Accueil Messages du Culte Culte du dimanche 22 juin 2014 «Celui qui mange ce pain vivra éternellement…»
Culte du dimanche 22 juin 2014 «Celui qui mange ce pain vivra éternellement…» PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Deut 8. 1 à 3 / 1 Cor. 10. 16 et 17 / Jean 6. 51 à 58

« Celui qui mange ce pain vivra éternellement… »

Vivre éternellement, quelle question, quel rêve ! N’est-ce pas le désir de tant d’êtres humains depuis les origines de notre monde ! L’Ecclésiaste nous dit que Dieu a mis dans le cœur de l’homme, la pensée de l’Eternité. Cette pensée a toujours préoccupé la nature humaine. Mais vivre une vie sans fin reste tout de même un mystère ! Où, comment, avec qui, dans quelles conditions ? Les questions se bousculent devant des données et des réalités qui dépassent les connaissances humaines ! Rêve ou réalité ? Jésus ne semble pas hésiter : « Celui qui mange ce pain vivra éternellement… » Le livre de l’Apocalypse aussi, nous annonce ce monde, certes de façon symbolique, mais comme une réalité et non une fiction, ou une construction de l’imagination humaine. Il nous parle d’un monde de justice, où le mal n’a plus de place, où tout est vérité, joie, amour, paix ! Plus de mort, plus de maladies, plus de larmes, plus de souffrance ! Plus de méchanceté, de guerre, de mensonges, d’hypocrisie, de jalousie ! C’est une vie autre, que rien ne pourra plus jamais altérer ! Quelle belle espérance ! En cette période où les vacances s’annoncent, où les yeux de millions d’être humains suivent les trajectoires d’un ballon rond, méditons sur ces textes de la parole de Dieu qui nous parlent de vérité, d’essentiel, sans pour autant dénigrer ce qui fait notre quotidien. Quel message pour cette vie et au-delà ?

1°) « Souviens-toi de tout le chemin que l’Eternel ton Dieu, t’a fait faire… »

La parole de Dieu nous invite tout d’abord à prendre du recul sur notre existence, pour nous souvenir de notre parcours. Le Seigneur invite le peuple d’Israël à ce devoir de mémoire après 40 années passées dans le désert. 40 années d’inconnues, d’insécurités, de guerres, de souffrances, de précarité ; 40 années faites de révoltes, de désobéissances à Dieu, de plaintes et de murmures, d’ingratitudes ; 40 années de querelles internes, de jalousies, de conflits ; 40 années de foi, de doutes, de joies et de larmes ; 40 années de repentance, d’éloignement et de retour vers Dieu ; 40 années d’amour, de grâce, de pardon, de patience de Dieu ; 40 années de soins, de protections, de providences, de soutien ; 40 années d’accompagnement, de présence, de révélation de Dieu. 40 années pour apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu ! 40 années pour que tu réalises la fidélité, l’amour, la grâce, la bonté, le pardon de Dieu. Et pour que tu réalises que tout ceci n’avait qu’un seul but, que tu connaisses Dieu ! Que tu apprennes à l’aimer, à lui obéir et à le servir !

« Souviens-toi… », toi aussi, le chemin parcouru. Que tu aies 40 ans, ou moins, ou plus, souviens-toi et reconnais la bonté et la fidélité de Dieu envers toi. Il se peut que le bilan de ta vie ne soit pas comme tu l’aurais souhaité, comme il se peut qu’il soit au-delà de tes espérances. L’important c’est que tu aies appris à connaître Dieu et à le reconnaître dans ton parcours de vie. Tout n’a pas été toujours parfait pour le peuple d’Israël, comme dans nos vies. Mais le Seigneur nous rappelle simplement qu’il a toujours été présent à nos côtés, qu’il a toujours veillé sur nous. Certes, il est possible que nous ayons connus et que nous connaissions encore des temps difficiles, temps d’humiliations, d’épreuves, de maladies, de souffrances, d’incompréhension. Mais reconnais en ton cœur, la main de Dieu et sa fidélité, et espère toujours en sa bonté ! Sans oublier que tout ceci a un but, que tu connaisses Dieu, que tu réalises que tu as besoin de lui pour être sauvé et entrer dans l’éternité.

2°) « Celui qui mange ce pain vivra éternellement… »

Sans grande transition avec Israël, le désert et la manne, Jésus évoque une autre réalité bien plus grande et bien plus importante que celle de cette vie. Jésus parle et annonce l’Eternité, il promet même une vie éternelle à tous ceux qui croiront en lui. L’image du pain sert de symbole pour aborder des réalités spirituelles. Jésus est lui-même ce pain spirituel qui nourrit et qui donne la vie éternelle. Sa vie, sa chair et son sang, donnent la vie éternelle à ceux qui en « mangent ». La formule est choquante, voire irrecevable, prise de façon littérale. Mais ailleurs, Jésus explique qu’il s’agit de croire. Que cela renvoie au sacrifice de sa vie sur la croix. Ces paroles évoquent certainement aussi la Sainte Cène que Jésus instaurera plus tard comme un mémorial de son sacrifice. Mais il ne faut pas y voir aussi, comme certains, l’annonce d’une présence réelle du Christ dans le pain et le vin que nous partageons lors de la célébration de la Cène.

Notons aussi que cette image met l’accent sur le sacrifice, tout comme sur la communion au Christ. Pour vivre en ce monde et pour hériter la vie éternelle, il faut croire mais aussi communier, se nourrir du Christ et de ses paroles. C'est-à-dire méditer, réfléchir à ses paroles et y obéir. Il n’y a pas de vie sans nourriture, tout ce qui vit a besoin de se nourrir au risque de mourir. Le chrétien doit se nourrir du Christ, de son sacrifice pour obtenir le pardon et de sa parole animée par le Saint Esprit pour nourrir sa vie intérieure et se préparer à l’éternité.

Vivre éternellement, c’est la grâce que Dieu nous offre en Jésus. A chacun d’y croire, de se l’approprier par la foi et d’en vivre chaque jour. Si tu crois en Jésus, si tu acceptes la valeur de son sacrifice pour toi, tu vivras éternellement. C’est la promesse de Celui qui ne ment pas. Que nos vies soient ancrées dans cette merveilleuse promesse.

3°) « Le pain que je donnerai, c’est ma chair… pour la vie du monde… »

Le Seigneur nous rappelle aussi l’immensité de sa grâce, le caractère universel de son sacrifice. Il n’y a pas de limites, pas de restrictions, pas de discriminations. La grâce est la même pour les pauvres, pour les riches, pour les grands comme pour les petits, pour tous les peuples, toutes les races, pour le monde. A nous de faire connaître cette bonne nouvelle au monde entier. C’est ce qu’ont fait les chrétiens qui nous ont précédés. C’est ce que nous devons faire à notre tour aujourd’hui, en tant qu’individus, en tant qu’église avec tous les moyens et les dons que Dieu nous a donnés.

C’est ce que nous ferons durant l’été qui approche avec les camps et les colonies. Chaque jour, cette bonne nouvelle sera proclamée, vécue et partagée. Prions pour qu’elle trouve des cœurs ouverts, réceptifs à l’Esprit, pour la gloire de Dieu. Prions pour tous les responsables, les participants, leurs familles. Jésus a donné sa vie, sa chair et son sang pour la vie du monde. Il y a beaucoup de monde autour de nous qui ont soif, qui ont besoin de connaître Dieu, besoin d’espérance, de vie et d’éternité. Ne les oublions pas, ne les ignorons pas.

Conclusion :

« Celui qui mange ce pain vivra éternellement… »

De la manne au pain de vie, de notre quotidien à l’éternel, vivons pleinement en communion avec le Christ et sa Parole. « L’homme ne vit pas de pain seulement mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu »

Soyons aussi reconnaissants pour la fidélité de Dieu dans notre vie, et pour l’espérance de l’éternité, cette autre vie qui n’aura plus de fin, qui ne connaîtra plus la mort, la souffrance, le mal, l’injustice…

Et partageons cette espérance de l’aujourd’hui et de l’éternité avec tous.

Pasteur Joël Mikaélian
22/06/14

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux