Accueil Messages du Culte Culte du dimanche 16 juin 2013 - « J’ai quelque chose à te dire… »
Culte du dimanche 16 juin 2013 - « J’ai quelque chose à te dire… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Luc 7. 36 à 50

« J’ai quelque chose à te dire… »

La Bible nous montre que de tout temps et de différentes manières, Dieu a toujours parlé avec les hommes. Et l’épître aux hébreux, nous dit que « Dieu, dans les derniers temps, nous a parlé par le Fils ». En Jésus, Dieu est venu nous parler et c’est une grâce car nous savons qu’il nous aime et qu’il veut notre bien. Ce matin Dieu est là aussi par l’Esprit Saint. Il est là, comme il est aussi partout dans le monde, il a quelque chose à nous dire à travers le texte que nous avons lu. Sommes-nous prêt à l’écouter ? Que veut-il nous dire en temps que communauté ? Que veut-il nous dire de façon personnelle aussi ce matin ?

 

 

1°) « Un pharisien pria Jésus de manger avec lui… »

Jésus accepte une invitation compromettante, lorsqu’on sait l’opposition des pharisiens à son message. Ce qui montre que pour lui, il n’y a pas de différence. Le Christ est ouvert à tous, il est venu pour tous. Dieu ne fait pas de différences entres les hommes, il les aime tous. Alors que Jésus est là dans cette maison, il se passe quelque chose de particulier. Une femme pécheresse s’invite et se met à pleurer devant Jésus. Puis elle se met à lui essuyer les pieds, à les baiser, les oindre de parfum selon une coutume de l’époque… Tous ceux qui sont là commencent à être troublés et certains s’interrogent : Mais qu’est-ce qu’elle fait ? Elle n’a pas honte ? Quel culot ! Et Jésus, comment se fait-il qu’il ne dise rien, qu’il laisse faire ! Il ne sait pas qui est cette femme ? Tout le mal qu’elle a pu faire ? Il ne pourrait pas la remettre en place ? Alors que chacun s’interroge devant cette scène troublante, le maître de maison y compris, Jésus l’interpelle : « Simon, j’ai quelque chose à te dire… Maître, parle… : Un créancier avait deux débiteurs… Ils n’avaient pas de quoi payer… mais voila que dans un grand élan de générosité, il leur remet la dette ». Quelle histoire ! On aimerait bien rencontrer de tels créanciers, n’est ce pas ? Mais ne rêvons pas, de plus ce n’est pas le message de Jésus ici. L’histoire a quelque chose de bien plus important à nous dire ! Cette parabole nous dit que nous sommes tous pécheur devant Dieu. Nous sommes tous des débiteurs devant Dieu et nous n’avons pas de quoi rembourser notre dette car elle est trop importante : « Le salaire du péché, c’est la mort… ». La mort, c’est tout ce que nous méritons. Nul ne peut se racheter, réparer le mal qu’il a pu commettre, être juste ou le devenir par lui-même devant Dieu. C’est impossible, Dieu est trop Saint, trop parfait et nous trop défaillants. Que l’on soit comme ce pharisien ou comme cette femme pécheresse, c’est la même chose. A la différence que l’une est consciente de son état et l’autre pas. Mais cette parabole nous annonce une nouvelle extraordinaire. C’est que Dieu le grand créancier a décidé dans un bel élan de générosité de nous remettre toutes nos dettes. Il a décidé de lui-même d’effacer l’ardoise sans qu’on le lui demande. Pour certains la note est peut-être « salée », pour d’autres moins, mais qu’importe. En Jésus, Dieu a tout annulé et pour tous plus de dette, c’est beau n’est-ce pas ? Et ce n’est pas un rêve ! C’est tout le message de l’évangile, du salut ! Sans oublier que pour que cela se fasse, il a fallut que quelqu’un paye de sa vie. Jésus, le Fils de Dieu a donné sa vie pour effacer, annuler toutes nos dettes et les condamnations que nous aurions dû subir car nous n’avions pas de quoi payer. C’est beau, c’est la grâce !

2°) « Ta foi t’as sauvé, va en paix… »

Mais revenons à cette femme, et voyons de quelle manière elle s’est approprié cette grâce. Comment le faire nous aussi et en vivre chaque jour. Car il ne suffit pas de connaître ce qu’est la grâce et de s’émerveiller devant elle. Encore faut-il l’accepter et vivre chaque jour dans la grâce de Dieu. Cette femme est là devant Jésus, elle se met à ses pieds avec le vase de parfum qu’elle a apporté. Et c’est là, devant lui qu’elle réalise combien elle a péché. Peut-être qu’à ce moment-là elle repasse toute sa vie devant elle, et ses péchés. Peut-être se sent-elle honteuse et confuse. Elle pleure de regrets, elle pense peut-être qu’elle a raté sa vie, qu’il n’y a plus rien à faire pour elle. En quelque sorte, elle se repent, ses larmes expriment toute sa honte et ses regrets. Elle pleure tant qu’elle mouille même les pieds de Jésus. Puis elle s’incline avec respect devant Jésus et va essuyer ses pieds avec ses cheveux, les baiser et les oindre de parfum. Ce qu’elle fait choque plusieurs témoins de la scène, car ils ne comprennent rien à ce qui se passe. Seul Jésus n’est pas choqué et comprend tout ce qui se passe dans son cœur. Il va alors l’expliquer par une parabole et mettra en pratique son histoire de créancier. Il dira pour finir à la femme : « Tes péchés sont pardonnés… Va en paix, ta foi t’a sauvé…, va en paix, tu es pardonnée, tout est effacé, tu peux recommencer une nouvelle vie. Tout est pardonné, je suis venu pour cela, je ne te condamne pas, tout est effacé. L’histoire que je viens de raconter, est vraie sur le plan de ta vie intérieure et de ton âme ». C’est cela la grâce de Dieu.

Il en va de même pour nous aujourd’hui, même si nous ne sommes pas si débiteurs que cette femme. C’est par la repentance et la foi que l’on peut s’approprier le pardon de Dieu. C’est ce qui se passe à la conversion, mais c’est aussi ce que nous devons renouveler sans cesse après, chaque fois que nous nous endettons à nouveau ! C’est une démarche personnelle, intime à chacun. Ne nous privons pas de la grâce, acceptons-là, vivons en chaque jour ! Entendons la voix de Dieu nous dire et nous redire chaque fois que nous avons été défaillant et que nous le regrettons sincèrement : « Tes péchés sont pardonnés… Ta foi t’a sauvé, va en paix… Va et ne pèche plus ».

3°) « Lequel l’aimera le plus… ? »

Mais Jésus pose encore une question, car la vie chrétienne ne se résume pas au pardon. Jésus a encore quelque chose à nous dire.

D’une part, Jésus n’hésite pas à interpeler son hôte et à le reprendre en mettant en lumière ses propres défaillances. « Vois-tu cette femme… que tu juges et méprises, elle a fait tout ce que toi tu as oublié de faire. Pas d’eau pour mes pieds, pas de baiser d’accueil, pas de parfum, rien. Pour toi, je ne suis qu’un Maître parmi tant d’autres, et encore ! Tu n’as même pas fait le minimum ! Pour elle, je suis le Seigneur, l’envoyé de Dieu. Simon, tu n’es peut être pas un grand pécheur, mais tu l’es quand même, tu es défaillant toi aussi et tu as besoin de la grâce du pardon. Toi aussi tu es débiteur et même si c’est dans une moindre mesure, tu n’as pas les moyens de régler ta dette envers Dieu. Toi aussi tu as besoin de t’incliner devant moi, de reconnaître que tu es pécheur devant Dieu et de recevoir son pardon ».

D’autre part, cette histoire nous amène un peu plus loin encore. Le Seigneur se tourne vers nous aussi et nous questionne : « Vois-tu cette femme… avec quel respect, quel amour elle m’a considéré. Et toi, quelle est la dimension de ton amour et de ton respect pour moi ? Combien je compte pour toi ? Quelle place ai-je dans ta vie ? Quelle conscience as-tu de la dimension de mon amour pour toi, de la grâce, du pardon que je t’offre et que je renouvelle chaque jour ! Quelle conscience as-tu du salut que je t’ai donné ? Quelle conscience du prix que cela m’a coûté pour régler ta dette ? C’est ma vie qui a payé et qui a tout réglé. Quel amour, quelle adoration, quel respect pour moi ?

Du coup, la femme pécheresse devient exemple. Exemple de repentance mais aussi exemple d’adoration, de respect, d’amour et de service. Quelle soir plus aimée parce qu’elle a beaucoup péché, ne nous dispense pas à nous qui avons moins péché, d’aimer celui qui a sacrifié sa vie pour nous !

« J’ai quelque chose à te dire… »

En Jésus, Dieu nous a fait une grâce immense, extraordinaire, il a effacé tous nos péchés. Ne restons pas indifférents devant cette réalité. Acceptons-la avec foi et vivons en chaque jour. Que cette grâce nous encourage à aimer Dieu toujours plus, à l’adorer, le servir avec joie et consécration.

Pasteur Joël Mikaélian 16/06/13

 

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux