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Culte du dimanche 31 mars 2013 - « Un tombeau vide » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Act. 10. 34 à 43 / 1 Cor. 5. 6 à 8 / Jean 20. 1 à 9

« Un tombeau vide »

C ’est ce que les premiers témoins de la résurrection de Jésus ont vu. Une pierre roulée, un tombeau vide, avec des bandes de tissus posées par terre et le linge que l’on avait mis sur la tête de Jésus roulé, à part. C’est tout ce que Pierre et Jean verront ce premier jour de la semaine, jour de la résurrection du Seigneur. Ils voient et ils croient. Mais il semble que leur foi soit encore confuse, comme celle de Marie venue embaumer le corps de Jésus. Leur foi est confuse comme la nôtre parfois. Ils croient, mais rentrent chez eux. Elle croit, mais elle pleure encore! Alors que le jour se lève peu à peu, les choses s’éclairent, deviennent plus distinctes et nous invitent à la méditation.

1°) « Femme, pourquoi pleures-tu ? »

A travers ses yeux remplis de larmes, Marie voit des anges. Est-ce un songe, une hallucination ? Mais voici que les anges lui parlent, ils la questionnent, ils s’intéressent à elle : « Femme, pourquoi pleures-tu ? ». Elle dit sa peine. Elle cherche son Seigneur, celui que l’on a crucifié la veille du sabbat. Elle aimerait embaumer son corps. Elle aimerait bien faire ce dernier geste de respect envers celui qui lui a tant donné. Elle aimerait tant l’honorer, lui manifester sa reconnaissance ! Elle se retourne et à travers ses larmes, elle voit Jésus debout derrière elle. Il lui parle, lui pose la même question, mais elle ne reconnait plus sa voix. Trop de choses envahissent ses pensées. Tout est tellement confus en elle ! Elle croit que c’est le jardinier. Et, de là où elle est, elle le questionne : « Si c’est toi qui a emporté le corps, dis-moi où tu l’as mis, et je le prendrai », je m’en occuperai, je vais juste l’embaumer. C’est sa préoccupation première. Il semble que rien ne puisse la tirer de sa peine, rien ne puisse lui ouvrir les yeux pour voir Jésus. Jusqu’à ce que celui qui se tient derrière elle lui dise : « Marie ! ». Elle se retourne et regarde, un cri jaillit de son cœur : « Maître ! ». Alors tout à coup, les doutes disparaissent, les pleurs aussi. Elle voudrait le toucher pour lui manifester son adoration, mais Jésus l’envoie en mission : « Va trouver mes frères, et dis leur… ».

Que de fois sommes-nous comme Marie. Parfois trop éprouvés, trop déstabilisés par certaines situations au point que nous ayons du mal à voir et à entendre la voix du ressuscité. Trop préoccupé par nos projets aussi, par ce que nous voulons faire pour lui ! Que de fois nous le cherchons et nous ne nous rendons pas compte qu’il est là, près de nous par son Esprit. Il se peut aussi que nos regards soient brouillés par nos larmes, nos cœurs angoissés par ce sentiment de solitude, cette absence de Dieu, ce silence à nos prières. Comme Marie, il nous semble qu’il n’est plus là. Et pourtant, ne doutons pas. Il est là, au milieu de nous, toujours aussi aimant, attentif, soucieux de notre état. Il nous interpelle ce matin : « Marie ! » Tournons-nous complètement vers lui. Ouvrons nos yeux.

2°) « La paix soit avec vous… »

Vers le soir, les disciples sont rassemblés dans la crainte. Ils se sont enfermés dans une maison. Ils ont peur. Il est ressuscité, mais ils ont peur. Que va-t-il se passer maintenant ? Quelle va être la suite des événements ? Ils ont éliminé le Maître, que vont-ils leur faire maintenant ? Certes, le tombeau est vide, Marie dit qu’elle l’a vu, qu’elle lui a parlé, mais pourquoi n’est-il pas là ? Où est-il ? Et voilà que Jésus se présente à eux. Tout à coup, il apparaît, il leur parle : « La paix soit avec vous… ». Ils sont étonnés. Alors il leur montre ses mains, son côté. C’est bien lui, pas de doute. Et c’est la joie qui prend la place de la peur. Les circonstances n’ont pourtant pas changé. Ils risquent toujours leur vie et d’ailleurs plusieurs d’entres-eux connaîtrons le martyre. Mais qu’importe, Jésus est là. Il souffle sur eux, leur donne son Esprit et les envoie en mission. Ils vont mieux, mais pas tous. Ce soir-là, il en manquait un, Thomas. Et il ne veut rien entendre ! Qu’à cela ne tienne, Jésus revient huit jours après. Les disciples sont toujours au même endroit et cette fois Thomas est là. Jésus se dirige vers lui. Thomas ne dit rien, c’est Jésus qui lui parle : « Avance ici ton doigt… avance aussi ta main… ne sois pas incrédule, mais crois ». Thomas ne sais plus que dire, il s’écrit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! », c’est toi ! Et Jésus de rajouter : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! ».

Que de fois, sommes-nous comme les disciples, gagnés par la peur, l’angoisse. Face à des situations confuses, face à l’inconnu, nous nous disons : Que va-t-il nous arriver ? Notre foi est parfois fragile, mise à dure épreuve. C’est là que Jésus nous dit : « La paix soit avec vous… Je vous envoie… ». Confiance. Il se peut que le Seigneur ne change pas les circonstances. Le chemin peut être long, les obstacles nombreux comme cela l’a été pour les disciples et les premiers chrétiens. Mais, ayons confiance, il est là et soyons ses témoins !

Comme Thomas, ne nous arrive-t-il pas de douter, de nous questionner ? Nous aimerions tant voir pour croire. Le silence de Dieu est parfois si pesant ! Et Jésus nous dit : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! ». Vous êtes heureux, soyez heureux de croire alors que vous ne voyez pas ! « La foi, n’est-elle pas la ferme assurance des choses qu’on espère, la certitude de celles qu’on ne voient point ? » (Héb. 11. 1)

Les actes des Apôtres nous racontent comment les premiers chrétiens feront l’apprentissage de la vie nouvelle. Après l’ascension de Jésus et la Pentecôte, ils vivront des miracles extraordinaires, des milliers de personnes se convertiront. Ils connaîtront aussi la prison, la mort. Ils vivront en communauté et feront l’expérience de leurs limites. Certains se disputent entres-eux, d’autres s’essaient au mensonge… Pour la première fois, l’un des leurs sera lapidé. Ils seront dispersés, mais ils continueront à y croire. Ils continueront leur mission. Il semble que rien ne pourra plus les arrêter ! Ils continueront leur mission, celle que le ressuscité leur a confiée jusqu’au bout. Un jour, l’un d’entres-eux, Pierre, comprendra que toute cette histoire, de Jean Baptiste à Jésus s’adresse à toute l’humanité et pas seulement au peuple juif. Il témoignera que c’est vrai. Qu’il a vu Jésus ressuscité, qu’il a mangé et bu avec lui. Il témoignera que malgré tout ce qui a été fait pour l’éliminer, le supprimer, Jésus est vivant. Dieu l’a ressuscité des morts. Il témoignera que désormais, toute personne qui croit en Jésus, reçoit le pardon de ses péchés et la vie éternelle.

Dans toutes nos situations, ayons foi en Dieu. Que rien ne nous arrête. N’hésitons pas à témoigner autour de nous, à prier pour ceux qui se perdent pour l’éternité.

3°) « Célébrons-donc la fête… »

L’apôtre Paul nous invite à fêter la Pâques nouvelle avec un cœur pur et sincère. L’orgueil est souvent là, racine trop souvent méconnue du péché, revêtue de paroles pieuses. Les mauvaises actions et les mauvaises pensées peuvent s’inviter en nous et au milieu de nous. Le malin est toujours à l’affût. Il sait se déguiser et nous tromper. En ce jour de Pâques, réjouissons-nous de la victoire du Seigneur. Il a vaincu le mal, le péché, la mort. Il a vaincu le malin. Célébrons cette victoire avec un cœur pur et sincère. Que le Seigneur se manifeste sur notre route, qu’il nous accompagne, nous entoure de sa présence ; qu’il nous assiste de son aide. Qu’il change nos pleurs en joie, qu’il remplisse nos craintes de sa paix. Que le Seigneur fasse naître en nous la foi, qu’il la renouvelle, qu’il éclaire notre chemin. Qu’il fasse de chacun de nous, des témoins vivant de cette victoire et de sa résurrection.

Pasteur Joël Mikaélian / 31/03/13

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux