Accueil Messages du Culte Culte du dimanche 26 septembre 2010 - "Dieu veut que tous les hommes soient sauvés"
Culte du dimanche 26 septembre 2010 - "Dieu veut que tous les hommes soient sauvés" PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte
Amos 8. 4 à 7 - Lire le passage
Luc 16. 1 à 13 - Lire le passage
1 Tim. 2. 1 à 8 - Lire le passage

« Dieu veut que tous les hommes soient sauvés… »


Il semble que de tout temps à des degrés plus ou moins élevé, le cœur de l’homme naturel a toujours été marqué par l’égoïsme, le profit, l’individualisme. Notre société n’échappe pas à la règle, elle se caractérise même par un retour en force de cet aspect de la personne humaine. D’où les nombreuses crises que nous connaissons, économique, sociale, morale et spirituelles. De plus, le rapport particulier de l’individu à l’argent, vient encore accentuer ici les disfonctionnements. Ce qui génère inégalités, injustices, corruption pour certains, frustrations pour d’autres, haine, violence, jalousie… Avouons-le, le monde n’est pas si simple à gouverner. Pourtant, c’est ce monde que Dieu aime, et ce sont tous les hommes que Dieu veut sauver. Que nous dit-il à travers les textes bibliques à ce sujet ?
  1. « Je n’oublierai jamais aucune de leurs oeuvres… »

  2. Le prophète Amos, nous rappelle une vérité importante concernant l’expérience humaine, à savoir que tout homme rendra compte un jour de sa vie devant Dieu. La vie est un don de Dieu avec toutes les capacités intellectuelles, scientifiques, artistiques, physiques, morales… Tout est don de Dieu et chacun est responsable de la manière dont il utilise la vie que Dieu lui a donnée. Le texte du livre d’Amos qui date du 8ème siècle avant jésus Christ, semble avoir été écrit hier. On le voir bien, la recherche du profit maximum qui pousse à fausser les mesures, les prix, au gré de l’avidité de ceux qui possèdent les richesses, n’est pas nouvelle. Du temps d’Amos déjà, les riches avaient une fâcheuse tendance à opprimer le pauvre au lieu de prendre soin de lui comme la loi le demandait. Et le phénomène n’est malheureusement pas près de mourir ! Mais n’oublions pas que face à ce fléau récurrent, Dieu donne une réponse. Il dit : «Je n’oublierai jamais le mal qui aura été fait aux plus faibles ». Un jour il demandera à chacun de rendre des comptes. Un jour il fera justice à tous ceux qui ont été victime de ces injustices, de l’égoïsme et de la méchanceté humaine. De plus il promet en attendant de prendre soin lui-même de tous ceux qui souffrent. Les mauvais gestionnaires devront rendre des comptes un jour. L’injustice n’aura pas le dernier mot.
  3. « Il y avait un homme riche, qui avait un économe… »

    • Il semble tout d’abord que cet homme fait preuve d’un changement de comportement dans son rapport à l’argent. Et c’est peut être en cela que son attitude est exemplaire, même si elle demeure contestable dans la réalité. Cet homme n’est-il pas en train de comprendre que toutes les richesses de ce monde, toutes les valeurs matérielles sont éphémères, et qu’il ne faut pas placer sa confiance en elles. Elles peuvent nous être retirées du jour au lendemain. Face à ce qui lui arrive, notre homme analyse la situation. Pensant à son avenir au long terme, il cherche des amis. Il comprend que le bien qu’il va faire à autrui lui sera profitable un jour. Il ne pense plus à s’enrichir au dépend de son maître. Il aurait très bien pu s’entendre avec les débiteurs de son maître et leur demander une part de la remise de dette ! (Tu dois 100, écris 50, puis le reste, moitié, moitié, 25 pour toi, 25 pour moi). Non, il semble avoir changé et c’est peut être ce changement que le maître va admirer. Il a compris la futilité et la fragilité des valeurs matérielles.
    • Mais il y a aussi une autre lecture de cette parabole qui rejoint le texte d’Amos, à savoir que : Tout est don de Dieu, nous sommes tous gérant des biens, des dons, des capacités qu’il nous donne et responsable de leur utilisation. Dieu est comme cet homme riche qui accorde à l’homme la gestion de ses biens (La création, l’humanité…) Dieu est riche et généreux. Il donne la vie, des bienfaits, des moyens, des richesses spirituelles, morales, matérielles. Il a même donné sa propre vie pour notre salut. Que faisons-nous de tout cela, comment utilisons-nous tout cela ? Un jour nous devrons en rendre compte. Sachons apprécier ces dons, sachons les gérer sagement, de façon utile non seulement pour nous mais aussi pour les autres. Nous sommes des gérants. Toutes ces choses nous sont confiés pour un temps, on n’emportera rien si ce n’est les choses spirituelles.
    • La parabole va plus loin encore. Jésus interpelle ses disciples. Il approuve le jugement du maître qui dit que : « Les enfants de ce monde sont plus avisés que les enfants de lumière ». Et il rajoute : « faites-vous des amis… afin qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels » Jésus dit qu’il est bien d’être avisé pour les choses de ce monde, mais combien plus pour les choses au-delà de ce monde, l’éternité. C’est comme s’il disait : « Soyez intelligent, regardez un peu plus loin que ce monde et tout ce qu’il peut vous offrir, même en bien. Vivez pleinement la vie sur terre comme une grâce, pas n’importe comment, sans vous y attacher, car un jour tout prendra fin. Vous n’emporterez rien avec vous. Gérez bien tous ce que je vous confie. Donnez plus d’importance aux richesses humaines, aux relations humaines, fraternelles, à l’église. Donnez plus d’importance à cela qu’aux richesses matérielles. Mais, pensez aussi à votre avenir éternel ? Préparez-vous pour l’éternité ! Vivez bien le présent en investissant sur le royaume de Dieu. Servez Dieu et non l’argent ! N’essayez surtout pas de servir les deux, la tension sera vite invivable et vous risquez de basculer et de tout perdre ».
  4. Etrange parabole que celle de « l’économe infidèle » ! Elle a fait couler beaucoup d’encre et embarrassé plus d’un commentateur de la Bible. L’histoire de ce mauvais gestionnaire à de quoi surprendre. Surprenant aussi le jugement de son maître et la conclusion de jésus. Comment Jésus peut-il faire l’éloge d’un homme malhonnête et qui vole son maître ? Cela paraît scandaleux. Comment comprendre le message de cette parabole ?


    Tout d’abord, il faut évidemment éliminer ici tout sens littéral. C’est une parabole et non une histoire vraie. Il ne faut pas voir ici une quelconque forme d’encouragement à la fraude. Toute la Bible nous invite à penser et à pratiquer l’inverse. Que dire alors ? Que veut dire Jésus ? En quoi ce mauvais gestionnaire a-t-il une attitude louable au point que son maître dise que « Les enfants de ce monde sont plus avisés que les enfants de lumière » ?

     

  5. « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés… »

Avec quelques exhortations, l’apôtre Paul trace devant nous le chemin à suivre dans la suite de cette parabole. Il nous invite à être de bons citoyens de ce monde, remplis d’une espérance éternelle. Il nous invite à être ouverts aux autres par notre prière. Il demande aux chrétiens de prier pour tous les hommes, d’avoir ce souci du prochain dans ce monde. Il leur demande de prier pour ceux qui gouvernent, qui sont en charge de la vie publique… Mais tout ne s’arrête pas là. Une bonne morale, un bon humanisme ne permet pas d’aller au-delà de cette vie, ne peut pas donner d’espérance éternelle. Seul Dieu peut donner cela. « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés.. » dit Paul. Il y a un seul Dieu, un seul médiateur, Jésus-Christ homme, qui a offert sa vie pour sauver l’humanité et donner à tous ceux qui croient en lui, une espérance éternelle. C’est l’incarnation, la croix et la résurrection du Christ qui ouvre à tous les portes de l’éternité. C’est cette vérité que l’apôtre rappelle ici. Quelque lignes plus haut, il déclare : « C’est une parole entièrement digne d’être reçue, que jésus Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs dont je suis le premier ». C’est à partir de la que naît un homme nouveau, un homme de foi, qui espère et qui œuvre sans se lasser dans le monde pour le bien d’autrui. Confessant son caractère pécheur, libéré de son égoïsme, de l’esclavage de lui-même, il accepte la grâce du pardon et le salut éternel. Cet homme ne regarde plus seulement aux limites de l’expérience humaine, il voit au de-là, il peut alors pleinement œuvrer et partager cette espérance avec les autres. C’est à cela que nous sommes appelés, et les textes bibliques de ce jour nous y invitent. Saurons-nous en tenir compte et être des gens avisés, de bons gestionnaires de la vie que Dieu nous donne et du salut éternel qu’il nous offre en Christ ?


Conclusion :

Face à un monde aux multiples injustices, Dieu nous rappelle qu’il voit tout et qu’il n’oublie pas les mauvaises actions des hommes. Un jour ils devront en rendre compte à Dieu. Dieu n’oublie pas non plus ceux qui souffrent, les victimes de ces injustices. Il promet de prendre soin, d’aider, de soutenir et de rendre justice un jour. Faisons confiance à la justice de Dieu. Il rendra à chacun selon ses œuvres.

Face à un monde où l’argent tend à tout diriger, le Seigneur nous invite à être vigilants, à apprendre à se servir des moyens matériels qu’il nous donne pour son royaume. Apprendre à s’en servir pour réaliser des projets personnels, mais aussi des projets humanitaires et communautaires. Et ainsi nous préparer pour notre éternité. Jésus est venu pour nous ouvrir les portes du royaume. Ayons la sagesse d’y entrer si nous ne l’avons pas encore fait, par un acte de foi personnel.

Face à un monde du « chacun pour soi », l’apôtre Paul nous rappelle la volonté de Dieu : « Que tous les hommes soient sauvés ». Il nous a confié ce ministère de prier pour tous et d’œuvrer, de le servir afin que le plus grand nombre soit sauvé. Engageons-nous et persévérons. Que Le Seigneur puisse nous dire un jour : « C’est bien bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, entre dans la joie de ton maître »

Pasteur Joël Mikaélian
26/09/10    

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux