Accueil Messages du Culte Culte du dimanche 28 septembre 2014 - « Vous dites, la voie du Seigneur n’est pas droite… Est-ce ma voie qui n’est pas droite… ?»
Culte du dimanche 28 septembre 2014 - « Vous dites, la voie du Seigneur n’est pas droite… Est-ce ma voie qui n’est pas droite… ?» PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Ez. 18. 25 à 28 / Matth. 21. 28 à 32 / Phil. 2. 5 à 8

« Vous dites, la voie du Seigneur n’est pas droite… Est-ce ma voie qui n’est pas droite… ?»

D

ieu s’interroge, il nous interroge, il s’étonne parfois de nos propos, de nos attitudes, de nos remarques. Il ne semble pas être toujours en accord avec notre façon de voir les choses. De tout temps, le monde a connu des périodes de grandes confusions. Confusions entre le bien et le mal, entre ce qui est droit et ce qui ne l’est pas, ce qui est juste et ce qui est injuste. Il est des situations où des hommes en arrivent à faire du mal tout en pensant bien faire ! C’est le cas aujourd’hui des extrémistes de toutes sortes. Il y a parfois aussi dans nos vies des périodes de confusions où nous ne savons plus ce qui est bien ou ce qui est mal. Que faire ? Comment y voir clair en de telles circonstances ? Pourquoi le peuple d’Israël avait ces fausses pensées sur Dieu du temps d’Ezéchiel ? Que se cache-t-il derrière leurs confusions, derrière nos confusions aussi ? Comment vivre en accord avec Dieu, avec nous-même, avec les autres ?

1°) « La voie du Seigneur n’est pas droite… »

Du temps du prophète Ezéchiel, le peuple d’Israël avait du mal à comprendre la question du péché et de ses conséquences. Il avait du mal à admettre sa responsabilité dans ce qu’il vivait. Il avait tendance à chercher ailleurs les responsables à leur situation difficile. Il aimait à répéter un proverbe qui disait : « Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées ». (Ez. 18. 2) En d’autres termes, ils voulaient dire que les pères avaient péchés, ils avaient mal agit et c’est eux qui en subissaient les conséquences. C’est la faute aux parents… l’expression n’est pas nouvelle ! C’est la faute aux autres. La confusion vient souvent de là. De l’orgueil, de la désobéissance à Dieu et du refus de prendre ses responsabilités et de faire porter les conséquences de nos fautes aux autres. Dire sans cesse : « c’est la faute aux autres », nous amène à juger et à condamner toujours ces « autres » que l’on estime responsables, sans nous rendre compte que nous nous trompons nous-mêmes. Pire encore, dans certains cas, on remonte jusqu’à Dieu. C’est lui que l’on désigne comme coupable de nos malheurs et l’on s’enferme alors dans la confusion comme le peuple d’Israël du temps d’Ezéchiel.

Mais Dieu n’en reste pas là, il ne laisse pas son peuple dans cette confusion néfaste. Il les reprend avec amour et les place face à leurs responsabilités. Ils leur dit : « L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » (Ez. 18. 4). Dieu rappelle ici à son peuple ses propres responsabilités. Il est un Dieu juste. Il remet le principe de la responsabilité individuelle à l’ordre du jour. Mais il établit immédiatement après un autre principe, celui de la grâce et du pardon pour celui qui se repent de ses fautes. Il déclare au peuple : « Si le méchant revient de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe toutes mes lois,… il vivra… toutes les transgressions qu’il a commises seront oubliées… » (Ez. 18. 21). C’est déjà la grâce, bien avant la naissance de Jésus, mais grâce en Jésus tout de même puisqu’il est de toute éternité. Ce qui veut dire que nul n’est irrécupérable pour Dieu. La repentance sincère, plutôt que l’accusation portée aux autres ou à Dieu, l’obéissance à sa Parole, ouvre les portes du pardon et de la vie. C’est de loin ce que Dieu veut pour tous. Par contre, la suite du texte nous rappelle que rien n’est gagné d’avance et chacun se doit d’être vigilant dans ce domaine.

2°) « Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans ma vigne… »

La parabole de Jésus vient rejoindre et compléter la parole de Dieu adressée à Ezéchiel. Cette parabole que seul l’évangile de Matthieu nous rapporte, souligne quelques nuances importantes qui caractérisent la nouvelle alliance de Dieu en Jésus. Ici, le Seigneur devient un père ; un père aimant et plein d’affection envers ses enfants qui attend quelque chose de leur part. Notons qu’il adresse la même invitation à ses deux enfants. Pour nous aujourd’hui, cela représente l’invitation du Seigneur à entrer et à vivre dans une relation filiale avec Dieu. En Jésus, par son sacrifice à la croix, nous sommes tous invités à la repentance et à la foi. Repentance et foi en Jésus, ces mots résument ce qui nous permet d’entrer dans cette relation filiale avec Dieu.

La parabole souligne également que Dieu laisse la liberté de réponse à chacun. En aucun cas il ne s’impose ou oblige ses enfants à une réponse positive. Cette vérité concerne aussi bien l’acceptation de la grâce du salut que le service dans son œuvre qu’est l’église.

Dans cette parabole, Jésus remet aussi en question les religieux de son temps. Leur refus de repentance, leur refus de croire qu’il est le Christ témoigne de leur ignorance et de leur aveuglement. Par contre, ceux qui apparaissent au premier abord rebelles, désobéissants, empruntant une mauvaise voie, sont rétablis grâce à leur prise de conscience, leur honnêteté, leur sincérité et leur repentance. C’est ainsi que les « gens de mauvaise vie » les devanceront dans le royaume de Dieu. Jésus termine en interpellant à nouveau les « gens biens » : « Et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui ». Il n’est jamais trop tard pour bien faire !

Et nous, quelle est notre réponse à l’invitation de Jésus ? Invitation au salut, au service… ? Sommes-nous de ceux qui disent « non », pour ensuite dire « oui » suite à une prise de conscience et à des regrets ? Ou bien sommes-nous de ceux qui disent toujours « oui » mais qui refusent de croire et de servir, de travailler dans la vigne du Seigneur, de se mettre au service de l’église et du prochain ? Qu’en est-il de nos promesses vis-à-vis de Dieu aujourd’hui ? Vis-à-vis de notre Père, de ce Père qui nous aime tant et qui nous redit encore : « Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans ma vigne… ». Aujourd’hui, pas demain ! Quelle est notre réponse et la suite de notre réponse à son invitation à croire en Lui et à nous mettre à son service ? « L’obéissance à Dieu vaut mieux que tous les sacrifices… ».

3°) « Ayez les sentiments qui étaient en Jésus Christ… »

Dans sa lettre aux chrétiens de l’église de Philippe, l’apôtre Paul invite les chrétiens à considérer l’exemple du Christ. L’exemple de son humilité, de son obéissance à Dieu. Il nous dit que Jésus Christ est Dieu de toute éternité, il était dans la gloire céleste et aurait pu y rester. Rien ne l’obligeait à quitter sa gloire pour venir sur terre mourir sur une croix. Rien ne l’obligeait si ce n’est son amour pour nous. Ce qui prédomine en Jésus-Christ, c’est cet amour immense, sans faille, prêt à tout, même à la mort par obéissance. Ce qui prédomine aussi, c’est l’humilité, une humilité volontaire et non résignée. C’est l’humilité de celui qui est grand et tout puissant, qui s’abaisse pour venir vers nous et servir parmi nous. Il est un exemple de service d’amour, de service désintéressé. Il est un exemple d’obéissance et de fidélité à ses engagements et à ses promesses.

Conclusion

« Vous dites, la voie du Seigneur n’est pas droite… Est-ce ma voie qui n’est pas droite… ?»

Ne restons pas dans la confusion, ne vivons pas dans la confusion, elle n’apporte rien de bon. Il ne sert à rien de rejeter nos responsabilités sur les autres ou sur Dieu. Ayons le courage de nous examiner sans cesse, de nous remettre en question devant Dieu et devant notre prochain. Et apprenons à assumer nos responsabilités, à reconnaître nos parts de responsabilité et à nous repentir éventuellement de nos fautes. Car Dieu est un Dieu qui pardonne, qui oublie les fautes que nous lui confessons, à cause du sacrifice de Jésus. Dieu est un Dieu qui libère de la culpabilité et qui nous invite à la repentance et à la foi en Jésus. C’est un Père qui nous invite à le servir, toujours plus, toujours mieux ; à être témoin de cette bonne nouvelle, il y a tant de gens qui ont soif de Dieu autour de nous !

Pasteur Joël Mikaélian
28/09/14

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux