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Culte du dimanche 24 février 2013 - «Nous sommes citoyens du royaume des cieux...» PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Gen. 15. 1 à 5 / Phil. 3. 17 à 4. 1 / Luc 9. 28 à 36

 

« Nous sommes citoyens du royaume des cieux… »

C itoyens de ce monde et de celui à venir, telle est depuis toujours la responsabilité du chrétien et son espérance. C’est ce qui le distingue du non croyant. Jésus a prié son Père à ce sujet en Jean 17 : « Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde… je ne te prie pas de les ôter du monde mais de les garder du malin… Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde… ». Le chrétien est donc appelé à vivre une double citoyenneté ; l’une temporelle, destinée à disparaître, l’autre éternelle, qui n’aura plus de fin. Comment vivre cette double citoyenneté ? Faut-il en privilégier une au détriment de l’autre ? Ou bien faut-il apprendre à les conjuguer et les vivre au mieux ? Méditons à partir des textes bibliques. Comment nous situer, comment me situer aujourd’hui ? Quel message recevoir ?

 

1°) « Nous attendons ardemment la venue du Seigneur Jésus Christ.. »

L’apôtre Paul exhorte les chrétiens de l’église de Philippe à demeurer fidèle dans la foi. Il les encourage à se considérer comme des hommes qui attendent le retour du Christ. Telle est la position du chrétien dans le monde : vivre en attendant. Il est vrai que la question de la fin du monde et du retour du Christ a, depuis toujours, suscité de nombreuses spéculations et interprétations. Elle a donné les espoirs les plus fous comme les déceptions les plus dramatiques tout au long de l’histoire de l’église. Pourtant, Jésus avait bien pris soin de mettre en garde ses disciples à ce sujet en leur disant que : « Pour ce qui est du jour et de l’heure, nul ne le sait, ni les anges des cieux, ni le fils, mais le Père seul » (Matth. 24. 36). Mais malgré cela, beaucoup se sont hasardés à des pronostics, fondés sur des calculs ou des prophéties fantaisistes. Malheureusement beaucoup y ont cru et y croient encore ! A l’inverse, il est étonnant de constater aujourd’hui que les gens restent assez indifférents face aux événements qui évoquent des signes que Jésus a donnés, concernant son retour. Le 15 février 2013, une pluie de météorites s’écrasaient en Russie, faisant plus de milles blessés. L’information fut rapidement relayée par les messages rassurants de nos experts qui disaient que les probabilités que de tels événements se reproduisent sont quasi nulles. Nous sommes protégés par l’atmosphère qui désintègre les météorites avant qu’elles n’arrivent au sol. Sauf que parfois… ! Et l’on oublie alors qu’il y a plus de 2000 ans, un homme exilé sur une ile en méditerranée recevait des révélations à ce sujet. Il ignorait tout de l’univers, des météorites, des calculs de probabilités, mais dans ses visions concernant la fin des temps, il voyait à plusieurs reprise des étoiles tomber du ciel sur terre et provoquer des ravages terribles parmi la population. Cet homme s’appelait Jean, un des douze apôtres de Jésus, auteur de l’Apocalypse. Sans verser dans les raccourcis faciles, posons-nous tout de même la question : Et si cette pluie de météorites faisait partie de ces signes avant coureurs de la fin ? Cela nous surprendrait-il ?

Vivons-nous dans l’attente ardente du retour du Christ ? Le retour de celui qui nous a tant aimés ? Le retour de celui qui nous a sauvés pour l’éternité ? Sommes-nous de ceux qui attendent le royaume des cieux, ce monde nouveau que l’apôtre Jean nous décrit ainsi : « Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu… J’entendis une voix forte qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes… Il habitera avec eux… Il essuiera toutes larmes de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu ». (Apoc. 21. 1 et ss) Quelle belle espérance ! Est-ce là notre attente ? N’est-ce pas l’essentiel ? Que de soucis, que d’énergie dépensée, que de tracas pour des choses secondaires, parfois même futiles ! Au lieu de se préparer pour le royaume, au lieu de donner priorité à cet essentiel ! Mais, ce monde existe-t-il vraiment ?

2°) « Pendant qu’il était en prière, son visage changea d’aspect… »

Les évangiles nous racontent comment un jour, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques et monta sur une montagne pour aller prier. Et c’est là, pendant qu’il priait que Jésus changea d’aspect, et que ses vêtements devinrent d’une blancheur éblouissante. C’est là que les disciples eurent un aperçu du royaume des cieux, de sa réalité, de sa perfection, de sa sainteté, de sa pureté. Ils virent aussi Moïse et Elie, deux figures de l’ancienne alliance de Dieu avec les hommes, la loi et les prophètes. Ils sont bien vivants, dans une autre dimension, mais ils vivent ! Les disciples s’étaient endormis. Mais quelque chose les a réveillés. Ils ont réalisé tout à coup que quelque chose de surnaturel était devant eux et ils en eurent de la crainte. Et cela les a marqués. Pierre en parlera plus tard dans ses lettres. Alors qu’il fait référence à sa mort, il assure les chrétiens que tout ce qui concerne Jésus Christ est vrai et digne d’être reçu. Il leur dit : « Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables, que nous vous avons fait connaître… Jésus Christ… mais c’est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux… Et nous avons entendu cette voix venant du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne » (2 Pier. 1. 15 à 18) Le royaume des cieux est bien une réalité, invisible à nos yeux mais visible par la foi. Il existe bel et bien ce monde, car ceux qui l’ont vu de leurs propres yeux, et qui ont écrit à ce sujet, ont donné de leur vie afin de rester fidèle à leur foi. C’est une parole digne de confiance que nous devons croire et vivre à l’image d’Abram.

3°) « Abram eut confiance en l’Eternel… »

L’expérience d’Abram en Gen. 15 est intéressante à ce sujet. Abram est découragé et envahi par le doute alors que Dieu lui renouvelle sa promesse concernant une récompense. Et Abram de dire à Dieu : « Que me donnerais-tu ? Je n’ai pas d’enfant… ». Sous entendu, tout ce que tu pourrais me donner ne pourrait pas me satisfaire puisque je n’ai pas d’héritier direct. (Chose des plus importantes dans la culture d’alors). C’est là que Dieu lui fait cette promesse incroyable : « Regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter… telle sera ta postérité… Abram eut confiance en l’Eternel… ». Quelle promesse incroyable ! Regarde, Abram, tu veux un enfant, je vais t’en donner des milliards ! Certes, Abram a dû attendre longtemps et a eu du mal à croire parfois. Mais au temps marqué, il a vu en Isaac les prémices de cette nombreuse postérité. Il a obtenu une partie de la promesse dans ce monde, quant à l’autre, il l’a vue par la foi, il l’a saluée de loin comme le dit l’épître aux hébreux : « C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont saluées de loin, reconnaissants qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur terre… Ceux qui parlent ainsi montrent qu’ils cherchent une patrie… ils en désirent une céleste… C’est pourquoi Dieu leur a préparé une cité… » (Heb. 11. 13 et ss) Abram a vu la fidélité de Dieu dans ce monde et l’immensité de son amour dans le royaume des cieux. C’est ce qui caractérise aussi la vie chrétienne. Cette tension entre le « déjà » et le « pas encore ».

Nous sommes, nous aussi, appelés à vivre cette tension et cette double citoyenneté. Dieu nous donne déjà ses bénédictions, il accomplit déjà ses promesses et nous devons en être reconnaissants. Il sauve ceux qui croient en lui, il leur donne son Esprit, il les accompagne chaque jour. Mais il y a beaucoup plus et beaucoup mieux encore dans le royaume à venir. L’apôtre Paul parlant de la résurrection dira : « Autre est l’éclat des corps célestes, autre celui des corps terrestres… » (1 Cor. 15. 41) La vie chrétienne en ce monde n’est que les prémices de la vie dans le royaume des cieux.

Conclusion :

« Quant à nous, nous sommes citoyens du royaume des cieux… »

Avons-nous cette assurance, cette certitude ? Elle ne repose pas sur nos mérites, nos bonnes œuvres, notre bonne morale. Car rien ne peut satisfaire les exigences de la sainteté de Dieu. Seule l’acceptation de la grâce en Jésus peut faire de nous des citoyens de ce royaume. Seuls ceux dont les noms sont inscrits dans le livre de vie auront part à ce royaume. Acceptons cette grâce par la foi si nous ne l’avons pas encore acceptée.

Vivons cette vie avec confiance et dans l’espérance du monde à venir. Que nos vies soient des témoignages de cet avenir glorieux. Que cette espérance éclaire notre chemin, nos soucis quotidiens, nos épreuves, nos craintes face à l’avenir. Vivons pleinement, sainement, saintement dans ce monde les regards pointés vers le royaume que le Christ a préparé pour nous. Soyons témoins de la grâce de Dieu, en attendant le retour du Seigneur.

Pasteur Joël Mikaélian
24/02/2013

 

 

 

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux