Accueil Messages du Culte Culte du dimanche 5 décembre 2010 - "Il ne jugera pas selon les apparences"
Culte du dimanche 5 décembre 2010 - "Il ne jugera pas selon les apparences" PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Esaïe 11. 1 à 4 - Lire le passage
Matthieu 3. 1 à 12 - Lire le passage

« Il ne jugera pas selon les apparences… C’est lui qui vous baptisera dans le Saint-Esprit et le feu…»

N

ous avons ici deux paroles qui concernent Jésus, le Messie, le Fils de Dieu venu dans le monde il y a maintenant plus de 2000 ans. Ces paroles ont été révélées par Dieu à Esaïe le prophète et à Jean Baptiste. Elles nous invitent à méditer sur ces deux aspects de la personne du Christ, le Messie de Dieu dont le monde se prépare à fêter l’anniversaire de sa naissance. En ce deuxième dimanche de l’Avent, laissons-nous interpeler par ce que le Seigneur veut nous dire ce matin. Afin que notre préparation de Noël ne se limite pas à la préparation d’une fête familiale ou amicale, qui a toute sa place, mais prenne un sens spirituel aussi. Que le Seigneur nous accorde un renouveau, une liberté nouvelle, une joie et un zèle nouveau.

1°) « Il ne jugera pas selon les apparences… »
Esaïe ne s’est pas trompé. Le Messie devait certainement être quelqu’un de différent, de tout autre que nous, tout en étant semblable à nous. Ceci afin que nous puissions bien saisir son message et que son œuvre de salut soit efficace. Parmi ces choses qui le différencient de nous figure outre sa sainteté parfaite, la particularité de son regard, de sa connaissance. Alors qu’il nous est difficile de voir au delà des apparences, du visible, lui possède ce pouvoir extraordinaire.
Le Messie ne jugera pas selon les apparences, c’est ce que Jean Baptiste confirme, puisque lui-même, alors qu’il n’est pas le Messie, est capable de discerner l’hypocrisie de certains qui venaient à lui pour se faire baptiser. Et il n’y va pas par quatre chemins. « Race de vipères… » ! leur dit-il ! « Produisez des fruits dignes de la repentance… », Soyez sincères. Vous ne pourrez pas tromper Dieu. « Montrez par vos actes que vous avez changé de vie ! » On est loin ici de certains discours évangéliques sur la spiritualité. Spiritualité qui se focalise davantage sur des rites nouveaux ou anciens, et qui accorde si peu d’importance au témoignage vécu, aux actes quotidiens de la vie ! Jésus agira de même avec ceux qui s’approchaient de lui. « Tous ceux qui me disent Seigneur, Seigneur, n’entrerons pas tous dans le royaume de Dieu… » ! Il nous est dit que Jésus ne se fiait pas à tous, car il savait déjà ce que chacun avait dans le cœur.

Pourtant Jean Baptiste comme Jésus, auraient pu se réjouir de ce que les hommes répondaient ainsi à leur appel à la repentance, à la conversion. Mais non. Esaïe l’avait annoncé d’avance, le Messie ne verra pas les choses comme nous. Il est Dieu et il connaît les cœurs et c’est en fonction de cela qu’il juge l’authenticité de la démarche de ceux qui viennent à lui. Nul ne peut le tromper. Il connaît tout de tous. Même ce que l’on appelle nos jardins secrets. Rien de secret pour lui. Cela peut être effrayant, dérageant peut être, indiscret. Voyez le remue ménage provoqué ces jours-ci par l’affaire des révélations des secrets de la diplomatie américaine sur le site « Wikileaks » ! Mais heureusement, avec le Christ, pas de risque de fuite, de piratage des données confidentielles. Lui-même ne diffuse pas publiquement ce qu’il sait de nous. Il garde cela pour lui. Sa « toute connaissance » est au service de notre salut et de notre liberté. Il en use pour notre bien tant que nous sommes dans le temps de la grâce. Des jours viendront où il en usera pour juger et condamner.

La bonne nouvelle aujourd’hui, c’est que ce regard du Seigneur, n’est pas un regard inquisiteur, indiscret, accusateur mais un regard d’amour. C’est pour notre bien que le Seigneur regarde au cœur, à nos motivations profondes. C’est pour nous libérer de toute hypocrisie, de tout mensonge, de toute illusion. C’est pour nous conduire sur le chemin de la vérité qui seul est un chemin de véritable liberté. Alors que le mensonge, l’hypocrisie aliènent ceux qui s’y complaisent, la vérité délivre, affranchie, libère. Plus de rôle à jouer, plus d’apparence à travailler, mais simplement la liberté d’être soi même devant un Dieu qui nous aime et qui veut notre bien.

L’autre bonne nouvelle qui accompagne cette vérité, c’est que celui qui connait tout de nous, est un Dieu de pardon, qui pardonne ! Ce qu’il révèle à l’homme, ce qu’il nous révèle à nous, il le fait de manière personnelle, intime, et pour nous pardonner. Pour nous libérer de toute culpabilité du mal, du péché, de toute mauvaise pensée. Jésus a pris notre condamnation sur lui. En Christ, la condamnation n’est plus sur celui qui croit et qui se repend. « Il n’y a plus de condamnation… ». Alors chacun peut prier comme le psalmiste : « Sonde moi ö Dieu et connaît mon cœur, regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduit moi sur la voie de l’éternité ». (Ps. 139. 23 et 24). Plus de peur, plus de crainte mais la paix et la liberté.

L’autre bonne nouvelle aussi, c’est que le Seigneur connaît toutes les bonnes choses qu’il y a en nous. Il voit nos désirs sincères de lui plaire, il entend nos prières les plus silencieuses, les plus discrètes, il voit notre amour pour lui, pour les frères et sœurs. Il voit notre cœur purifié. Pas besoin d’essayer de le convaincre ou de faire de grandes démonstrations pour le convaincre de notre bonne foi. Il suffit de lui dire comme Pierre : « Seigneur, tu sais toutes choses, et tu sais que je t’aime… ». Tu sais que je suis capable de te renier, que je suis pécheur, que je suis capable de faire du mal même involontairement, tu sais que je suis capable de chuter… mais tu sais que je t’aime, tu es tout pour moi… ». Quelle joie, quelle paix de pouvoir se tenir ainsi devant Dieu !

Le Seigneur nous invite ce matin à considérer son regard plein d’amour et à nous approcher de sa table tels que nous sommes, avec le désir de nous laisser purifier de tout mal, et de laisser le Seigneur se réjouir, apprécier notre présence.

2°) « Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu… »
Jean Baptiste aussi ne s’y est pas trompé. Par la vie et l’œuvre que Jésus a accompli sur la croix, Dieu s’est fait encore plus proche de nous, de ceux qui croient. Il l’a dit à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez ma parole, et moi je demanderai au Père de vous donner un autre consolateur, l’Esprit de vérité, que le monde est incapable de recevoir, parce qu’il ne le voit pas… Quant à vous, vous le connaissez, il sera en vous ». (Jean 14. 15 à 17). Et comme les disciples avaient du mal à comprendre cela, Jésus à insisté suite à la question de Jude : « Si quelqu’un m’aime, il obéira à ce que j’ai dit. Mon Père aussi l’aimera ; nous viendrons tous deux à lui et nous établirons notre demeure chez lui ». (Jean 14. 23). Jésus est celui qui baptise du Saint-Esprit, tous ceux qui s’approchent de lui sincèrement et qui croient qu’il est le Messie. C’est ce qu’il a commencé à faire à la Pentecôte, et qu’il continue toujours à faire aujourd’hui. Depuis des siècles, fidèlement, le Seigneur accompli sa promesse : « Je ne vous laisserai pas orphelin, je viendrais à vous, je vous enverrai ce que le Père a promis, je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde… ». Il baptise du Saint Esprit et de feu ceux qui croient.

Il le fait aujourd’hui encore. Il est celui qui renouvelle sans cesse ce feu, lorsqu’il faiblit un peu. Lorsque l’on attriste l’Esprit-Saint à cause de nos fautes, il est toujours là, à nouveau pour raviver la flamme de son Esprit en nous. C’est de ce baptême qu’il veut nous baptiser aujourd’hui. Ce baptême dont la plus grande et la plus belle des manifestations, celle que nul ne peut imiter, est l’Amour. L’amour de Dieu répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit. « L’Amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi… » (Gal. 5. 22). Il veut nous baptiser, nous remplir, nous immerger du Saint-Esprit. C’est ce baptême qui nous fortifie pour faire face avec courage et confiance aux différentes épreuves de la vie, aux différentes contrariétés. C’est ce baptême qui nous donne la force et le courage d’aimer même ceux qui nous ont fait du mal ; Force et courage de pardonner d’aller au-delà de nos capacités humaines.

« Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apoc. 3. 20) Le Seigneur nous invite ce matin à nous laisser baptiser, oindre, remplir, immerger par le Saint-Esprit. C’est ce qu’il veut. C’est pour cela qu’il est venu aussi. Cela fait aussi parti de sa mission de Messie. Allons vers lui pour le recevoir tout à nouveau. Que cela fasse partie de notre préparation aux fêtes de Noël.


« Il ne jugera pas selon l’apparence… Il vous baptisera de l’Esprit-Saint et de feu… »
Telles sont les paroles que le Seigneur nous adresse ce matin en ce 2ème dimanche de l’Avent.

« Changez de comportement car le royaume de Dieu est proche… »

Que ces paroles ne soient pas pour nous « Paroles dans le désert », mais qu’elles trouvent en nous de la bonne terre, des cœurs bien disposés. 

Pasteur Joël Mikaélian
4/12/10

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux