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Culte du dimanche 29 janvier 2012 - Je sais qui Tu es : le Saint de Dieu ! PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Deut. 18. 15 à 20 / Marc 1. 21 à 28

« Je sais qui tu es : le Saint de Dieu ! »

Quelle confession de foi étrange ! Voilà un esprit impur qui déclare face à Jésus : « je sais qui tu es… ». Et Jésus de lui rétorquer : « Tais-toi… » ! C’est au début de son ministère que Jésus manifeste son autorité et sa puissance sur les forces du mal. Il est celui qui libère et restaure. Il est aussi « le Saint de Dieu ». Ce texte de l’Evangile est étonnant. Il nous invite à méditer sur la personne de Jésus. Savons-nous réellement qui il est, ce qu’il est venu faire sur terre ? Il est présenté comme étant l’envoyé de Dieu. Dans le livre du Deutéronome, Dieu dit à Moïse à son sujet : « Ecoutez-le ». Ecoutons ce que Dieu veut nous dire.

1. « Es-tu venu pour nous perdre ? » ou selon d’autres traductions «Tu es venu pour nous détruire ».

Oui, l’esprit impur a vu juste et il en tremble. L’apôtre Jean l’affirme avec force : « Le Fils de Dieu est précisément apparu  pour détruire les œuvres du diable » (1 Jean 3. 8). L’homme dont il s’est emparé n’est pas lui-même. Il est possédé. Il n’est plus aux commandes de sa vie. Le texte de l’Evangile ne nous dit rien sur les causes de son état. D’où lui vient une telle possession ? Le livre du Deutéronome, au chapitre 18, peut nous donner quelques éléments de réponse. Il nous rappelle que de tout temps les hommes ont eu des pratiques occultes. Qu’ils se sont adonnés à la magie, à la divination, à l’invocation des esprits des morts. Sans être affirmatif sur le cas de cet homme, il y a là peut-être un élément de réponse. Malheureusement ces pratiques sont toujours actuelles chez nos contemporains, même chez ceux qui s’affirment êtres « rationalistes ». Magie, divination, horoscope, marabout en tout genre et j’en passe, envahissent nos boîtes aux lettres, comme nos boîtes mails, nos radios et nos écrans. Il est possible que ces choses soient des causes à la possession. C’est pourquoi, dans le livre du Deutéronome, au chapitre 18, Dieu met en garde son peuple contre de telles pratiques : « Qu’on ne trouve chez toi…personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou qui disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel ».

Dans le texte de l’Evangile, nous voyons que Jésus discerne ce problème spirituel chez cet homme. Il va intervenir pour manifester sa puissance libératrice. « Tais-toi et sors de lui ! ». On assiste là à un exorcisme direct et assez sobre, sans grande mise en scène. Quelle force et quelle autorité dans cette parole. Jésus n’a pas besoin de faire de grands discours, ni de longues incantations. Une seule parole suffit, parole de Dieu, parole du Saint de Dieu, Jésus, le Christ et les choses bougent ! L’esprit manifeste son vrai visage, sa vraie nature. Il  agite l’homme avec violence. L’Evangile de Luc nous dit qu’il le jette à terre. Mais il précise que l’esprit impur est contraint de le quitter sans lui faire aucun mal. Dieu veille. Il agit avec force contre le mal, mais il ménage l’être humain avec amour. Il libère, restaure, redonne la dignité et relève celui qui est tombé dans cet état. Il est venu détruire les œuvres du diable et libérer les hommes de son emprise.

Aujourd’hui encore, de telles situations existent. J’en ai malheureusement rencontré quelques unes au cours de mon ministère. Soyons vigilants, gardons-nous de toutes pratiques occultes. Sans nous lancer dans une « chasse aux sorcières », n’hésitons pas à mettre en garde nos contemporains sur les dangers de l’occultisme. Et réjouissons-nous de ce que le Christ est venu pour détruire les œuvres du diable. Restons loin de cela. Jésus est venu nous libérer du mal, du péché, du jugement, de la condamnation. C’est la bonne nouvelle. Il nous suffit de croire, de confesser, de nous ouvrir à son Esprit. « Il n’y a plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ Jésus » (Rom. 8)

2. « Je sais qui tu es : le Saint de Dieu »

L’esprit impur a vu juste ! Mais il rejette cette vérité, il n’en veut pas. Il ne supporte pas la présence du Saint. « Qu’y a-t-il entre toi et nous ? » En quelque sorte : nous n’avons rien en commun, et c’est vrai ! Mais cette profession de foi étrange nous montre que le savoir ne suffit pas aux yeux de Dieu ! On peut dire, affirmer, confesser la foi chrétienne, sans pour autant y adhérer pleinement. On peut croire que Jésus est le Christ, le Saint de Dieu. On peut même en être persuadé, n’avoir aucun doute à ce sujet, sans pour autant l’accepter, l’aimer, lui obéir, vivre en communion avec lui. On peut savoir, croire même, mais ne pas vouloir de lui et à l’image de cet esprit impur lui dire : « Qu’y-a-t-il entre toi et nous ? ». On peut tout savoir, croire mais ne pas vouloir être dérangé par le Christ, ne pas vouloir de lui dans nos vies. Quel dommage !

Posons-nous la question : Qu’y-a-t-il entre le Christ et moi ? Que devrait-il y avoir que le Christ attend de moi pour que mon savoir soit utile pour moi et pour mon entourage ? Entre le Christ et moi, il doit y avoir l’amour. Un amour qui se manifeste par l’adoration, la reconnaissance, l’obéissance à sa Parole. Dieu attend que nous acceptions sa présence et son Esprit. Il attend que nous l’aimions, que nous aimions son œuvre qu’est l’église. Qu’il ait la première place dans nos vies, qu’il soit prioritaire dans nos choix, qu’il ait son mot à dire dans nos décisions. Que nous vivions en communion avec lui. C’est là que ma confession de foi prend tout son sens et qu’elle devient réelle.

Entre le Christ et moi, il devrait y avoir aussi un amour qui s’incarne par l’affection que je porte à mon prochain. La foi chrétienne, la vie chrétienne ne se suffit pas de nos savoirs, de notre connaissance sur Dieu, de nos professions de foi et de nos discours. « La foi sans les œuvres est morte » disait l’apôtre Jacques. Ne donnons pas d’importance exagérée aux paroles. Que nos professions de foi, nos discours sur Dieu soient en adéquation avec notre vie quotidienne. Apprenons toujours plus à incarner notre savoir, à le traduire en actes concrets. C’est ce que Dieu attend de nous. « La connaissance enfle, l’amour édifie » disait l’apôtre Paul aux chrétiens de Corinthe, tout en les encourageant à croître dans la connaissance de Christ. Comme pour nous dire qu’il y a connaissance et connaissance. L’une stérile qui ne sert qu’à alimenter notre orgueil, l’autre qui s’incarne, qui nous transforme et qui porte le fruit de l’Esprit à la gloire de Dieu.


3. « Je sais qui tu es : le Saint de Dieu »

L’esprit impur ne pouvait pas mieux dire, mais ce jour là, Jésus le fit taire car il n’avait rien à voir avec lui. Cela ne correspondait à rien pour lui. Il était même à l’opposé. Mais pour nous  qui croyons et qui l’avons accepté, qu’est-ce que cela signifie ? A quoi cette profession de foi nous engage-t-elle ?

Tout d’abord, une telle parole nous engage à l’adoration, au respect, à la reconnaissance, et à la confiance. Elle est le fondement de notre salut, l’assurance de sa présence au quotidien. Si Jésus est le Saint de Dieu, alors il est vivant et a reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre. Il nous aime au-delà de tout et rien ne pourra jamais nous séparer de son amour.

Mais cette profession de foi nous engage aussi à une vie de sainteté. « Vous serez Saint, car je suis Saint », « Soyez Saint dans toute votre conduite », « Soyez Saint car moi l’Eternel je suis Saint », et l’on pourrait multiplier les citations bibliques ici. Cette profession de foi nous invite à examiner nos vies ce matin.

N’y a-t-il pas des choses que le Christ, le Saint de Dieu, voudrait chasser de nos cœurs ? Même si ces choses ne peuvent être comparées à une possession d’esprit impur. N’y a-t-il pas quelques méchancetés, quelques amertumes, quelques mauvaises pensées, quelques impuretés qui traînent ça et là dans mon cœur ?

N’y a-t-il pas quelques orgueils mal placés, quelques susceptibilités, qui polluent ma vie intérieure depuis longtemps peut-être ?

Laissons-nous sonder par l’Esprit Saint et laissons le Christ, le Saint de Dieu, nous délivrer, nous libérer et nous restaurer si cela est nécessaire.

Prions pour tous ceux qui n’ont pas encore accepté le Christ dans leur vie. Pour ceux qui savent tout, mais qui ne veulent pas être dérangés, remis en question, changer leur façon de vivre…

Conclusion : « Je sais qui tu es : le Saint de Dieu ! »

Jésus est venu pour détruire les œuvres du diable, la méchanceté, le péché sous toutes ses formes. Il a détruit le mal sur la croix. Il est venu pour nous sauver, transformer nos vies et nous conduire sur le chemin de la sainteté, de la pureté. Pour que, libéré du mal nous pratiquions le bien et manifestions sa sainteté dans ce monde. Le savoir est une chose, l’accepter et le vivre au quotidien en est une autre. C’est une grâce qu’il faut expérimenter.

29/01/12  - Pasteur Joël Mikaélian

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux