Accueil Messages du Culte Culte du dimanche 1er avril 2012 - Hosanna, Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur
Culte du dimanche 1er avril 2012 - Hosanna, Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte
Esaïe 50. 4 à 7 / Phil. 2. 5 à 11 / Marc 11. 1 à 11

« Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

C’est aujourd’hui la fête des Rameaux. Comme chaque année, des millions de chrétiens dans le monde entier rentreront chez eux avec des rameaux. Certains en prendront aussi pour partager avec d’autres. Dans beaucoup d’églises, les enfants seront de la fête. Et l’on méditera sur les textes bibliques qui nous parlent de cet événement. Nous aussi, ce matin, laissons-nous émerveiller, interpeler par ces textes qui nous présentent Jésus comme un roi glorieux avec une cote de popularité à faire pâlir d’envie tous ceux qui aspirent au pouvoir, ou au succès. Posons quelques instants nos regards, nos pensées, sur celui qui entre à Jérusalem sous les acclamations de la foule. Qui est-il ? Qui sommes-nous ? Quelle parole veut-il nous adresser ce matin ?

1. « Allez au village… »

Dans un premier temps, Jésus envoie ses disciples avec une mission bien précise. Il leur donne une feuille de route avec tous les détails nécessaires à la réussite. Jésus prévoit même les éventuels obstacles, et il donne les moyens de les surmonter. En fait, il met tout en œuvre pour que ses disciples arrivent à faire ce qu’il leur a demandé. Ceux-ci n’ont qu’à suivre les indications de leur maître à la lettre. Le texte ne nous dit pas grand-chose de leurs réactions. Mais on peut imaginer leur étonnement, leur joie et leur satisfaction. Etonnement peut-être sur le contenu même de la mission : Aller chercher un ânon, quelle idée ! Il n’est pas sûr qu’ils pensent ici à la prophétie de Zacharie 9. 9 qui mentionne que le Messie entrerait à Jérusalem monté sur un ânon, signe de royauté dans la Bible. Etonnement, mais aussi, joie et satisfaction car tout se déroule selon le plan prévu. Toujours est-il que cette première étape nous parle avec force de cette capacité extraordinaire du Christ à connaître les moindres détails de ce qu’il se passe sur terre. Le Seigneur connaît tout, voit tout. Il connaît tout de nos vies, de nos lendemains, les chemins par lesquels nous passons et nous passerons. Il est un bon guide, capable même d’anticiper les obstacles et de nous donner les éléments nécessaires pour les surmonter. Il nous suffit de lui faire confiance, de lui confier nos vies, notre route. D’obéir, de suivre ses indications que la Bible nous donne. Et s’il nous confie une mission particulière dans son église, soyons sûrs qu’il a déjà tout prévu pour que nous réussissions. Il nous suffit là aussi de suivre sa feuille de route, d’obéir et d’agir selon les principes de l’évangile (Amour, pardon, bonté, patience, douceur, joie, …).

2. « Jésus s’assit dessus… »

Second temps de l’événement. Imaginons la scène. Jésus, le Fils de Dieu, Dieu de toute éternité, venu de la gloire céleste, assis sur un ânon. Celui qui est tout autre que nous, cet homme aux pouvoirs si extraordinaires, capable de ressusciter un mort, guérir des aveugles, des sourds ; capable de multiplier de la nourriture, de calmer les tempêtes… assis sur un ânon. Imaginons quelques instants, cet homme qui a des connaissances à faire pâlir le plus grand de nos savants, s’asseoir sur un ânon. Il ne prend pas place dans un char comme les rois, comme les puissants de son époque. Non, il choisit un ânon et réalise une belle démonstration de ce qu’est le concept divin de la grandeur. Il rappelle ce que Dieu attendait d’un roi, ce qu’il attend de ceux qui ont le pouvoir : l’humilité. La pire des faiblesses des puissants, le piège dans lequel beaucoup sont tombés et tombent encore, s’appelle l’orgueil. La Bible nous en donne quelques exemples comme Nébucadnetsar, ou Hérode. « Avant la ruine, le cœur de l’homme s’élève, mais l’humilité précède la gloire » dit le proverbe. Jésus est roi, un grand roi, humble, et roi des petits. C’est ainsi que le prophète Esaïe en parle. Il nous dit que le Messie devait venir pour soutenir celui qui est abattu, pour écouter ceux qui crient leur désespoir. Il se laissera frapper, humilier, et même crucifier. De cette humilité, il sera glorifié par la résurrection, il sera élevé. Un jour tout genou fléchira devant lui. Toute créature s’inclinera devant lui. Tous les grands de ce monde seront contraints de reconnaître sa seigneurie. Nous nous inclinerons devant lui. En attendant, apprenons de lui l’humilité. Abandonnons nos prétentions à paraître, nos tendances à nous élever au dessus des autres. Apprenons à ne pas regarder les autres de haut. Les autres, ils sont nos frères et nos sœurs. Et si Dieu nous accorde une position plus élevé, une responsabilité, un pouvoir même, apprenons à l’exercer avec humilité. « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » nous dit Jacques.

3. « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

« Hosanna », ce qui signifie en hébreux, « Sauve donc », sauve-nous ! « Allez, allons-y » crie la foule ! On marche sur Jérusalem ! La révolution est en marche ! Avec un tel roi aux pouvoirs surnaturels, ce ne sera qu’une formalité ! « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » Mais il semble que Jésus ne partage pas les désirs de la foule. Il semble qu’il se trompe de route. Il ne prend pas le chemin du palais, ni celui du lieu où siège le pouvoir romain. Non, Jésus se dirige vers le temple, vers la maison de Dieu, la maison de prière. C’est là qu’il chassera les vendeurs le soir même ou le lendemain. (Les évangiles divergent sur le timing des événements). Jésus n’est pas venu pour prendre le pouvoir, il a déjà tout pouvoir, un pouvoir autre que celui des puissants de ce monde. Le siège de ce pouvoir, c’est le temple, la maison de Dieu, la maison de prières. C’est là qu’est la véritable force. Sa révolution, ce sera de chasser les vendeurs du temple et de rendre à ce lieu sa vocation première. C’est peut-être là que la foule décroche. Jésus les déçoit. Il veut les élever à des considérations spirituelles, mais cela ne les intéresse pas. Le salut qu’il leur apporte et qu’il va réaliser en donnant sa vie est un salut éternel. Mais ils n’en veulent pas, ils veulent un salut temporel, comme beaucoup aujourd’hui encore. Jésus en pleure nous dit l’évangéliste Luc. Quelques jours après, la ferveur de cette même foule se changera en fureur, et criera « Crucifie-le… ».
Qu’en ce jour des Rameaux, nos regards se posent sur Jésus dans le temple. Sur l’importance qu’il accorde à la prière et au lieu de prière. La prière est la force, le pouvoir de l’enfant de Dieu. C’est le lieu où tout est possible, où il y a toujours de l’espérance, de la paix, de la joie, de l’amour. C’est le lieu où il nous renouvelle, nous fortifie, nous éclaire. C’est là que Dieu nous veut. C’est le chemin qu’il nous indique en ce jour des Rameaux. Chemin de vie et de victoire sur le mal.
Souvenons-nous également que notre corps est le temple du Saint Esprit. Que ce temple soit toujours une maison de prière. Que nos vies soient une prière. Que ce temple soit toujours purifié, débarrassé de tout mal, de toute méchanceté, de tout orgueil, de toute rancune, de toute amertume. Qu’il y ait toujours le pardon, la bonté, la générosité, l’amour, la patience, la soif de Dieu et l’obéissance...
Acceptons ce salut éternel qu’il nous offre.

Conclusion

« Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Que ces rameaux que nous ramènerons chez nous, nous rappellent ces choses et inspirent nos vies.
Il sauve tous ceux qui croient et leur montre ce chemin de la force, chemin de prière, là où tout est espérance.
Il est humble, attentionné envers les plus petits, mais aussi élevé au-dessus de tous.
Le Seigneur connaît tout de notre vie, il nous a donné tous les moyens de la réussir selon sa volonté.
1er avril 2012 - Pasteur Joël Mikaélian



 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux