Accueil Messages du Culte Culte du dimanche 25 avril 2010 - "Y a-t-il en Dieu de l'injustice ? Loin de là !"
Culte du dimanche 25 avril 2010 - "Y a-t-il en Dieu de l'injustice ? Loin de là !" PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte
Exode 33 : 18 à 20 - Lire le passage
Romains 9 : 14 à 16 - Lire le passage
Jean 21 : 20 à 23 - Lire le passage

« Y a-t-il en Dieu de l’injustice ? Loin de là ! »

D ieu est-il injuste ? Que de fois avons-nous entendu cette interrogation ? Pourquoi telle ou telle difficulté, telle ou telle maladie, telle ou telle épreuve ? Pourquoi tant de souffrances, tant d’injustices dans notre monde ? Tant de catastrophes (Séisme en Haïti, catastrophe aérienne…). Pourquoi le Génocide des arméniens, tant d’atrocités vécues par nos ancêtres ? La question est à nouveau d’actualité avec la commémoration du Génocide, cette quatre-vingt- quinzième année. « Y a-t-il en Dieu de l’injustice ? » Que penser ? Que dire face à des faits et des situations d’injustices évidentes ? Sans parler de toutes ces situations plus personnelles que je peux vivre comme des injustices ! Que nous dit la Parole de Dieu ? Méditons à partir des textes bibliques.

 

I. « Fais-moi voir ta gloire… »

A un moment particulier de sa vie, Moïse ressent un désir profond de mieux connaître Dieu. Il souhaite voir sa gloire, il souhaite une révélation spéciale. Il a besoin d’explication sur ce qu’il vit. C’est alors que Dieu lui répond « je ferai passer devant toi toute ma bonté… » … « Mais tu ne pourras pas voir ma face… » C’est comme si Dieu disait à Moïse : Tu ne peux pas voir et comprendre la totalité de mon être. Je suis Dieu. Je suis, j’existe de telle façon, qu’un homme ne peut me voir et vivre. Tu ne pourras jamais tout comprendre de moi tant que tu seras un homme. Ceci dit, sache une chose, Je suis bon.

1. Dieu est bon. Voilà une première parole à recevoir de ces textes. Une vérité fondamentale et immuable : Dieu est bon. C’est ce qu’il a révélé à Moïse. C’est ce qu’il nous a révélé de façon encore plus forte et plus claire en Jésus. C’est lui, Jésus, qui nous a révélé cet Amour et cette immense bonté de Dieu. C’est en lui, par son sacrifice à la croix, que nous recevons le pardon, expression concrète de la bonté et de l’amour de Dieu. Et c’est à chacun de croire et de recevoir cette vie nouvelle par la foi.

2. Le Seigneur nous dit aussi, comme à Moïse, que nous ne pouvons pas tout comprendre de son être. Nous ne pouvons pas saisir la totalité de sa grandeur, de sa force, de son intelligence. Il est Dieu. Même quelqu’un comme Moïse n’a pu le voir entièrement, alors qu’il a été un des seuls êtres humains à parler avec Dieu directement. Le seul à être intime de Dieu. A plus forte raison, nous ! Acceptons cela avec humilité et confiance. Il y a certainement des choses que nous ignorons et qui faussent nos pensées, nos raisonnements, nos compréhensions des choses de ce monde.

II. « Je fais grâce à qui je fais grâce… »

Après la bonté, Dieu révèle une autre vérité sur sa personne. Vérité reprise par l’apôtre Paul dans son épitre aux Romains. A savoir que Dieu est libre. Il est le seul à avoir une liberté totale et absolue. Il est Dieu. Nul ne peut lui dire « que fais tu ? Pourquoi fait tu cela ? Pourquoi permets-tu toutes ces choses horribles, génocides, accidents, séismes, maladies… ? » Romains 9 : 20 « Oh homme, qui es-tu pour contester avec Dieu ? Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé, pourquoi m’as-tu fais ainsi ? » Dieu est libre de faire ce qu’il veut. Il n’a de comptes à rendre à personne. C’est nous qui auront à rendre compte à Dieu de notre vie, et peut-être de nos actions injustes !

III. « Que t’importe, toi suis moi… »

Le dialogue entre Pierre et le Christ ressuscité nous aide à aller plus loin. Il nous aide à passer du stade du fatalisme, de la résignation, à celui de la vie, et de l’action. Dieu ne veut pas nous écraser par sa supériorité au point que nous n’aurions plus qu’à subir les circonstances de la vie sans rien à faire et sans rien dire. Le Christ vient de parler avec Pierre. Il lui a rappelé sa faiblesse, son triple reniement, son humanité, tout en lui renouvelant son Amour. Puis il lui révèle que sa fin de vie sera difficile. Ce sera certainement le martyr, comme tant d’autres après lui, comme plus tard, le martyr du peuple arménien en 1915 aussi. C’est là que Pierre, voyant Jean pose la question à Jésus : « Et lui… ? ». Jésus lui répond « Si je veux qu’il demeure… Que t’importe… toi, suis-moi… »

Le Seigneur nous invite ici à ne pas nous comparer les uns aux autres. A accepter que toute les vies ne se ressemblent pas, les parcours ne sont pas identiques pour tous, bien que nous soyons tous ses enfants, ses disciples, ses serviteurs. Il ne nous appartient pas de juger de ces choses, de comparer, ce n’est pas notre affaire, mais celle de Dieu seul. Il nous suffit de savoir qu’en Christ, nous sommes tous ses enfants, il nous aime tous du même amour, il nous a sauvés pour l’éternité. Nous sommes et serons tous toujours aidés, soutenus et conduits. Mais nous n’aurons pas le même parcours, les mêmes joies, les mêmes difficultés, les mêmes épreuves, les mêmes faiblesses. L’histoire le prouve : aujourd’hui encore, certains chrétiens sont persécutés, d’autres meurent martyrs (Génocide), d’autres vivent libre ! Cela n’est pas compréhensible. Et on en revient à notre point de départ, où Dieu nous dit : « Tu ne peux pas tout comprendre. Je suis libre de faire ce que je veux ». Mais il y a un sens à tout cela. Dieu veut sauver tous les hommes. Et il utilise même les événements les plus tragiques pour se révéler à eux. Il se révèle à travers le témoignage des martyrs, de ceux qui sont éprouvés et qui demeurent fidèles au Christ.

En ce jour de commémoration du Génocide arménien de 1915, Dieu nous rappelle ces choses importantes. Il nous dit et nous redit : « Je suis bon, miséricordieux, libre d’agir selon ma sagesse. Tu ne peux pas tout comprendre de moi. Mais que t’importe, toi, suis-moi. Crois à ce que j’ai accompli pour toi, converti-toi, sois baptisé et obéis à mes paroles. Ne regarde pas aux autres, sache que je t’aiderai toujours, je serai toujours avec toi. Un jour tu comprendras tout. 1 Corinthiens 13 : 12 « Aujourd’hui, nous voyons au moyen d’en miroir, d’une manière obscure. Mais alors nous verrons face à face, aujourd’hui, je connais en partie mais alors je connaitrai comme j’ai été connu. »

Non, il n’y a pas d’injustice en Dieu, mais plutôt des choses voilées en ce monde. A nous de nous attacher aux choses révélées, d’y croire et de désirer toujours plus connaître Dieu et suivre le Christ avec l’aide de son Esprit.

Pasteur Joël Mikaélian
Dimanche 25 avril 2010

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux