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Culte du dimanche 19 mai 2013 - « Je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Joël 2. 28 à 32 / Act. 2. 1 à 11 / Jean 14. 15 à 20

« Je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur… »

A

la veille de sa mort, Jésus rassure ses disciples qu’il va devoir quitter. Dans peu de temps, il donnera sa vie pour le salut de l’humanité. Certes, il vaincra la mort, il ressuscitera. Mais peu de temps après, il les quittera à nouveau pour rejoindre le monde glorieux d’où il est venu. Les disciples sont tristes, déstabilisés, troublés. Pour eux, c’est comme la fin d’un beau rêve, d’une belle aventure. Jésus les quitte, il va les abandonner. Mais Jésus ne voit pas du tout les choses sous cet angle là. Son regard, son plan est tout autre. Pour lui, tout ne fini pas là, bien au contraire, sa mort, sa résurrection, son ascension, ouvrira une aube nouvelle pour l’humanité entière. Avec la venue de l’Esprit Saint, c’est une ère nouvelle qui s’annonce.

En ce jour de pentecôte, méditons ensemble. En quoi ce temps est nouveau ? Qu’est-ce qu’il nous apporte ?

1°) « Je répandrai mon Esprit… »

Bien des siècles avant que l’événement ait lieu, Dieu l’avait révélé à ses prophètes. Le prophète Joël, annonçant des signes de la fin des temps, révèle qu’un jour, Dieu va répandre de façon particulière son Esprit sur les hommes. Certes, l’Esprit de Dieu a toujours été présent dans le monde. Il a même participé à la création du monde avec le Père et le Fils. L’Esprit de Dieu a été à l’œuvre tout au long de l’histoire des hommes et du peuple d’Israël. C’est par lui que Dieu a agi, qu’il a inspiré les prophètes, les rois, les prêtres. C’est l’Esprit qui accordait à certains des capacités surnaturelles, des dons, de l’intelligence, de la sagesse. Mais là, le prophète Joël annonce un temps particulier de présence de l’Esprit. Un jour où le Saint Esprit sera répandu avec force, avec des manifestations surnaturelles et de façon beaucoup plus large qu’auparavant « sur toute chair ».

Et lorsque le jour de la Pentecôte, la fête juive des moissons, les disciples vivent une expérience particulière de la présence de Dieu, ils feront automatiquement le rapprochement avec cette prophétie de Joël. Ils seront immédiatement conscients que ce qu’ils viennent de vivre correspond à cette promesse. C’est ainsi que ce jour-là, l’apôtre Pierre dira à la foule étonnée : « Ces gens ne sont pas ivres… Mais c’est ici ce qui a été annoncé par le prophète Joël… ». Ce jour-là, l’Esprit Saint est venu sur eux d’une telle manière qu’ils ont été tout à coup capables de parler diverses langues, des langues qu’ils n’avaient jamais apprises. L’événement fait tellement de bruit que la foule accourt pour voir ce qui se passe. Plusieurs sont des pèlerins venus de l’étranger pour la fête de Pentecôte. Et là, ils entendent les disciples parler des langues qu’ils connaissent et comprennent. Ils sont étonnés, surpris et à la fois admiratifs. Le texte ne nous dit pas ce que les disciples racontaient. On peut simplement supposer que ceux-ci devaient parler de l’amour et de la grâce de Dieu, du salut que Jésus avait accompli en mourant sur la croix. Ils devaient certainement parler de sa résurrection, de son ascension et inviter chacun à croire pour être sauvé. Dieu venait d’accomplir sa promesse : « Je répandrai mon Esprit… ». C’est une aube nouvelle qui se lève, le temps de l’Esprit.

2°) « Je vis, et vous vivrez aussi… »

A partir de ce jour là, une vie nouvelle commence pour les disciples. Une nouvelle étape dans le plan de Dieu, le temps de l’Eglise. Ce jour là, le Saint Esprit agit puissamment dans les cœurs de ceux qui écoutent le message de l’apôtre Pierre. Un message simple, fondé sur les Ecritures qu’il conclut ainsi : « Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié ». C’est à partir de cette parole que le Saint Esprit va accomplir un miracle. Certains auditeurs sont touchés, ils sont interpellés par ce qu’ils viennent d’entendre et demandent d’eux-mêmes aux disciples « Que ferons-nous ? ». Que devons-nous faire ? La réponse de Pierre ne se fait pas attendre : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous… en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera… Sauvez-vous de cette génération perverse ». Ce jour là, nous dit le texte, le nombre des disciples augmenta d’environ trois mille âmes. De quoi faire rêver ! Que c’est-il passé ? Comment cela a-t-il pu se faire, alors que jusque là, beaucoup hésitaient à croire et à suivre Jésus. Ils allaient en foule après lui, s’émerveillaient devant les miracles qu’il accomplissait, mais à l’heure des choix et des engagements, la plus part se retiraient. Le jour de la Pentecôte, ils n’étaient plus que 120 rassemblés à Jérusalem. Comment expliquer cette explosion spirituelle ce jour-là ? Le Saint Esprit ! Celui dont Jésus avait dit (Jean 16. 8) : « Quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement… ». Ce jour là et depuis, le Saint Esprit agit et se sont des milliards d’hommes et de femmes de toutes langues de toutes nations qui ont été touchés, qui se sont repentis, qui se sont faits baptiser, et qui ont reçu le don du Saint Esprit. Des milliards qui ont été sauvés pour l’éternité.

Aujourd’hui encore, le Saint Esprit appelle ceux qui sont perdus, ceux qui n’ont pas encore expérimenté la paix du pardon de Dieu, la joie de l’amour et du salut de Dieu, l’espérance de l’éternité. Il t’appelle aujourd’hui, ne résiste pas. Que ce soit pour la conversion, que ce soit pour le baptême. Sa promesse pour nous, nos enfants et pour tous est toujours d’actualité. Quant à nous chrétiens, n’oublions pas que c’est sur lui que nous devons compter plus que sur nous mêmes dans notre témoignage. C’est l’Esprit qui convainc.

3°) « Je ne vous laisserai pas orphelin… »

A la pentecôte, Jésus a accompli aussi cette promesse pour tous ceux qui croient. Par l’Esprit Saint, nous ne sommes plus des orphelins, nous avons été adoptés par le meilleur des pères, le Père céleste, le Tout Puissant, l’Eternel. Nous pouvons même lui dire « papa » ! L’Esprit nous rappelle sans cesse qui nous sommes en Jésus : des enfants bien aimés du Père. C’est lui qui témoigne toujours à notre esprit que nous sommes des enfants de Dieu. L’Esprit Saint est cet « autre paraclet… » cet autre soutien, cette aide, ce consolateur. Depuis le jour où nous avons été touchés par l’amour de Dieu manifesté en Jésus, où nous avons répondu à cet amour en croyant au sens de son sacrifice pour nous, le Saint Esprit est entré dans nos cœurs et dans nos vies. C’est lui qui nous permet d’être en communion avec Dieu et de vivre une vie conforme à sa parole. C’est lui qui éclaire notre chemin, qui nous aide à discerner ce qui est bien lorsque nous avons des choix à faire. C’est par lui que Dieu nous parle au moyen de sa Parole. C’est lui qui remplit nos cœurs d’amour pour ceux qui nous entourent. Qui nous aide à pardonner. C’est l’Esprit qui nous aide et nous soutient aussi à l’heure de l’épreuve. Parfois il nous libère de l’épreuve, parfois il nous aide à la traverser avec patience et espérance. C’est lui qui nous console lorsque nous en avons besoin.

La présence du Saint Esprit est une grâce que Dieu nous a faite en plus de la grâce du salut en Jésus. Le Seigneur ne nous a pas sauvés pour nous laisser ensuite livrés à nous mêmes dans ce monde. Il ne nous a pas sauvés pour nous abandonner. Il n’a pas dit : « Voilà, j’ai accompli le salut, je retourne vers mon Père. Soyez fidèles, courageux, j’espère que vous vous en sortirez… » Non ! Il a dit : « Je suis avec vous tous les jours… Je ne vous laisserai pas orphelin… Je prierai le Père pour qu’il vous donne un autre consolateur, l’Esprit Saint… ». Aujourd’hui, il est là avec nous par son Esprit. C’est à nous de ne pas l’abandonner, à ne pas l’ignorer et vivre comme s’il n’était pas là. C’est à nous de faire de lui notre priorité, d’écouter sa voix plus que la nôtre. C’est à nous de nous laisser remplir de Lui, de vivre selon l’Esprit. C'est-à-dire de vivre autrement. Comme l’apôtre Paul le dit au chapitre 8 de son épître aux romains  « Ceux qui ont l’Esprit tendent vers ce qui est conforme à l’Esprit… Les hommes livrés à eux-mêmes tendent vers ce qui est conforme à la chair… l’homme livré à lui-même n’est que haine de Dieu… ce à quoi il tend mène à la mort… ». Plus loin il nous invite : « Si par l’Esprit, vous faites mourir les actes mauvais que vous accomplissez dans votre corps, vous vivrez ».

C’est l’Esprit aussi qui nous aide à bien témoigner autour de nous. C’est lui qui inspire nos prières et qui nous aide à prier lorsque nous ne savons plus que dire ou quoi demander. Il accorde des dons aux croyants pour l’édification de l’église.

Conclusion : « Je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur… »

Jésus ne laisse planer aucun doute concernant le Saint Esprit. Il a prié pour cela et un jour à Jérusalem, à la fête de la Pentecôte, le Père a accompli cette promesse.

Depuis, ce miracle se renouvelle sans cesse, chaque fois qu’un être ouvre son cœur à Dieu.

Depuis, tous ceux qui croient en Jésus, ont non seulement reçu la vie éternelle, mais aussi le Saint Esprit dans leur cœur, leur vie intérieure.

Remercions Dieu pour cette grâce et surtout, ne la méprisons pas. Laissons-nous remplir sans cesse par l’Esprit du Seigneur. Laissons-le diriger nos vies, animer notre vie personnelle, familiale et notre vie d’église.

Pasteur Joël Mikaélian

19/05/13

 

 

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux