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Culte du dimanche 10 mars 2013 - « Si quelqu’un est en Christ… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Jos. 5. 10 à 12 / 2 Cor. 5. 17 à 21 / Luc 15. 11 à 32

« Si quelqu’un est en Christ… »

J ésus est venu dans ce monde accomplir une œuvre extraordinaire et merveilleuse. C’est par lui que Dieu a réconcilié le monde avec lui-même en pardonnant les offenses des hommes. En Christ, Dieu est allé jusqu’au bout de son amour pour nous. Il s’est réconcilié avec le monde. Il donne libre cours à son amour pour nous tout en demeurant juste par rapport au péché. Car Jésus a accepté de prendre sur lui toute la condamnation et la colère que le monde méritait. En Christ, Dieu fait grâce. Tout homme peut vivre une vie nouvelle par la foi. Tout homme peut être réconcilié avec Dieu et être au bénéfice de son amour, de sa grâce et de sa fidélité. Méditons sur cette vie nouvelle, sur ce que nous sommes en Christ ; ou sur ce que nous pouvons être en Christ.

 

 

1°) « Si quelqu’un est en Christ… »

Il est au bénéfice de l’amour et de la grâce de Dieu, à l’image du peuple d’Israël au temps de Moïse et de Josué. Dieu a pris soin de ce peuple malgré lui, malgré ses désobéissances, ses révoltes, son incrédulité. C’est en Christ et par lui que ce peuple a survécu pendant 40 ans au désert. L’apôtre Paul nous dit à leur sujet : « Qu’ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivaient, et ce rocher était Christ… » (1 Cor. 10. 4) Certes, ils subirent la peine de leur fautes, mais Dieu ne les abandonna pas totalement. Même dans le désert de la désobéissance, il veilla sur eux. Il leur accorda de l’eau et de la manne, de quoi manger chaque jour. C’était déjà en Christ, comme par anticipation, qu’il leur fit grâce et qu’il ne déversa pas sur eux toute sa colère. L’expérience d’Israël au désert est un bel exemple de la grâce et de la fidélité de Dieu. C’est un exemple qui nous montre l’immensité de son amour. C’est un amour qui ne lâche jamais prise. C’est ce que Jésus a voulu montrer également en racontant la fameuse parabole du père qui avait deux fils. En Christ, Dieu devient notre père. Jésus nous montre à quel point, ce Dieu aime et espère en l’homme. Dieu est comme ce père de la parabole qui aime et qui espère dans ce fils ingrat, irrespectueux, qui ne pense qu’à ses droits et oublie le moindre de ses devoirs envers son père, le 5ème commandement : « honore ton père et ta mère… ». Ce fils coupe toute relation familiale sans se soucier du mal qu’il peut faire. Cette parabole nous permet également de réaliser toute la souffrance de Dieu face à tous ceux qui vivent loin de lui, dans l’indifférence, ou la révolte, dans l’insouciance. Combien le cœur de Dieu brûle-t-il pour tous ces fils qui se perdent ! Combien son amour est grand, d’espérer encore en un retour des plus improbable ! Combien son amour doit être grand pour qu’il soit encore ému de compassion pour un tel fils ! Pour qu’il courre se jeter à son cou et l’embrasser ! Quelle scène surréaliste et pourtant compréhensible de la part de bons parents ! Quels bons parents ne se réjouiraient-ils pas de la sorte pour fêter le retour d’un enfant perdu !  Quelle belle réconciliation ! C’est en Christ qu’elle est possible pour tous les hommes rebelles, indifférents et perdus. Dieu accueille ainsi tout pécheur repentant parce qu’il a apaisé sa colère, son juste jugement, sa juste condamnation, sur Jésus Christ.

Si aujourd’hui, nous ressemblons à ce fils, si comme lui nous avons choisi de vivre sans faire cas de ce Dieu qui nous aime, n’attendons pas d’être à bout pour venir à lui. Ou même si nous sommes au bout, que l’attitude de ce fils puisse nous inspirer.

Si nous sommes déjà venus à lui, si nous sommes déjà réconciliés avec dieu en Jésus Christ, ne doutons jamais de son amour. « Si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie ». (Rom. 5. 10)

Par ailleurs, si nous sommes en Christ, combien notre cœur doit-il brûler, souffrir, pour tous ceux qui vivent loin de Dieu et qui se perdent ! Combien nous devons partager la peine de notre Père et espérer comme lui, le retour de nos frères perdus ! Combien nous devons prier pour eux, combien nous devons être prêts à les accueillir et partager la joie de Dieu, la joie du Père !

Qu’elle est triste l’attitude du fils ainé, même si nous pouvons la comprendre ! Le voilà gagné par la colère, l’amertume, la jalousie. Il ne comprend pas son père, il le reprend même. Il le trouve trop bon ! Que de fois nous lui ressemblons ! Que de fois sommes-nous plus dur que Dieu lui-même ! Que de fois voulons-nous être plus juste que Dieu ! Plus intransigeant que Dieu, vis-à-vis des autres et parfois même vis-à-vis de nous ! « Si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur… » (1 Jean 3. 20) Si nous sommes comme ce fils ainé, le Seigneur nous rappelle par cette parabole, que Dieu nous aime aussi. Il veut nous encourager, avec patience, amour, à être plus ouvert, plus soucieux de nos frères qui se perdent ou qui s’éloignent de lui. Il nous encourage à vivre comme de véritables enfants de Dieu, héritiers de toutes les promesses. « Mon enfant… tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi ».

2°) « Si quelqu’un est en Christ… »

Il est au bénéfice de la fidélité de Dieu. Dieu a manifesté sa fidélité envers son peuple dans le désert. Il a pourvu à tous ses besoins jusqu’à ce qu’il entre dans le pays promis. Ce n’est qu’à ce moment là que la manne cessa de tomber du ciel. Cela n’était plus nécessaire. Quelle belle image de la fidélité et de la sagesse de Dieu. Dieu sait tenir compte de toutes les situations. En Christ, il pourvoit aussi à tous nos besoins quotidiens. Il pourvoit dans nos périodes de déserts, d’épreuves. Il sait ce qu’il nous faut et nous le donne, jour après jour, comme la manne. Dans le désert, c’est chaque jour qu’il faut s’attendre à Dieu. Jésus l’a souvent répété : « Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez… votre Père céleste sait que vous en avez besoin » (Mat. 6. 25). En Christ, Dieu est comme ce Père fidèle qui n’oublie pas ses enfants perdus. Lorsqu’ils reviennent, il les considère toujours comme ses fils. Il demeure le Père. Pour celui qui revient, il est de nouveau un Père. Sa fidélité ne dépend pas de nous ni des circonstances. Elle est éternelle. Dieu ne rejettera jamais celui qui vient à lui. « O que ta fidélité est grande ! » (Lam. 3. 23)

3°) « Si quelqu’un est en Christ… »

Il fait fonction d’ambassadeur pour Christ. Il représente ce royaume d’amour, de grâce, de bonté, de fidélité. Il représente ce royaume saint. Il est « nouvelle création ». Il n’est plus sous l’emprise du mal et du péché, même s’il lui arrive encore de pécher. Il ne se complait pas dans le mal, l’indifférence, l’amertume, la jalousie, les querelles, la colère, le jugement… Mais il se plait à la sainteté, à aimer, à pardonner, à être artisan de paix. Il se plait à encourager, soutenir, compatir… Il se plait à honorer Dieu, sa Parole, son église, ses frères et sœurs… Il fait fonction d’ambassadeur pour Christ.

Conclusion :

« Si quelqu’un est en Christ… » C’est merveilleux, il a tout pour lui. Comme l’apôtre Paul l’écrivait à son frère Timothée : « Exerce-toi à la piété… la piété est utile à tout : elle a les promesses de la vie présente et de celle qui est à venir » (1 Tim. 4. 8)

Pasteur Joël Mikaélian

10/03/13

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux