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Messages du Culte

Être sur le banc de touche

Lecture

P

saume 61 : «Au chef des chantres. Sur instruments à cordes. De David. O Dieu ! Écoute mes cris, Sois attentif à mes prières ! Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu ; conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre ! Car tu es pour moi un refuge, une tour forte, en face de l'ennemi. Je voudrais séjourner éternellement dans ta tente, me réfugier à l'abri de tes ailes. -Pause. Car toi, ô Dieu ! Tu exauces mes vœux, tu me donnes l'héritage de ceux qui craignent ton nom. Ajoute des jours aux jours du roi ; que ses années se prolongent à jamais ! Qu'il reste sur le trône éternellement devant Dieu ! Fais que ta bonté et ta fidélité veillent sur lui ! Alors je chanterai sans cesse ton nom, en accomplissant chaque jour mes vœux.»

Introduction

Avez-vous déjà ressenti le fait d'avoir été mis sur la touche, mis de côté ?
Quels sentiments ont alors traversé votre âme tandis que vous vous retrouviez inutile, inactif et improductif ?

Pensiez-vous ne pas être assez qualifié pour ce que vous souhaitiez faire, ne pas être jugé digne de confiance pour qu'on vous donne une responsabilité, que vous étiez trop vieux ou trop jeune pour occuper la fonction que vous désiriez, que vous n'étiez plus dans le coup, que vous n'aviez pas le profil souhaité, ou plus simplement aviez-vous cru être rejeté, exclus voir même être mal aimé ?

Être mis sur la touche n'est pas quelque chose que l'on accepte facilement car lorsque l'on se sent mis de côté cela entraîne bien souvent des douleurs, des frustrations, la sensation d'être puni injustement et tout cela nous rabaisse dans notre amour propre.

Le psaume 61 est celui d'un roi qui expérimenta le fait d'être mis sur la touche. En effet, lorsque David écrivit ce psaume, il n'était plus qu'un roi fugitif.

Mais qui David fuyait-il ?


Il fuyait son propre fils Absalom qui s'était révolté contre lui et avait comploté un coup d'état pour prendre sa place.

Absalom dans sa révolte se lança à la poursuite de son père dans le but de le tuer pour l'empêcher de retourner à Jérusalem et de reprendre le trône. Car, pour Absalom, éliminer son père lui permettait d'asseoir sa royauté.

Que devait ressentir David au milieu de telles circonstances ? Lui qui était le roi d'Israël, le voilà maintenant en fuite comme un brigand … Combien la douleur devait être vive et l'incompréhension présente dans son cœur. David avait certainement pensé qu'il terminerait son règne autrement ! Alors qu'il avait expérimenté dans le passé la nécessité de fuir, à la suite de la jalousie violente du roi Saül, le voilà de nouveau obligé de revivre pratiquement la même situation !

N'est-il pas difficile d'accepter de telles circonstances ? Est-il possible d'en comprendre la raison ? Nous connaissons tous ce verset de l'apôtre Paul dans Romains 8/28 où il déclare : «que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.» Mais au cœur de l'adversité et du combat, il n'est pas toujours facile de voir le bien-fondé de l'expérience que l'on traverse. On n'a souvent pas assez de recul pour discerner la main de Dieu en action dans notre vie ce qui nous permettrait certainement de traverser les difficultés sans éprouver les sentiments qui s'y rattachent.

Dans le psaume 61, nous lisons une prière qui est en réalité le cri d'un homme dans l'abattement, dans l'opposition et l'adversité la plus farouche ! «O Dieu ! Écoute mes cris, sois attentif à mes prières ! Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu; conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre !» Au travers de ce psaume nous découvrons la réalité d'un homme qui n'a plus qu'un seul espoir, celui de trouver en Dieu le secours et la protection dont il a besoin.

1- Être appelé sur le banc de touche.

Dans sa fuite David passa le Jourdain et arriva à Mahanaïm un lieu situé après du Jabbok. 2 Samuel 17/24: «David arriva à Mahanaïm. Et Absalom passa le Jourdain, lui et tous les hommes d'Israël avec lui.» Mahanaïm était un lieu chargé d'histoire. Cet endroit avait été appelé ainsi par Jacob alors qu'il retournait vers son frère Esaü avec lequel il s'était fâché des années auparavant. Là, au bord du Jabbok, Jacob rencontra des anges et appela ce lieu: «Mahanaïm» qui signifie «deux camps».

Mahanaïm, au bord de la rivière du Jabbok, était un endroit propice géographiquement pour établir un campement. C'était un lieu où il faisait bon se ressourcer avant de reprendre le chemin, voir d'affronter les difficultés du voyage. Là où Jacob avait reprit courage, David allait-il connaitre la même chose ? En arrivant à cet endroit David déclara : «Car tu es pour moi un refuge, une tour forte, en face de l'ennemi. Je voudrais séjourner éternellement dans ta tente, me réfugier à l'abri de tes ailes.»

C'est dans cet endroit que David fut inspiré à écrire ce psaume. Il devait sentir dans ce lieu toute la grâce et la protection de Dieu qui entouraient sa vie.

2- Une pause nécessaire et pleine de sens.

Dans la suite du psaume nous lisons un petit mot qui pourrait passer inaperçu si on ne s'arrêtait pas dessus pour en découvrir le sens. C'est le mot : «pause». Une pause en hébreu se dit : «Sélah» ce qui signifie littéralement : «élever» ou «exalter».  Ce mot est aussi un terme technique employé en musique pour permettre une interruption dans un morceau. Ainsi lorsqu'un musicien lit une pause dans une partition, il sait qu'il doit s'arrêter de jouer pendant un certain laps de temps. La pause va permettre ainsi au musicien de reprendre son souffle avant de pouvoir poursuivre la suite de son morceau. Mais en même temps elle va permettre par le silence qu'elle génère d'accentuer un certain passage musical.

Quelle belle image nous est offerte au travers de ce psaume 61 ! Car il arrive parfois que sur la partition de notre vie, Dieu ait inséré à plusieurs endroits certaines pauses… N'avez-vous jamais expérimenté une pause dans votre vie ? Un moment d'interruption? Certains vivent la pause comme un temps de recul, d'autres comme un temps de rupture et parfois même un temps d'isolement forcé. Car qui est prêt à s'arrêter d'agir, à s'arrêter de jouer en pleine partition, au beau milieu de sa vie ? La pause en musique n'a pas d'autre but que d'aider le musicien à reprendre son souffle et à donner du relief à la suite du morceau.

N'avez-vous jamais ressenti le besoin de reprendre votre souffle et de marquer une pause dans vos activités pour permettre aussi à votre vie de prendre du relief ? Pour beaucoup de gens, la vie actuelle ne laisse que peu de place pour réaliser réellement ce qu'ils font et ce qu'ils ont. C'est ainsi que l'insatisfaction gagne les cœurs et en excite les convoitises.

La pause en hébreu peut se traduire aussi par : «Élevez vos yeux et bénissez» Il y a là encore une image intéressante à relever car la pause est le moment idéal pour relever les yeux et pour bénir Dieu de ce qu'il nous a donné. Avez-vous ces temps de pause dans votre vie, des moments où vous arrêtez vos activités pour simplement élever vos yeux, sortir de vos préoccupations présentes pour simplement rendre grâce pour ce que vous avez et pour bénir ceux qui vous entourent ?

3- La pause dans la vie de David.

A Mahanaïm, David s'apprêtait à devoir combattre son fils et toute l'armée qui était à sa poursuite, mais il est écrit dans 2 Samuel 17/27-29 que : «Lorsque David fut arrivé à Mahanaïm, Schobi, Makir, et Barzillaï, apportèrent des lits, des bassins, des vases de terre, du froment, de l'orge, de la farine, du grain rôti, des fèves, des lentilles, des pois rôtis, du miel, de la crème, des brebis, et des fromages de vache. Ils apportèrent ces choses à David et au peuple qui était avec lui, afin qu'ils mangent; car ils disaient : Ce peuple a dû souffrir de la faim, de la fatigue et de la soif, dans le désert.»

Ces trois hommes que sont Schobi, Makir, et Barzillaï savaient l'importance d'une pause dans la vie d'un homme. Ils savaient que le peuple avait souffert dans le désert et qu'il était nécessaire pour eux de reprendre des forces avant d'envisager toute autre chose. Alors ils apportèrent :
- Des lits pour leur permettre de prendre du repos.
- Des bassins et des vases de terre pour permettre aux hommes de se laver.
- Du froment, de l'orge, de la farine, du grain rôti, des fèves, des lentilles, des pois rôtis, du miel, de la crème, des brebis, et des fromages de vache pour leur servir de nourriture.

Dans tous ce que ces trois hommes apportèrent nous trouvons l'essentiel de ce que nous avons besoin pour pouvoir reprendre des forces.

N'y a-t-il pas encore dans toutes ces choses une dimension spirituelle pour nous aujourd'hui ? Car nous aussi nous traversons des déserts difficiles, nous évoluons dans des situations fatigantes et éprouvantes qui diminuent chaque fois plus nos ressources. Mais, Dieu qui connait nos forces et nos faiblesses mieux que nous même n'hésitera pas à placer une pause dans notre vie pour nous amener à expérimenter son repos à lui.

• Dans Esaïe 30/15, Dieu déclare : «C'est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, c'est dans le calme et la confiance que sera votre force.»

• Dieu sait aussi que nous avons besoin d'être purifié continuellement par rapport à tout ce que nous vivons alors il mettra à notre disposition l'eau de sa parole comme il est écrit dans Ephésiens 5/25-26 : «Christ a aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l'eau de la parole»
• Enfin le Seigneur nous donnera toute la nourriture dont nos âmes ont besoin car il y a toujours une profusion de pain dans la maison du Père. Au Psaumes 78/25 il est dit du peuple d'Israël dans le désert : «Ils mangèrent tous le pain des grands, il leur envoya de la nourriture à satiété.»

4- Une illustration édifiante.

En lisant ce psaume, j'ai repensé au jour où allant voir mon fils jouer au Basket Ball pour l'encourager, j'ai pu remarquer pendant le match l'entraîneur de son équipe qui observait chacun de ses joueurs. Cet entraîneur était confronté à un problème car il avait plus de participants que de joueurs possibles sur le terrain. Pour parer à ce petit problème, il effectuait régulièrement des remplacements pour permettre à tous les joueurs de l'équipe de «toucher le ballon».

Mais j'ai observé la réaction de chacun des joueurs qui étaient ainsi rappelés sur le banc de touche pour être invités à faire une pause. Curieusement certains joueurs étaient mécontents de devoir abandonner ne serait-ce que quelques minutes le match. J'ai pu ainsi voir devant mes yeux l'effet que produit le banc de touche sur les joueurs.

En effet, qui aime être mis sur la touche ? Qui aime laisser sa place à un autre ? Lorsqu'on nous met sur la touche, on a l'impression d'être mis de côté et on pense souvent que ce choix signifie qu'on joue mal ou qu'on n'est pas dans le coup.

Pour d'autres joueurs ce fut le contraire. Il me semblait qu'ils étaient soulagés de pouvoir ainsi retourner s'asseoir. On aurait dit que l'entraîneur leur faisait une grâce en les rappelant sur le banc de touche. L'œil exercé de l'entraîneur avait discerné que ces joueurs étaient essoufflés et épuisés. Quelle joie pour le joueur alors de pouvoir se reposer quelques minutes avant de repartir dans le match. Tout cela m'a permis de découvrir plusieurs choses et de réaliser que le fait d'être mis sur la touche n'est pas toujours quelque chose de négatif ! Pour encourager ceux et celle qui ne comprennent pas et qui réagissent mal lorsque parfois ils ressentent qu'ils sont mis sur la touche, j'aimerais simplement partager certaines réflexions que je me suis faites lorsque j'ai pu remarquer certaines choses qui se passent sur un banc de touche.

5- Les raisons de la mise sur la touche.

Alors qu'il est sur la touche le joueur va pouvoir obtenir plusieurs choses :

a) Il va tout d'abord pouvoir reprendre son souffle car il est impossible de jouer correctement avec le souffle coupé ! Lorsque nous regardons dans la bible nous découvrons que le souffle est le symbole du Saint-Esprit. Mais combien de personnes ont le souffle coupé ou combien d'hommes et de femmes manquent de souffle ? Dans le cadre de l'activité spirituelle nous avons besoin du Saint-Esprit car sans le souffle, il est impossible de continuer la course. Alors il est bon parfois que le divin entraîneur nous appelle sur le banc de touche pour que nous puissions reprendre notre souffle. Dans le livre de Job 33/4 il est écrit: « L'Esprit de Dieu m'a créé, et le souffle du Tout-Puissant m'anime.»

b) Sur le banc de touche le joueur va aussi pouvoir prendre du recul sur le match.

Parfois le fait d'être au cœur de l'action nous empêche de voir correctement les choses et d'avoir une analyse juste de ce que nous vivons. Nous butons sur des impossibilités et nous nous épuisons souvent parce que nous manquons de recul. Alors qu'assis sur notre banc de touche nous allons pouvoir découvrir des ouvertures possibles, des solutions qui ne nous apparaissaient pas jusque-là ! Psaumes 119/59 : «Je réfléchis à mes voies, et je dirige mes pieds vers tes préceptes.»

c) Sur le banc de touche le joueur va pouvoir écouter les précieux conseils de son entraîneur. Combien les conseils de Dieu sont précieux pour nos vies ! Le banc de touche c'est un moment qui va permettre une meilleure écoute dans notre vie et qui va nous replacer dans l'intimité du Seigneur. Ne faisons pas l'économie des conseils de Dieu pour vouloir à tout prix diriger notre vie selon nos idées. Nos bancs de touche doivent devenir de lieux de prière ! Au Psaumes 32/8 le Seigneur dit : «Je t'instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; je te conseillerai, j'aurai le regard sur toi.»

d) Sur le banc de touche le joueur va pouvoir recevoir certains soins. Nous savons tous par expérience que le match dans lequel notre vie est engagée nous provoque souvent des blessures. Nous endurons des déceptions, nous supportons des frustrations, nous devons faire face à des trahisons qui laissent dans notre âme des plaies qui ont besoin de soins. Le banc de touche c'est aussi l'endroit où nous recevons tous les soins. Le Seigneur déclare dans Jérémie 30/17 : «Mais je te guérirai, je panserai tes plaies, dit l'Eternel.»

e) Sur le banc de touche le joueur va pouvoir se désaltérer. N'êtes-vous pas vous aussi parfois assoiffé et comme déshydraté par les efforts que vous avez déployé chaque jour? Le roi David disait au Psaume 63/2 : «O Dieu ! Tu es mon Dieu, je te cherche ; mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, dans une terre aride, desséchée, sans eau.» Le monde dans lequel nous vivons est sec et les puits de ce monde sont remplis d'une eau croupissante. Comment pouvons-nous alors recevoir de quoi étancher notre soif ? Jésus a déclaré dans Jean 7/37 : «Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive.»

En détaillant ces points j'espère que vous avez pu découvrir et réaliser l'importance du banc de touche, car chaque homme de Dieu est passé sur ce banc de touche un jour ou l'autre de sa vie  l'endroit même où peut-être tu es assis aujourd'hui.

6- Le banc de touche dans la vie des hommes de Dieu.

Eli le prophète eut lui aussi son banc de touche. Dans 1 Rois 17, nous voyons Dieu l'appeler à se rendre au bord du torrent du Kérith. Ce fut pour Eli un temps de pause dans sa vie, un moment de ressourcement et de protection. Pendant tout le temps passé au bord du torrent, Eli pouvait se sentir horriblement inutile. Il aurait pu protester et demander à Dieu la raison d'une telle perte de temps. Mais sans se poser de question Eli compris que ce temps était un témoignage de la sollicitude de Dieu à son égard et non une quelconque mise à l'écart. Parfois le banc de touche se trouvait dans les montagnes d'Israël ou au bord d'une rivière mais pour d'autres tel l'apôtre Jean ce fut la captivité sur l'ile de Patmos. Pour l'apôtre Paul ce fut au début de sa vie spirituelle le désert d'Arabie puis sur la fin de sa vie les prisons romaines. Mais c'est souvent sur ces bancs de touche que s'écrivirent les récits de l'histoire de tous ces hommes ! Ces bancs de touche étaient des lieux, des moments où ils reprenaient leur souffle, où le combat prenait une autre dimension, où leur vision s'éclaircissait et surtout un temps où l'entraîneur le coach divin dispensait ses conseils salutaires pour la suite du combat.

Jésus lui-même passa sur le banc de touche ! C'était même un lieu où il aimait passer son temps…là dans la présence du Père ! Les 40 jours dans le désert furent un temps essentiel pour le Seigneur avant qu'il n'entre pleinement dans son ministère. Et puis Jésus connut aussi un autre banc de touche celui sur lequel aucun de nous n'ira s'asseoir. Pendant trois jours, Jésus resta dans le tombeau… Le pire de tous les bancs de touche qui puisse exister ! Dans le tombeau, Christ resta prisonnier de la mort pendant trois jours. Après avoir subi sur la croix le châtiment que nous méritions à cause de nos péchés, la mort l’a mis sur le banc de touche pendant trois jours pour que nous soyons réconciliés avec Dieu. Là, dans la noirceur du tombeau, allait se jouer toute l'histoire de l'humanité.

Christ allait-il rester prisonnier de ce lieu ou allait-il retourner aux vestiaires avec la défaite ? Non ! Le troisième jour, il ressuscita prêt à retourner dans le combat avec encore plus de force.

7- Conclusion : Regardons maintenant de nouveau au roi David.

La pause a-t-elle été pour lui profitable ? Écoutons-le dans les versets qui suivent la pause, le «Sélah». David dira : «Car toi, ô Dieu! Tu exauces mes vœux, tu me donnes l'héritage de ceux qui craignent ton nom. Ajoute des jours aux jours du roi ; que ses années se prolongent à jamais ! Qu'il reste sur le trône éternellement devant Dieu ! Fais que ta bonté et ta fidélité veillent sur lui ! Alors je chanterai sans cesse ton nom, en accomplissant chaque jour mes vœux.»

Sans aucun doute nous pouvons dire que la pause fut pour David le sujet d'un véritable ressourcement, d'une profonde restauration. L'espoir venait de renaître en lui.

Alors qu'auparavant il était dans la fuite et le désarroi à la recherche d'un refuge pour se protéger ; nous le voyons maintenant projeter de retourner à Jérusalem pour reprendre sa place de roi dans laquelle Dieu l'avait placé. La voix de Dieu avait sans nul doute résonné dans son cœur et il était sorti de la confusion. Pour lui ce n'était plus la voix ni des supporters, ni des opposants qui comptait désormais mais uniquement la voix de Dieu. Peut-être avez-vous réalisé que le fait d'être mis sur la touche n'est pas aussi grave que vous le pensiez !

Alors qu'on appelle cette expérience la mise à part ou le banc de touche ou la pause nous devons accepter ce temps comme salutaire pour notre vie. David dira dans le dernier verset de son psaume : «Alors je chanterai sans cesse ton nom, en accomplissant chaque jour mes vœux.»

Que puis-je vouloir pour vous...? Que ceux qui sont essoufflés, fatigués, assoiffés ou blessés puissent passer sur le banc de touche divin pendant que les autres continueront le match et que vite ils reviennent renouvelés et restaurés. N'essayez pas de jouer tout le match en espérant éviter le banc de touche car la victoire passe inévitablement par ce passage essentiel.

David Chahinian
19/01/2014

 

 

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