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Culte du dimanche 6 novembre 2011 - Le Seigneur sait… PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Jean 6. 65 à 69 / 2 Tim. 3. 12 / 2 Pier. 2. 9

« Le Seigneur sait… »

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Message en arménien

C

haque année, le dimanche de l’église persécutée nous rappelle cet aspect particulier de la vie chrétienne. Un aspect que nous redoutons tous, à savoir, la persécution, la souffrance, l’épreuve,  et même l’épreuve de la mort à cause de la foi, de l’engagement pour le Christ Jésus. Cet aspect n’est pas des plus populaires, mais ne fait-il pas partie intégrante de notre engagement ? Dans un monde de plus en plus hostile à Dieu, il me semble indispensable d’inscrire cette réalité dans notre conception de la vie chrétienne, faute de quoi, nous risquons bien des découragements, et des déceptions. Ce matin, je vous invite à méditer à partir des textes que nous avons lus sur ce sujet. Que penser de la souffrance du chrétien, de la persécution ? Comment réagir lorsque la souffrance, l’épreuve ou les difficultés de la vie nous atteignent ? Que pouvons-nous faire pour ceux qui passent par l’épreuve ? Quel message devons-nous recevoir d’eux ?

 

1°) « Tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés »

Dans sa 2ème lettre à Timothée, probablement la dernière, l’apôtre Paul évoque les derniers jours de l’histoire de l’humanité. Il écrit qu’il y aura des temps difficiles. « Que les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traitres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété mais reniant ce qui en fait la force ». Et il termine cette énumération en disant à Timothée : « Eloigne-toi de ces hommes là ». Puis il fait référence à ses propres difficultés, aux souffrances qu’il a endurées dans l’exercice de son ministère. Pour conclure que tous ceux qui veulent vivre pieusement connaîtront automatiquement des situations difficiles.

Ces paroles font écho aux paroles du Christ : « Vous aurez des tribulations dans le monde… ». C'est-à-dire que la vie chrétienne est loin d’être un chemin facile. La persécution, l’épreuve, la souffrance, font partie intégrante de la vie chrétienne. C’est le chemin étroit qui mène à la vie éternelle. C’est ce chemin que nous avons emprunté lorsque nous avons accepté Christ comme Sauveur et Seigneur de notre vie.

Ce chemin est parsemé d’épreuves, de difficultés, de contrariétés, de souffrances, d’incompréhensions, de solitudes, de moqueries, de découragements, d’injustices, de sentiments d’abandon, d’agressions physiques ou verbales, tout un ensemble de choses qui ne donne guère envie de devenir chrétien et de s’engager pour Christ ! Et c’est pourtant la seule vie qui ait un sens et qui mène à l’éternité.

2°) Comment réagir, que faire lorsque nous sommes confrontés à la souffrance, aux difficultés ?

Il me semble qu’avant de réagir trop rapidement comme l’apôtre Pierre, dans son bel élan de fidélité au Christ, « Seigneur, à qui irions-nous… ? » il nous faut réfléchir. Réfléchir et s’examiner honnêtement devant Dieu en étant attentif à ce qu’Il veut nous dire au travers des épreuves et des difficultés que nous traversons.

Tout d’abord, il nous faut éviter de tomber dans le piège de la révolte et de l’amertume. Révolte contre Dieu : Seigneur, pourquoi cela m’arrive-t-il, qu’ai-je fait ? Sous entendu, rien, c’est injuste. Eviter aussi le piège qui consiste à chercher des « boucs émissaires », c'est-à-dire à rendre les autres responsables de nos souffrances. Et s’enfermer dans une sorte de complexe de persécution. C’est la faute à untel, à un autre, à l’église…, cette voie aussi est une impasse. Elle ne résout rien. Tout au plus, elle nous apporte quelques soulagements bien passagers, mais à quel prix ! Ne nous y trompons pas, il n’y a qu’un seul persécuteur, c’est le malin, le diable qui a décidé dès les origines de contrecarrer les plans de Dieu, de détruire, et de faire du mal.

Ensuite, nous devons nous interroger nous mêmes. N’y a-t-il pas des questions à mettre en ordre dans ma vie, dans mon engagement, dans ma relation avec Dieu, dans ma relation avec les autres ? N’y a-t-il pas des choses à régler dans ma vie ?

Autre question pour nous qui ne connaissons pas de réelles persécutions : Dieu n’attend-il pas quelque chose de moi ? Un engagement plus grand ? Une plus grande consécration ? Une décision en rapport à ce que le Saint Esprit me montre peut-être depuis longtemps ! Quel domaine de nos vies pouvons-nous encore consacrer à Dieu ? « Osons la consécration » C’est le thème général de cette journée dédiée à ceux qui sont persécutés à cause de leur foi dans le monde. Osons la consécration ! Prenons les décisions qui s’imposent ce matin et mettons fin à la tiédeur spirituelle qui s’est peut-être installée en nous sans que nous nous en apercevions ! Laissons-nous interpeller par ceux qui sont persécutés à cause de leur foi. Sommes-nous prêt à aller en prison parce que nous possédons une Bible ou parce que nous parlons de Dieu à nos enfants ? Sommes-nous prêts à venir à l’église au péril de notre vie, à une réunion de prière, une étude biblique ?

Pour finir, nous devons nous appuyer sur les promesses de Dieu. Si  la Bible nous dit que : « Tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés », elle nous dit aussi que : « Le Seigneur sait délivrer de l’épreuve les hommes pieux… » (2 Pier. 2. 9). Si Jésus a dit à ses disciples : « Vous aurez des tribulations dans le monde… », Il a aussitôt ajouté : « mais prenez courage, j’ai vaincu le monde ».

Face à la souffrance, l’épreuve, la persécution, les difficultés de la vie, face aux attaques mesquines du malin pour nous décourager, nous faire chuter, nous révolter contre Dieu ou contre autrui, nous avons les promesses de Dieu. Promesses qui ne ressemblent en rien aux promesses humaines qui ne sont souvent que paroles en l’air. Les promesses de Dieu sont vraies car il est un Dieu vrai, capable de faire et de réaliser tout ce qu’il dit. Sa parole est une puissance, une force, la vérité immuable sur laquelle nous pouvons fonder notre vie. Elle sera alors toujours solide et tiendra bon en toutes circonstances et même à l’heure de la souffrance, de l’épreuve et même à l’heure de la persécution.

3°) Une dernière question : Que pouvons-nous faire pour l’église persécutée ?

Tout d’abord, ne jamais les oublier. Et nous pouvons rendre grâce à Dieu pour des missions telles que « Portes Ouvertes » qui nous aident à ne pas les oublier.

Nous pouvons prier, penser à eux chaque jour, chaque fois que l’actualité fait écho de telles situations dans le monde, et ne pas hésiter à dire notre désapprobation autour de nous.

Nous pouvons aider ces missions par nos dons afin qu’elles puissent continuer leur ministère de soutien et d’aide envers nos sœurs et frères persécutés à cause de leur foi dans le monde.

Mais aussi, nous pouvons apprendre de leur consécration, oser nous aussi, une plus grande consécration. Et apprenons à relativiser nos épreuves qui, souvent, ne sont pas comparables aux leurs.

Conclusion :

« Le Seigneur sait… », Que la souffrance fait partie de la vie chrétienne, il l’a lui-même portée sur la croix.  Il sait tes souffrances, celles de tous ses enfants, il les connait. Il sait aussi délivrer les hommes pieux. Il a vaincu par la résurrection. Il sait que nous aurons la victoire en lui, dans la mesure de notre consécration et de notre engagement pour lui. Faisons lui confiance. Il sait nous délivrer de toutes nos épreuves.

Pasteur Joël Mikaélian - 6/11/11

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux