Accueil Messages du Culte Culte du dimanche 28 mars 2010 - "Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ."
Culte du dimanche 28 mars 2010 - "Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ." PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte
Esaïe 50 : 4 à 7 - Lire le passage
Philippiens 2 : 5 à 11 - Lire le passage
Luc 19 : 28 à 44 - Lire le passage

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ »


C ’est probablement de sa prison à Rome, que l’apôtre Paul adresse cette parole aux chrétiens de la ville de Philippe et à nous ce matin, en ce jour de fête des Rameaux. La parole est simple, claire et les textes que nous avons lus ce matin précisent également quels étaient les sentiments qui étaient en Jésus Christ. « Te ressembler Jésus, c’est mon espoir suprême… », C’est un beau cantique et une belle prière. Mais voulons-nous vraiment ressembler à Jésus ? L’aimons-nous à ce point ? Ou serions-nous comme ceux qui firent pleurer Jésus le jour de son entrée triomphale à Jérusalem ? Ceux qui ne veulent pas connaître le temps où Dieu les visite ! Ceux qui ne vont pas jusqu’au bout dans leur démarche vers lui !

Quels sont ces sentiments à désirer, à demander à Dieu, à rechercher, à développer dans notre vie chrétienne pour ressembler à Jésus ?

  • I. « Le Seigneur, l’Eternel, m’a donné une langue exercée pour que je sache soutenir par la parole celui qui est abattu. »

1. Parlant du Christ, le prophète Esaïe nous le présente comme un homme rempli de compassion envers ceux qui souffrent, ceux qui sont abattus. Il le présente comme un homme qui a reçu de Dieu la parole qu’il faut pour soutenir celui qui est abattu. Pour cela, Dieu éveille son oreille chaque matin. Jésus a pleinement accompli cette prophétie. Il a été ce serviteur par excellence, au service des plus faibles. Il est allé vers ceux qui étaient abattus pour les encourager, les relever, leur donner espoir. Pour cela, il a toujours pris le temps qu’il fallait pour se mettre à l’écoute de Dieu, bien qu’il fût lui-même Dieu. Il l’a fait pour nous donner un exemple.

2. « Soutenir celui qui est abattu… » C’est ce sentiment de compassion pour les plus faibles qui doit nous animer si nous voulons ressembler à Jésus. Ils sont nombreux autour de nous, ceux qui sont abattus, découragés, physiquement ou moralement. Peut-être sommes-nous de leur nombre ? Le Christ est venu pour soutenir ceux qui souffrent, c’est à lui qu’il faut aller, c’est à lui qu’il faut s’attendre. Puis il nous invite à faire de même. A l’écouter chaque matin, recevoir sa parole pour ensuite être en mesure de dire la parole qu’il faut, à qui il faut, au moment où il faut.

  • II. « Je n’ai pas dérobé mon visage… »

Le prophète Esaïe poursuit, mettant en lumière ces sentiments de courage qui étaient en Jésus Christ. Face à ses persécuteurs, il ne s’est pas retiré, il n’a pas fuit, il les a affrontés par obéissance à Dieu. Il est allé jusqu’à la mort de la croix nous dit l’apôtre Paul. Car il savait que c’était la volonté de Dieu, le seul moyen pour sauver les hommes de l’enfer. Il a fait cela, il a eu ce courage d’obéir à Dieu quel qu’en soit le prix. Il a fait cela pour toi et pour moi. Et il nous invite à avoir ce même courage de l’obéissance, même si cela nous coûte. Courage, car Dieu secours toujours ceux qui lui obéissent, comme il l’a fait pour Jésus, il le fera pour nous.

  • III. « Jésus, en la voyant, pleura sur elle ».

L’évangile de Luc nous rapporte ce fait étonnant : Jésus qui pleure, le jour où il est acclamé comme roi. Pourquoi ? Jésus exprime ici, un profond sentiment de compassion pour ceux qui le rejettent. Ceux qui refusent de croire qu’il est le Messie. Ceux qui ne veulent pas de lui, ne veulent pas se convertir. Jésus pleure car il sait que ce qui les attend, c’est la perdition éternelle. C’est ce sentiment que le Seigneur a aujourd’hui encore, pour tous ceux qui le rejettent. Pour toi peut-être ? C’est ce sentiment que je dois avoir aussi, pour tous ceux qui m’entourent, que je croise et qui rejettent le Christ. Pleurer pour ceux qui se perdent, et prier Dieu en leur faveur avant qu’il ne soit trop tard ; prier plutôt que de juger.

  • IV. « Il s’est humilié lui-même… »

C’est aussi ce sentiment d’humilité qui se dégage de ces textes, comme de ce jour des Rameaux. C’est l’humilité volontaire du Christ. C’est Dieu qui se fait homme, qui se dépouille de sa gloire pour un temps. Il est Dieu, et il devient serviteur de tous, au service de tous. Il se présente sur un ânon comme pour rappeler que même un roi doit vivre humblement. Quel exemple pour nous. C’est aussi ce sentiment que nous devons rechercher. « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles  ». Ayons, recherchons sans cesse ce sentiment d’humilité dans nos relations, dans notre vie quotidienne. L’orgueil est une impasse. C’est le sentiment qui a conduit le diable à la chute, et bien d’autres après lui. L’orgueil finit toujours mal, même s’il semble avoir l’avantage sur l’humilité. Soyons serviteur les uns des autres.


  • Conclusion  :
« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus… » Qu’en ce jour des Rameaux, le Seigneur nous accorde la grâce de partager avec lui ses sentiments : la compassion pour notre prochain, le courage d’obéir, l’amour pour pleurer sur ceux qui se perdent, et l’humilité qui était la sienne. Certes, ce ne sont pas des sentiments que l’homme naturel recherche, mais c’est le chemin de la vie et de la gloire éternelle que le Christ a emprunté. C’est ainsi que Jésus a été glorifié. Il est au-dessus de tout et de tous. Un jour tout genou fléchira devant lui un jour. Suivons-le fidèlement et nous connaîtrons nous aussi, un jour, la gloire céleste, le royaume de Dieu.

Prière : « Te ressembler Jésus, c’est mon espoir suprême, … par ton Esprit rends-moi semblable à toi… »

Pasteur Joël Mikaélian
Dimanche 28 mars 2010
 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux