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Culte du dimanche 27 janvier 2013 - «Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie…» PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

« Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie… »

Es. 61. 1 et 2 / 1 Cor. 12. 12 à 27 / Luc 4. 16 à 21

 

A

u début de son ministère, Jésus se rend à Nazareth, sa ville natale. A la synagogue, on lui remet le livre du prophète Esaïe afin qu’il en fasse la lecture selon la tradition. Jésus s’exécute et va choisir un passage qui se trouve vers la fin du livre. Il lit les 2 premiers versets du chapitre 61. Puis il roule le livre, le remet à la personne préposée et s’assoit. Tout le monde fixe alors les regards sur lui. Chacun est là, en attente d’une explication, d’un commentaire. Ils sont d’autant plus surpris, qu’ils le connaissent. Ce sera pour beaucoup, ce jour là, un blocage : « N’est-ce pas le fils de Joseph ? ». Plusieurs auront du mal à entendre et à comprendre à ce moment là, le message du fils de Joseph et Marie. Trop simple, trop banal, le discours du fils du charpentier de Nazareth. Et c’est pourtant le Fils de Dieu qui se tient devant eux, toute la plénitude de Dieu est là habitant une nature humaine semblable à la nôtre ! C’est lui qui, ce matin encore, vient vers nous au travers de ces textes que je vous invite à méditer. Ecoutons-le attentivement. Qu’est-ce qui s’est réellement accomplie en Jésus ?


1°) « Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie… » Pourquoi Jésus est-il venu sur terre ?

Il est venu pour publier une année de grâce du Seigneur. Il y a plus de 20 siècles que Jésus a lu ce passage d’Esaïe pour révéler au monde, qu’avec sa venue, un jour nouveau s’est levé. Une année de grâce a commencé depuis ce jour là, la possibilité d’un salut éternel et pour tous. C’est un tournant dans l’histoire de l’humanité. Les conséquences sont multiples.

Il est venu annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. A ceux qui étaient méprisés, rejetés, à tous ceux qui pensaient être maudits, punis, incapables. A tous ces pauvres qui croyaient peut-être que Dieu les avait rejetés. C’est à eux qu’il est venu annoncer une nouvelle extraordinaire. Il est venue leur dire que Dieu les aimait tous, qu’ils étaient aimés de Dieu même s’ils étaient rejetés des hommes. Il est venu annoncer que les positions sociales ne changeaient rien à l’amour que Dieu porte à tout être humain. Quelle révolution pour tous ceux qui étaient méprisés et rejetés du monde des riches ! Quelle inversion des valeurs et des jugements ! Son message est le même aujourd’hui à tous ceux qui sont pauvres, tous ceux qui se sentent méprisés, rejetés, incapables et qui pensent que, comme la société les rejette, Dieu les rejette aussi. Quelle bonne nouvelle pour nous tous qui, que nous soyons, quel que soit notre statut social, nos situations d’échecs, de rejets, Jésus est venu nous dire que Dieu nous aime malgré tout ! Qu’il ne regarde pas à nos capacités, nos dons, notre position sociale. Il nous aime tous, tel que nous sommes.

Il est venu pour guérir ceux qui ont le cœur brisé. Jésus est venu aider, soutenir, soulager ceux qui étaient brisés par les difficultés de la vie. Tout au long de son ministère, il s’est intéressé à tous ces cœurs brisés, il les a accueillis chacun et les a consolés. Il s’est penché sur des cas difficiles, dramatiques, et les a soulagés. Aujourd’hui encore, par le Saint Esprit, le Seigneur poursuit ce ministère de guérison intérieure. C’est lui qui met sa paix dans nos cœurs lorsqu’ils sont brisés ou troublés. C’est à lui que nous pouvons aller chaque fois qu’une situation, une épreuve, nous brise. Il est là, ce matin aussi, pour nous guérir, nous restaurer, nous relever, nous remettre en marche, nous redonner de l’espérance.

Il est venu pour proclamer aux captifs la délivrance. Jésus est venu dire à tous ceux qui étaient loin, éloignés de la présence de Dieu, qu’ils pouvaient être délivrés. Il est venu dans ce monde pour nous sauver en donnant sa vie. Il a payé de sa vie comme une rançon pour notre délivrance et notre salut. Ce message est pour nous aussi aujourd’hui. En Christ, tous ceux qui se repentent et qui croient à la valeur de son sacrifice sont délivrés de la condamnation, de cet état de captivité, d’éloignement de la présence de Dieu. Ils sont réconciliés avec Dieu. L’œuvre du salut est comme une délivrance de la captivité. Comme jadis les juifs captifs de Babylone ont été délivrés pour revenir à Jérusalem.

Il est venu proclamer aux aveugles le recouvrement de la vue. De son temps, Jésus a ouvert les yeux des aveugles. Il a ouvert les yeux spirituels de tous ceux qui cherchaient la vérité. C’est ce qu’il fait aujourd’hui par le Saint Esprit. Il ouvre nos yeux, nous fait voir les choses essentielles et importantes que l’œil humain ne peut voir. Il nous montre sa bonté, sa compassion, sa puissance, sa présence. Il ouvre nos yeux sur la réalité du royaume de Dieu, sur ce monde à venir où il n’y aura plus de mal, plus de larmes, plus de souffrances, plus de mort. Où nous serons avec lui pour toujours. Ne perdons jamais de vu cette réalité.

Il est venu pour renvoyer libre les opprimés. Jésus a libéré ceux qui étaient opprimés spirituellement par toutes sortes d’esprits mauvais. Il les a libéré et renvoyé libres ! Aujourd’hui encore, il est là pour nous libérer de tout ce qui nous oppresse, nos soucis, nos angoisses, nos craintes… Tant de choses qui peuvent nous paralyser parfois, nous enlever toute joie, toute paix, toute espérance. Nous pouvons aller vers lui pour être libérés de tout ce qui nous oppresse. Jésus a dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés… et je vous donnerai du repos ». Allons-y avec foi et confiance. C’est l’année de grâce du Seigneur !

2°) « Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part »

Jésus a accompli aussi autre chose par son ministère, une œuvre capitale et nouvelle. C’est l’église, son église. Jésus a dit à ses disciples : « Je bâtirai mon église… » L’église est une communion spirituelle de tous ceux qui ont été et sont au bénéfice de l’œuvre du Christ. Elle est à la fois visible et invisible, locale et universelle. Elle est le lieu par excellence de sa présence selon sa promesse : « Là où deux ou trois sont assemblées en mon nom, je suis au milieu d’eux… » Dieu est présent partout, mais sa présence est particulière lorsque ceux qui croient se rassemblent en son nom et l’invoquent. Combien il est important de réaliser cela en ces temps où l’individu devient le centre de tout. Même chez les chrétiens. Que de fois entendons-nous : Moi je préfère prier seul chez moi, je préfère étudier la Bible seul chez moi, on n’est pas obligé de venir à l’église pour louer Dieu, de participer aux réunions… Quel dommage ! L’église fait parti des conséquences multiples de la venue de Jésus. Ne la négligeons pas.

Dans sa lettre à l’église locale de Corinthe, l’apôtre Paul emploie une belle image pour expliquer ce qu’est l’église et comment elle doit vivre. L’église locale, comme la nôtre ici, est comme un corps. Christ en est la tête et les baptisés les membres. L’image nous montre avec force qu’il est indispensable, pour que l’église fonctionne, que les membres soient différents, qu’ils aient des fonctions différentes, et qu’ils soient absolument solidaires les uns des autres ! Et même, Dieu fait quelque chose d’inattendu. Il fait en sorte que les membres qui risqueraient de passer inaperçu, ou qui risqueraient de se sentir quantité négligeable, faibles, pas très doué… Il leur donne plus d’honneur afin qu’il y ait égalité non pas de fonction, mais égalité de considération. A nous de le comprendre et de vivre cette dimension vivante de l’église. L’église est une grâce de Dieu. Que ferions-nous sans Christ et sans son corps ?

3°) « Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps… »

C’est une parole qui s’adresse à tous. A ceux qui ne sont pas encore membres de l’église, comme à ceux qui le sont. Aux premiers, c’est une invitation à faire partie de l’œuvre que Jésus a accomplie. C’est une invitation à la conversion, à croire et à vivre cette dimension spirituelle. Une invitation à demander le baptême et à devenir membre de l’église.

A ceux qui sont membres, elle rappelle ce que nous sommes, ce que nous devons être, ce vers quoi nous devons tendre. Elle nous rappelle la nécessité des différences et leur utilité. Elle nous rappelle aussi l’obligation de la solidarité. Elle nous rappelle que si nous faisons du bien à l’église, nous nous faisons du bien aussi. Si nous pensons du mal de l’église, nous pensons du mal de nous même. Si nous blessons un membre, c’est tout le corps qui en souffre y compris celui qui blesse. Si nous avons des remarques à faire, nous devons toujours les faire avec amour et être prêts à en recevoir à notre tour. C’est ainsi que nous sommes appelés à nous encourager mutuellement pour que l’église progresse dans tous les domaines de sa vie interne et de son témoignage à l’extérieur.

Que Dieu nous aide à vivre comme un corps, sans idéaliser, avec nos forces et nos faiblesses, nos dons, notre amour, notre solidarité… Faisons de notre vie d’église un lieu de paix, de sécurité, de soutien, de partages, de bénédictions, de compréhension, d’ouverture aux autres… Quelle ne soit jamais une option, la dernière roue du carrosse… Ne portons pas atteinte à cette grâce de Dieu, au corps du Seigneur. Repentons-nous si nécessaire, revoyons nos conceptions, nos idées, nos priorités… C’est un exercice important que nous continuerons cet après midi.

Conclusion

« Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie… »

L’avons-nous bien comprise ? Avons-nous bien saisi ce que Jésus est venu accomplir ? Il est venu nous dire combien Dieu nous aime tous, même les « mal aimés » de ce monde. Il est venu nous libérer de toute condamnation et nous sauver pour l’éternité. Il guérit les cœurs brisés. Il nous éclaire, il nous porte secours et nous soutien. Il fait de nous les membres de son corps.

Approchons-nous de lui et répondons à ses appels. Laissons-le aussi agir dans nos vies, selon les besoins qui sont les nôtres. Apportons-lui nos soucis, nos craintes, nos prières.

Pasteur Joël Mikaélian

27/01/13

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux