que les Ecritures évoquent des réalités importantes. Par amour pour nous, le Seigneur nous a délivrés de nos péchés par son sang. De pécheurs que nous étions, il a fait de nous des hommes libres de toute condamnation. Par amour pour nous, il a fait de nous des prêtres au service de Dieu. Les textes soulignent que c’est l’initiative de jésus. Que c’est lui qui a fait cela, qu’il l’a voulu simplement parce qu’il nous aime. Il n’a pas eu d’autres motivations. Dieu n’a besoin de rien ni de personne. C’est seulement son amour pour nous qui motive ce qu’il a fait de nous. En Christ, nous sommes aimés, libérés, sans cesse pardonnés, citoyens d’un royaume qui ne sera jamais détruit. Avons-nous cette assurance de lui appartenir et d’être citoyens à part entière et pour toujours de ce royaume ?

3°) Un royaume de sacrificateurs : En quoi cela consiste-t-il ?

Jean ainsi que d’autres apôtres nous précisent sous forme d’exemple ce à quoi nous sommes destinés dans ce monde, en attendant la fin ou notre fin. Nous sommes appelés à être des témoins qui annoncent ce royaume. Nous sommes invités à vivre comme le Christ et à ne pas tomber dans le piège des royaumes de ce monde ; à chercher le pouvoir sur les autres, à dominer sur d’autres. Nous devons être des citoyens semblables à leur roi : Serviteur plein d’amour et de compassion pour ceux qu’il croise sur sa route. Toujours soucieux de leur apporter bien être, joie, amour. De ce roi qui soutien, relève, encourage…

Nous sommes des sacrificateurs et des prêtres qui servent. Des prêtres qui n’ont plus à offrir de sacrifice puisque Christ a été le sacrifice parfait. Cela n’est plus nécessaire aujourd’hui. Par contre les prêtres avaient aussi d’autres fonctions importantes qui nous incombent aujourd’hui, à nous, l’Eglise de Jésus Christ.

Il s’agit d’accomplir un service d’adoration. C’est le sens du culte dominical. Nous venons ici pour rendre un culte à Dieu, non pour recevoir quelque chose d’abord. Rendre un culte, ce n’est pas recevoir mais rendre à Dieu la louange, l’adoration, l’admiration dont le Seigneur est digne. Nous sommes trop souvent là à toujours attendre, à toujours vouloir recevoir de Dieu. Il faut toujours recevoir, c’est dans la mentalité du monde. C’est peut être là que le monde est entré dans l’Eglise. Que nos cultes soient de véritables cultes. Que nous y venions pour donner à Dieu, pour nous donner à lui, pour lui rendre gloire tout simplement. Alors, jamais nous ne repartirons déçus ! Car Dieu dans sa grâce sait aussi combler de ses biens et de ses bénédictions ceux qui viennent lui rendre un culte.

Il s’agit aussi d’accomplir un service de prières et d’intercessions. Telle était la mission des prêtres sous l’ancienne alliance. Ils apportaient aussi à Dieu la prière du peuple tout en intercédant pour eux. C’est ce service de prières que nous sommes appelés à rendre au Seigneur. Prier non pas pour nous et nos besoins seulement, mais pour ceux des autres aussi. On dit que « Charité bien ordonné commence par soi même ». Mais c’est tout le contraire que le Seigneur nous a enseigné. Prions pour ceux qui se perdent, pour ceux qui souffrent, ceux qui passent par les épreuves, prions… sans cesse !

Il s’agit aussi d’un service d’enseignement et de témoignage. C’est ce que certains prêtres étaient appelés à faire. Mais ils ne pouvaient le faire sans avoir auparavant été eux même enseigné. C’est à ce ministère que nous sommes appelés. Ministère qui consiste en deux temps : Etre enseigné pour enseigner. Etudier, méditer la Parole, pour pouvoir en témoigner ensuite. Faute de quoi nous risquons de dire n’importa quoi où pire encore, des erreurs et ainsi s’égarer et égarer ceux qui nous écoutent !

Conclusion « Son royaume ne sera jamais détruit »

Il n’est pas de ce monde. Cette promesse est aussi pour nous si nous lui appartenons, si nous sommes devenus citoyens de ce royaume. En attendant la pleine manifestation de ce nouveau monde, réjouissons-nous et soyons des « Prêtres et des sacrificateurs pour Dieu ». C'est-à-dire, des adorateurs, des intercesseurs et des témoins fidèles de l’Evangile.

 

Pasteur Joël Mikaélian

Dimanche 22 novembre 2009

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux