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Culte du dimanche 24 janvier 2010 - "Jésus notre abri.." PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Jésus notre abri (Col 3.1-3)

Introduction

L 'actualité récente en Haïti nous a montré l'importance de trouver un abri sûr souvent de façon tout à fait 'inopiné' dans une situation exceptionnelle comme celle d'un tremblement de terre. Les sauveteurs ont pu retirer des décombres plus de 120 personnes dans des conditions extrêmes et certaines après plus de dix jours d'incarcération forcée et parfois très douloureuse.

Une femme en particulier m'a touché en louant Dieu et en chantant un cantique avec les forces qui lui restaient après avoir passé plus de six jours sous les décombres sans manger ni boire. Ce témoignage m'a rappelé cette vérité biblique exprimée par l'apôtre Paul dans l'épître aux Colossiens (Col 3.1-3).

Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu.

Cachée sous les décombres, elle avait sans doute su trouver en Jésus l'énergie suffisante pour tenir ferme face au découragement. Sa vitalité a surpris les sauveteurs eux-mêmes qui ne comprenaient pas bien d'où lui venait cette énergie.

Sa foi exemplaire l'avait sans nul doute aidée. Mais son expérience est aussi une image de notre situation face à une menace qui est autrement plus courante pour nous et pour tous les hommes qu'un tremblement de terre.

1. Se cacher face à la colère de Dieu

Depuis le début de l'humanité, l'homme est dans une vaste partie de cache-cache avec Dieu. Depuis que l'homme a péché, il a cherché à se cacher, à se mettre à l'abri.

Gen. 3.8 Alors ils entendirent la voix de l’Eternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l’homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Eternel Dieu, au milieu des arbres du jardin.

Depuis l'origine des temps, l'homme vit dans la crainte de la mort et de cette rencontre finale où il sait fort bien au fonds de lui-même que la sainteté de Dieu (qu'il ne connaît que très partiellement) ne pourra supporter les saletés de son péché accumulé tout au long de son existence.

D'où la profusion de religions en tout genre pour essayer de négocier avec Dieu un marché qui lui permette de s'en tirer à bon compte en essayant, par quelques œuvres bien montées, ou de sacrifices sanglants d'hommes ou d'animaux, de calmer la colère de Dieu à son égard.

Les recherches en ethnologie et archéologie nous montrent que le principe remonte aux premières civilisations et que même si aujourd'hui nous nous targuons de ne croire en rien, tous les hommes fabriquent leur petit système 'maison' pour se préparer à cette fameuse rencontre avec un Dieu qui reste courroucé à leur égard.

Dans tous les cas, la motivation profonde est la même : Trouver un lieu, un abri où l'homme puisse être à l'écart de toute menace.

2. Dieu pourvoit à l'abri

Quand nous regardons la Parole de Dieu, nous nous rendons compte que cette crainte est justifiée :

Dieu est bien en colère contre les hommes : voir le Déluge où encore une fois, Dieu a pris la décision de supprimer la race humaine de la surface de la terre. (Gen 6.7). Dans cette circonstance particulière, nous voyons comment Dieu a lui-même pourvu à la l'abri nécessaire au salut de quelques uns. Car Noé avait trouvé grâce devant lui. D'où la mission particulière dont il a été l'objet.

Puis nous voyons Dieu exprimer sa colère une nouvelle fois en Égypte où après maintes tentatives de faire plier le pharaon, il lui faudra tuer tous les premiers nés du pays (Exode 12.12). Là encore, Dieu pourvoira à l'abri pour les premiers nés du peuple en leur donnant le moyen d'empêcher la colère de Dieu de s'exprimer sur les enfants du peuple. Le sang sur les linteaux des portes sera le signe qui permettra de protéger leurs enfants.

Même dans la nouvelle alliance, nous retrouvons aussi cette réalité de la présence de la colère de Dieu qui pèse sur les hommes : Jean (3:36) Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

De ce texte nous déduisons que la colère de Dieu demeure... Cette réalité qui n'est pas très populaire n'en est pourtant pas moins vraie aujourd'hui. Mais ce verset en nous annonçant la situation plutôt inquiétante de l'homme, nous donne aussi la solution : l'abri dont nous avons aujourd'hui besoin pour se protéger de cette colère éternelle.

Paul l'affirmera plus tard autrement en écrivant aux Colossiens : (Col 3.1-3) Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu.

Notre seule sécurité repose sur cette cachette 'en Christ' qui nous est offerte pour résister à la colère implacable de Dieu. Sommes-nous vraiment conscient du danger auquel nous échappons ?

3. Un abri garanti tous risques

Dans son épître Paul fait tout son possible pour convaincre les Colossiens que l'abri que Christ nous offre est tout suffisant : Col 2.9-10

Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité.

La philosophie, les systèmes religieux, quels qu'ils soient n'ont aucune commune mesure avec ce que Jésus nous offre. L'homme a tendance à ajouter des choses à Jésus : sectes, œuvres, légalisme voir (2.16-18). Alors que Paul recommande de s'attacher au chef (Jésus : V 19) dont vient toute la force de l'édifice dans lequel nous avons trouvé refuge.

Protégés de la condamnation divine

En Jésus, nous sommes en parfaite sécurité face à la condamnation ou à la colère de Dieu. Paul prend la peine d'expliquer en image que l'acte qui nous condamnait a été effacé : il s'agit ici bien sûr du texte de la loi qui nous condamnait tous qui que nous soyons.

Col 2.14

Il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix.

Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ! Rom 8.31

4. Comment vivre dans cet abri

A partir du chap. 3 Paul donne quelques consignes pratiques sur le comment vivre en Christ dans cet abri tous risques qui a été préparé pour nous pour pouvoir faire face à la terrible colère de Dieu à venir.

Si donc, vous êtes ressuscités avec Christ... 3.1 Il s'agit bien là d'une réalité passée sur laquelle il nous faut nous baser pour adopter un nouveau code de conduite impliquant à la foi le renoncement au péché (3.5-8) et le revêtement de l'homme nouveau (3.10-12).

Ne retombons-nous pas de nouveau dans une nouvelle morale, fût-elle évangélique, qui ressemble étrangement à celle que propose d'autre religions plus ou moins contraignantes que Paul dénonce au chapitre précédent (Col 2.21-23) ?

Et bien non, et cent fois non, car notre base est bien la résurrection en Christ sans laquelle tous ces efforts n'ont aucun sens et sont de toute manière voués à l'échec. C'est par la résurrection en Christ que nous sommes rendus capables de dominer le péché en nous. Cette résurrection, n'est possible qu'après être mort avec lui en nous identifiant à lui sur la croix. (Rom 6.4)

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Conclusion

Quand je pense à cette femme « Jeannette » qui a passé six jours enfouie dans les décombres de la banque et qui a pu sortir en chantant un cantique, je me dis qu'elle illustre bien ce que nous sommes appelés à vivre.

Au milieu de son désarroi et des dangers qu'elle a affrontés, elle s'est attachée au Seigneur pour faire face à la crainte, au découragement, et à la mort. Et sortie des décombres, elle n'a pu que continuer à louer Dieu au grand air et ainsi témoigner devant le monde entier qui la regardait (via la TV) combien son Dieu était bon et surtout solide face aux nombreux mètres cubes de décombres qui pesaient sur elle.

Puissions-nous aujourd'hui, comme elle, rester attacher au Seigneur (au chef – Voir V.2.19) dans lequel nous trouverons toute la protection et la force pour traverser victorieux la vie dans un monde de ténèbres et ainsi quand Christ notre vie paraîtra, nous paraîtrons aussi avec lui dans la Gloire. (Col 3.4)

Pascal VERMES

 

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux