Accueil Messages du Culte Culte du dimanche 15 septembre 2013 - «Servez l’Eternel avec joie… »
Culte du dimanche 15 septembre 2013 - «Servez l’Eternel avec joie… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte
Ps. 1 / Ps 100. 2 et 3 / Jean 15. 1 à 11

« Servez l’Eternel avec joie… »

C
’est une belle exhortation que le Seigneur nous adresse à travers ce verset du Ps 100. Une invitation à le servir joyeusement. Dieu ne s’intéresse pas seulement à ce que nous faisons pour lui, mais aussi à la qualité de ce service, à nos dispositions intérieures, nos motivations. Il est bon de se mettre au service de Dieu dans la vie de l’église, c’est la vocation de tout chrétien. Mais il est bon de s’interroger aussi régulièrement sur la façon dont nous accomplissons nos responsabilités de conseillers, de diacres ou de membre d’église. Faute de quoi, notre ministère peut très vite devenir une charge, une obligation pénible, quelque chose que nous accomplissons soit en dilettante, ou sans grand enthousiasme, ou pire encore avec amertume. Nul n’est à l’abri de cela, mis à part ceux qui refusent de servir !
Alors, interrogeons-nous ce matin sur la qualité de notre service, notre façon de nous engager dans la vie de l’église. Laissons-nous renouveler par l’Esprit Saint en ce début d’année. Comment servir Dieu avec joie, en quoi réside cette joie, comment la vivre au quotidien ? Quelle est notre joie ?
1°) « Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants… »
Le Ps 1 parle de la joie du salut, la joie de connaître Dieu, la joie de vivre en accord avec la Parole de Dieu. C’est une joie de ne pas vivre comme les méchants, comme ceux qui vivent sans se soucier de Dieu, de ce qui lui est agréable. C’est un véritable bonheur et non un handicap de vivre selon les conseils de Dieu. De trouver de la joie dans la méditation de la Parole de Dieu, d’aimer communier avec Dieu, d’aimer entendre sa voix. C’est alors que notre vie est comme un arbre planté près des courants d’eau. Toujours rafraîchie, toujours renouvelée par l’Esprit, même en période de sècheresse, de désert, d’épreuves. Alors notre vie est pleine de promesses, de fruits de saison, de vitalité et de réussite. Réussite selon Dieu et non selon le monde matérialiste livré à la dictature de la consommation, de l’hédonisme, de la convoitise au lieu du contentement.
Tout service pour Dieu, dans l’église ou au-delà, ne peut faire l’économie d’une relation vivante et étroite avec celui que l’on sert. Faute de quoi, même les plus belles actions, les plus belles réalisations, les plus belles missions sont voués à l’échec au regard de Dieu. Bien des choses peuvent nous paraîtres efficaces, des réussites à nos yeux mais de véritables échecs aux yeux de Dieu, des œuvres et des actions qui se révéleront stériles au dernier jour.
Servons l’Eternel en communion avec lui, par sa Parole, c’est de loin le service le plus efficace, qui porte du fruit en sa saison, c'est-à-dire dans le temps et pas toujours dans l’instant présent. C’est de plus là que le service devient et redevient toujours joyeux. C’est là que l’on trouve la joie.
2°) « Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite » (Jean 15. 11)
En Jean 15, Jésus confirme ces paroles du psaume 1. Il présente la relation qu’il souhaite avoir avec ceux qui veulent le servir, à travers cette image du cep et des sarments. Tout serviteur, responsable, tout chrétien est comme un sarment qui doit être obligatoirement attaché au cep pour pouvoir vivre et porter du fruit. Porter le fruit de l’Esprit d’abord, « l’amour, la paix, la joie, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ». Tout serviteur, responsable, tout chrétien est comme un sarment qui doit être régulièrement émondé, taillé afin de porter davantage de fruit, afin que sa vie soit toujours plus un témoignage puissant. C’est aussi dans cette communion que s’opère notre sanctification. Ce n’est qu’au contact quotidien avec la Parole, à l’écoute de l’Esprit Saint qui a inspiré ces paroles et qui les anime, que peut s’accomplir notre sanctification. Plus je m’en éloigne, plus je deviens insensible au mal, au péché, à mes faiblesses. Plus je m’en éloigne et plus je développe une vie chrétienne charnelle, c'est-à-dire voué à mes idées, mon caractère et à mes désirs de bien être personnel. Mon service devient alors une charge et non un bonheur, sujet à conflit intérieur et non à la joie. Il devient aussi parfois service amer, service de soi, de son égo avec tout son cortège de découragements, de plaintes, et de frustrations.
Servons l’Eternel en communion avec son Esprit qui demeure en nous, en développant ce fruit de l’Esprit, en ayant le courage de nous remettre en question. Servons le Seigneur dans la sainteté, car celui que nous servons est Saint. C’est là que notre service pour Dieu, notre participation à la vie de l’église devient un réel bonheur.
3°) « C’est bien, bon et fidèle serviteur… entre dans la joie de ton maître… » (Mat. 25. 14)
Jésus a insisté à mainte reprise sur la façon dont sera jugé chaque serviteur, chaque responsable, chaque chrétien. Servir sans tenir compte de cette vérité nous mènera souvent au découragement, ou à effectuer un service minimum, ou bien encore à la révolte. Car nous vivons dans un monde qui fonctionne sur le registre de l’immédiateté, de la culture du résultat, de l’efficacité, du gain. Chacune de nos actions est évaluée, analysée en termes de profit et non plus en termes de bien, de justice. On se pose de moins en moins la question de savoir si une chose est vraie, mais s’interroge plutôt de savoir ce qu’elle peut nous apporter. Les chrétiens aussi prennent cette habitude. L’important n’est plus la vérité mais le résultat. Le résultat devient même pour beaucoup un critère de vérité. L’apôtre Paul a lui-même eu beaucoup de difficulté à ce sujet avec l’église de Corinthe. C’est pour cela qu’il leur écrit : « C’est pourquoi, ne jugez de rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due » (1 Cor. 4. 5)
Tout serviteur, tout disciples, tous chrétien se doit de vivre en tenant compte de l’enseignement de Jésus. Tout service, toute action faite pour le Seigneur et selon ses critères à lui, aura obligatoirement un résultat et une récompense. Celui-ci sera parfois visible parfois non. Jésus ira jusqu’à dire que même un verre d’eau donné en son nom, avec son amour, aura sa rétribution. Le Seigneur l’a promis et c’est sur ses promesses que nous devons fonder notre service et notre engagement pour lui. Il n’y aura pas de prière, pas de paroles d’encouragement, pas de geste d’amour, pas de témoignage fait en son nom et selon ses principes, qui puisse rester sans résultat et sans récompense ! Nous n’avons pas à nous interroger là-dessus, c’est un fait acquis. Dieu est Dieu, il est vérité, il ne peut mentir. C’est pourquoi « Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes ». Faites-le avec la certitude que « votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur ».
Le Seigneur nous invite à le servir avec joie, même au milieu des souffrances et des épreuves. Jacq. 1. 2 « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés… » Pourquoi ? « Sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience… ». Sachant qu’un jour, au dernier jour, lorsque tout sera dévoilé, lorsque le juste juge nous regardera, évaluera notre vie selon ses critères, il pourra nous dire : « C’est bien bon et fidèle serviteur… entre dans la joie de ton maître… ». Entre dans la joie éternelle.
« Servez l’Eternel avec joie… »
Que ce soit notre devise en cette nouvelle année. Servons le Seigneur dans la joie d’une communion renouvelée par la méditation de sa parole, éclairé par son Esprit, confiant en sa puissance et en son amour, quelles que soient les circonstances. Servons-le avec joie même dans les épreuves sachant que rien n’est vain dans le Seigneur. Servons-le en comptant sur ses promesses et sur son regard à lui et non celui des hommes. Servons-le avec contentement, c’est une grâce qu’il nous fait. Servons-le de tout cœur avec consécration, car il s’est donné entièrement pour nous. Jésus ne s’est pas donné avec mesure pour nous sauver. Il a tout donné, il n’y a pas de plus grand amour que ce don de sa vie. Ne soyons pas négligeant. Il est digne d’être servi avec joie et enthousiasme.
Poussez vers l’Eternel des cris de joie… Servez l’Eternel avec joie… Venez avec allégresse en sa présence… C’est lui qui nous a fait… Nous lui appartenons… Célébrez-le… Il est bon pour toujours… fidèle de génération en génération… »
Pasteur Joël Mikaélian
15/09/13
 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux