Accueil Messages du Culte Culte du mercredi 25 décembre 2013 - «Où est le roi des Juifs qui vient de naître…»
Culte du mercredi 25 décembre 2013 - «Où est le roi des Juifs qui vient de naître…» PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Es. 52. 7 à 12 / Matt. 2. 1 à 6

« Où est le roi des Juifs qui vient de naître… »

Alors que Jésus vient de naître dans le monde, des hommes cherchent un roi. Ce sont des mages d’Orient, des gens instruits, des savants, des sages. C’est ainsi qu’on les considérait à cette époque. Ces mages sont probablement des astronomes qui observaient l’univers. Ils devaient certainement s’interroger sur l’origine et le mystère de la vie, sur l’existence d’un Dieu créateur. Peut-être avaient-ils eu quelques connaissances à ce sujet au travers de témoignages de juifs exilés. Toujours est-il que lorsque Jésus est né, ils ont vu quelque chose d’inhabituel, une étoile pas comme les autres, une lumière particulière dans le ciel. Ils en concluront qu’un grand roi vient de naître et ils partent à sa recherche pour le connaître et l’adorer.

Des hommes cherchent le roi qui vient de naître, alors que d’autres sont troublés en apprenant la nouvelle. Pourtant, ces derniers en savent bien plus que ces mages. Ils connaissent des écrits, des prophéties annonçant cette naissance. Ils connaissent même le nom de la ville. Mais ils sont troublés. Etonnant non ? Que le roi Hérode craigne pour son trône, cela peut se comprendre, mais les autres !

Des hommes cherchent Dieu, d’autres sont troublés aujourd’hui encore face à la naissance de Jésus. Et nous sommes là, ce matin, pour célébrer cet événement, la venue de Dieu sur terre. Nous sommes là dans la joie de Noël, cette joie de savoir que Dieu est venu vers nous pour nous sauver. Mais il se peut aussi que nous soyons là avec nos questions, nos incertitudes.  Il se peut que nous soyons là avec nos déceptions si notre vie ne se passe pas comme nous l’aurions souhaité. Il se peut que nous soyons là avec nos souffrances, nos besoins dans tel ou tel domaine. Il est possible que notre joie soit plus ou moins ternie par les ténèbres qui sont en nous, ou celles qui nous entourent.

Mais Noël nous parle et nous rappelle un beau message, une bonne nouvelle à entendre et à réentendre. « Qu’ils sont beaux…les pieds de celui qui annonce de bonnes nouvelles, qui publie le salut… ». Méditons sur ce message.

1°) « Ton Dieu règne… »

Bien des siècles avant la naissance de Jésus, le prophète Esaïe annonce des temps particuliers de restauration et de consolation à son peuple en exil à Babylone. Il annonce le salut de Dieu. Il dit que Dieu est un Dieu qui sauve, un Dieu qui règne, qui a tout entre ses mains. Il parle de la naissance du Messie comme la venue d’une belle espérance. Il dit que Dieu règne. Dieu règne malgré tout, malgré les injustices, la souffrance, les épreuves, l’exil, les drames de toutes sortes. Dieu règne même au milieu des ruines de Jérusalem. Ce qui veut dire pour nous aujourd’hui que Dieu règne malgré notre monde en crise, malgré nos sociétés en crise, nos familles en crise. Pour Esaïe, nul doute que Dieu règne. C’est pourquoi il invite le peuple, il nous invite à l’espérance en faisant référence à la naissance du Messie : « Les ténèbres ne règneront pas toujours sur la terre où il y a maintenant des angoisses… » (Es. 8. 23). La naissance de Jésus nous dit que le mal ne règnera pas toujours, car un roi est né et c’est lui qui règne pour l’éternité. « Jésus, est la lumière du monde… » (Cf. Jean 1) Jésus est venu éclairer nos ténèbres et instaurer un règne nouveau, celui de la grâce.

2°) « Où est le roi des juifs… »

Les mages ont raison ou non ? Ont-ils vu juste ou pas ? Oui et non. Dieu reste surprenant, sa sagesse dépasse toujours de loin la nôtre. Ses plans, ses voies sont toujours au-delà  des nôtres. Dieu voit toujours beaucoup plus grand que nous, beaucoup plus loin que nous. Son amour est immense car il englobe l’humanité entière. C’est pourquoi, lorsque ce fameux « roi des Juifs » commencera sa mission sur terre, il dira des choses surprenantes : « car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle… » (Jean 3. 16) Dieu n’est pas seulement le Dieu de certains, Jésus n’est pas seulement le roi des Juifs, mais il l’est pour tous. Dieu ne met pas de limites à son amour, à sa grâce, à sa bonté… S’il a choisi dans les temps anciens un peuple parmi d’autres, au temps marqué, en Jésus, il se donne à tous. Les mages d’Orient seront peut-être les premiers païens à croire en ce Dieu. Aujourd’hui encore, la naissance de Jésus, la révélation aux mages, nous dit cet amour sans limite de Dieu. Dieu ne fait pas de différence entres les humains, selon leur origine ou leur situation sociale, … Nous sommes tous égaux à ses yeux, différents certes, à bien des égards, mais égaux devant lui. Il est venu pour sauver l’humanité entière et nous donner une espérance éternelle, la vie éternelle. Il a ouvert pour tous le chemin vers l’éternité, vers cette vie, vers ce monde nouveau où le mal n’aura plus de place. Un monde où il n’y aura plus d’injustices, plus de maladies, plus de larmes, plus d’épreuves, … Il suffit de croire pour être au bénéfice de sa grâce.

3°) « Eclatez ensemble en cris de joie… »

Même les ruines, dit Esaïe, éclatez de joie. Car Dieu est venu vers nous. En Jésus, il est venu nous dire combien il nous aime. Bien plus, « Jésus a fait la purification des péchés… » (Heb. 1). Puis il s’en est allé nous préparer un monde nouveau. Il est celui qui console, qui rachète, qui sauve, qui libère de l’esclavage du mal, du péché, de la condamnation et de la mort éternelle. Il a payé le prix du rachat, il a donné sa vie.

« Purifiez-vous… », dit Esaïe, à son peuple en exil, préparez-vous pour le retour. « N’ayez pas peur, ne partez pas en fuyant… Car l’Eternel ira devant vous… et il fermera votre marche ». C’est ce que Dieu a fait maintes fois pour le peuple d’Israël. C’est ce qu’il a fait pour les mages. C’est ce qu’il veut faire encore aujourd’hui pour tous ses enfants, ainsi que pour tous ceux qui le cherchent, qui cherchent la vérité. C’est ce qu’il veut faire pour chacun d’entre-nous aujourd’hui encore. Notre chemin peut être long, comme celui des mages. Il peut être semé d’embûches comme le leur. Il se peut que par moment il nous semble que nous perdions la direction, l’étoile, la lumière, comme eux. Il se peut que nous soyons confrontés à l’opposition ou l’indifférence, comme eux. Il se peut que nous soyons tentés de nous arrêter, ou de rebrousser chemin, comme ils ont dû être tentés de le faire. Il se peut que nous pensions nous être trompés car le chemin par lequel nous passons ne semble pas être celui auquel nous avions pensé. Il se peut que par moment, les ténèbres soient plus épaisses et nous empêchent de voir clair… Mais Dieu veille toujours, comme il a veillé sur la route des mages. Il s’est même servi de quelques incrédules pour les remettre en route. Il s’est servi aussi de sa Parole prophétique pour leur indiquer la voie à suivre. Dieu fait de même aujourd’hui encore pour tous ses enfants comme pour tous ceux qui le cherchent sincèrement. Il fera toujours à nouveau briller l’étoile pour nous diriger et nous éclairer. Il en va ainsi de la vie avec Dieu, de notre vie. Réjouissons-nous, éclatons en cris de joie, disons et redisons sans cesse qu’en Jésus, nous serons toujours vainqueurs, éclairés, consolés, guéris, conduits, relevés, restaurés, pardonnés… Toujours ! « Les ténèbres ne règneront pas toujours sur la terre… » Jésus la lumière du monde est venu éclairer les ténèbres du mal et de la méchanceté par son amour et la grâce du salut.

En ce jour de Noël, au terme d’une année et au seuil d’une autre, que ces paroles d’Esaïe nous accompagnent, qu’elles nous donnent courage pour continuer le chemin sans nous laisser détourner, sans nous relâcher, sans nous arrêter. « L’Eternel ira devant vous… et il fermera votre marche ». Afin que comme les mages, nous puissions poursuivre notre route avec joie ; joie de connaître le Fils de Dieu, joie de son salut et de son amour ; joie de sa présence et du monde nouveau vers lequel il nous mène sûrement.

« Où est le roi des Juifs qui vient de naître… »

Si comme les mages, nous cherchons encore ce roi, que Dieu nous accorde la grâce de le reconnaître dans le nouveau-né de la crèche. Qu’il nous accorde la grâce de croire qu’il est le Messie, le Sauveur du monde.

Quand à nous qui l’avons reconnu et qui faisons route avec lui, continuons à marcher avec foi, confiance, persévérance et assurance. Et comme les mages, adorons-le, honorons-le par nos vies et notre témoignage !

Pasteur Joël Mikaélian
25/12/13

 

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux