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Culte du dimanche 21 avril 2013 - « Mes brebis entendent ma voix, elles me suivent… elles ne périront jamais… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Es. 42. 22 à 28 / Jean 10. 27 à 30 / Apoc. 7. 9 à 17

« Mes brebis entendent ma voix, elles me suivent… elles ne périront jamais… »

N

ous vivons des temps particuliers où l’insécurité a pris place dans notre quotidien. Que ce soit sur le plan matériel, familial, professionnel ou social, que ce soit dans notre vie quotidienne, nul n’est à l’abri de rien. Tout peut basculer d’un instant à l’autre et provoquer des drames terribles, des situations douloureuses et difficiles à assumer. Le chrétien aussi est soumis à cet environnement. Il est même plus exposé que d’autres car il a un ennemi qui veut à tout prix le perdre, le détruire, le décourager, le faire douter. Il a un ennemi qui use de moyens très divers et subtils, qui ne se refuse aucun coup pour le déstabiliser dans sa foi. Le Malin est vaincu, et il le sait, d’où la bassesse de ses actions et des esprits qui le servent, d’où la violence et l’intensité de ses coups. Mais dans cette lutte, le chrétien n’est ni seul ni désarmé. Le Seigneur est avec lui et il lui a donné des armes telles que sa parole, l’épée de l’Esprit. C’est de cette Parole qu’il nous faut nous nourrir chaque jour et entendre la voix de notre Seigneur. C’est ce que je vous invite à faire ensemble.

Quelle est notre sécurité dans ce monde ? Quelle parole face aux accusations du Malin ? Quelle consolation dans l’épreuve ?

1°) « J’efface tes transgressions comme un nuage… » Es 44. 22

Face aux accusations du malin, nous avons le pardon, la grâce de Dieu. C’est une chose que le malin ne connaîtra plus, ce dont il s’est privé pour toujours, à savoir, la grâce en Jésus. Dans ce texte du livre d’Esaïe, le Seigneur affirme avec force sa souveraineté. Il est celui qui fait ce qu’il veut. Il dénonce les prophètes de mensonges. Ceux qui font de fausses promesses. Ils ont existé de tout temps, ils existent encore aujourd’hui et ils séduisent beaucoup de monde par leurs beaux discours, leurs belles promesses qui ne s’accomplissent jamais. Il dénonce les devins et autres personnages du genre qui existent encore aujourd’hui. Le Seigneur tourne en dérision ceux qui se croient sages, ceux qui croient savoir mais qui ne savent pas grands choses en fait. Le Seigneur se présente comme celui qui commande et qui agit, qui décide des événements. Mais par-dessus tout, il se présente comme le rédempteur, celui qui rachète ceux qui sont perdus. Il est celui qui a accompli cette rédemption, ce rachat en Jésus Christ. Par sa mort sur la croix, le Christ a racheté l’humanité, il a annulé sa dette envers Dieu, le juste juge. A tous ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu, de devenir des brebis du bon berger. La souveraineté de Dieu n’est pas une dictature, où chacun est contraint par la force. La souveraineté de Dieu est un pouvoir animé par l’amour et la vérité, c’est une souveraineté de la grâce et du pardon. Par le sacrifice du Christ, Dieu efface tes transgressions comme un nuage, et tes péchés comme une nuée. Lorsque tu les confesses et les délaisses, ils n’existent plus pour Dieu. Ils peuvent encore être présents dans ta mémoire, mais plus dans sa mémoire. Dieu se fait volontairement amnésique des péchés que l’on regrette, pour lesquels nous lui demandons pardon. C’est une véritable promesse, Jésus l’a accomplie. Avons-nous expérimenté cette grâce ? Elle est pour tous, et pour chaque jour. Acceptons-la et vivons-la chaque jour.

2°) « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent… »

C’est avec beaucoup d’affection et d’assurance que Jésus parle de ses brebis, de ceux qui ont entendu sa voix et qui se sont mis à le suivre. Ses paroles témoignent d’une grande proximité, d’une grande intimité et surtout d’une grande force de protection. La souveraineté du Christ est une souveraineté de protection, de sécurité. Alors que nous vivons des temps particuliers d’insécurité, où celle-ci fait l’objet de débat, de priorité pour ceux qui gouvernent, le Seigneur se présente comme la sécurité sans faille que chacun espère. Notre monde a beau multiplier les dispositifs de sécurité, et c’est une bonne chose, mais force est de constater qu’il est incapable d’assurer un système sans faille. L’actualité nous le rappelle avec douleur chaque jour. Nous savons tous que nul n’est à l’abri de ces drames. On ne peut que compatir avec les victimes et leurs familles et faire preuve de vigilance.

Face à toute cette insécurité qui caractérise notre monde, Jésus affirme : « Mes brebis… je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main… » Et encore moins de la main de mon Père qui est plus grand que tous ! Combien il vaut la peine de confier sa vie à un tel berger ! Quelle sécurité pour nous qui sommes ses brebis ! Quelle espérance et quel avenir glorieux !

Certes, cette affirmation de Jésus a soulevé depuis toujours de passionnants débats théologiques. Les théologiens sont loin d’être unanimes sur ce sujet. Le chrétien peut-il perdre le salut ou pas ? Est-il assuré de ce salut quoi qu’il fasse ? Pour ma part, je m’en tiendrai à ces promesses de Jésus, tout en invitant chacun à la fidélité et la vigilance. Le Seigneur nous connait, il connait tout de notre avenir sur terre et de notre éternité. Il connait les chemins par lesquels nous passons. Il connait nos craintes, nos angoisses face à l’inconnu qui est devant chacun. Confions lui nos vies et faisons lui pleinement confiance.

3°) « Car l’Agneau … les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux »

Le livre de l’Apocalypse nous invite à porter nos regards sur un autre monde, un monde éternel. C’est un monde que nos yeux ne peuvent voir aujourd’hui, mais il est bien réel et n’aura plus de fin. C’est un monde bien plus important que le monde actuel, et totalement différent. Là, se retrouveront un jour toutes les brebis du berger. Le berger qui est à la fois l’Agneau qui a sacrifié sa vie. Là seront consolés tous ceux qui auront soufferts et qui seront restés fidèles au Seigneur. Tous ceux qui auront cru et confiés leur vie au Christ. Lorsque ce monde nouveau se manifestera, il y aura beaucoup de joie chez les brebis. Notre avenir, notre espérance se révélera pleinement un jour. Ce jour là, nous le verrons face à face, nous connaîtrons tout ce qui est voilé, caché, mystérieux. Et ce jour là, Il essuiera toute larme de nos yeux. Il nous consolera, il nous entourera de son merveilleux amour.

« Mes brebis entendent ma voix, elles me suivent… elles ne périront jamais… »

En ces temps d’insécurité, recevons cette parole du Seigneur comme une promesse certaine et véritable. Entendons sa voix plus que celle du monde ou du Malin : « J’efface tes transgressions comme un nuage… » ; « Mes brebis… elles ne périront jamais… ». Appuyons-nous sur ses promesses. Que sa Parole soit pour nous comme une épée, celle de l’Esprit. Et soyons des témoins de cette bonne nouvelle pour tous ceux qui ne connaissent pas encore cette grâce, cette sécurité, cette protection fiable pour l’éternité.

Pasteur Joël Mikaélian / 21/04/13

 

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux