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Culte du dimanche 01 novembre 2014 «Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Es. 25. 9 / Rom. 6. 3 à 9 / Matth. 25. 31 à 46

« Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire… »

Q

ue se passera-t-il ce jour là ? Jésus évoque ce temps à venir en réponse aux questions de ses disciples. Ceux-ci s’interrogeaient comme tout un chacun sur le sens de la vie présente et sur l’au-delà. Aujourd’hui encore, beaucoup s’interrogent à ce sujet. Ils s’y intéressent d’autant plus lorsqu’ils voient à quel point ils sont fragiles. Lorsqu’ils se rendent compte à quel point tout peut basculer d’un instant à l’autre et pour tous. La semaine dernière on apprenait que le patron d’une des plus grandes entreprises de France avait perdu la vie de façon dramatique dans un accident d’avion. Nul n’est à l’abri. Combien il est important alors  de réfléchir à ce jour de notre vivant, de ne pas oublier l’Evènement qui mettra un terme à l’histoire de l’humanité : « Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire… ». Que se passera-t-il ? Que dirons-nous ? Quelle sera notre réaction ? Méditons sur ce que l’Ecriture nous dit à ce sujet.

1°) « En ce jour l’on dira : Voici, c’est notre Dieu… »

Tout d’abord la Bible nous montre que bien des siècles avant la venue de Jésus, Dieu en parlait déjà avec ses prophètes. Esaïe avait reçu des révélations concernant ce jour. Alors que les événements de l’histoire s’enchainaient, que des peuples se livraient à des guerres sans fin, que le peuple d’Israël était en passe de disparaître, Dieu lui révélait l’existence d’un jour nouveau. Esaïe nous parle alors de ce jour où l’histoire humaine prendra fin pour donner naissance à une autre histoire d’une autre dimension. Il fait référence à ce jour où la mort ne sera plus, où « le Seigneur, l’Eternel essuie les larmes de tous les visages » (Es. 25. 8). Il parle de ce jour que l’Apocalypse de Jean nous révèle aussi de façon plus claire. « Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre… J’entendis une voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux… Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus… » (Apoc. 21. 1 à 4). Ce jour viendra, c’est une certitude présente dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, chez les prophètes anciens comme dans les écrits des disciples de Jésus.

Sommes-nous prêts pour ce jour ? En ces jours de la « Toussaint », alors que certains pensent à leurs chers disparus, que d’autres se font peur avec « Halloween », que l’actualité déverse sur nous son flot de drames quotidiens, n’oublions pas ce jour qui vient. Il viendra à l’improviste, comme un voleur dans la nuit, disait Jésus, alors que beaucoup n’y penseront pas. Ne soyons pas de ceux-là, préparons-nous et soyons prêts pour ce jour. Prions aussi pour tous ceux qui pleurent leurs chers disparus aujourd’hui afin que l’Esprit Saint les consoles. Partageons avec eux cette espérance du jour où le Seigneur essuiera toutes larmes de nos yeux.

2°) « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts… de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie ».

Tout au long de ses lettres, l’apôtre Paul invite les chrétiens à marcher en nouveauté de vie, à vivre une vie nouvelle. C’est la vocation de tout chrétien. Il écrira par ailleurs : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création… ». Tous ceux qui croient à la valeur du sacrifice du Christ, qui en témoignent par leur baptême, sont passés de la mort à la vie. Ils sont devenus de nouvelles créatures et doivent vivre selon cet appel. L’apôtre Paul nous invite à vivre cette vie nouvelle en nous disant qu’un jour, le jour où « le Fils de l’homme viendra dans sa gloire.. », nous deviendrons semblables à lui.

« Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ… ? ». Il nous interroge : Pourquoi avons-nous été baptisés, pourquoi se faire baptiser ? Si ce n’est pour vivre une vie nouvelle, libérée du mal et du péché. Nous sommes passés de la mort à la vie pour vivre libre ; libre de nos mauvaises passions, de notre égo, de notre orgueil, de la recherche effrénée de notre bien-être sans nous soucier des autres. La vie nouvelle en Christ se caractérise par la recherche de la sainteté, du bien, par le rejet du mal. Il s’agit de lutter contre le malin qui nous tente, qui nous pousse sans cesse à la faute. Par ailleurs, les propos de Jésus nous montrent aussi qu’il ne s’agit pas nécessairement de faire de grandes choses, des œuvres extraordinaires. Il ne s’agit pas de rêver à des choses hors de notre portée au point qu’on ne les fera jamais. Non, il s’agit de choses simples, insignifiantes parfois. Jésus en énumère quelques unes : « donner à manger… donner à boire… accueillir… vêtir… visiter les malades… ceux en prison… » Il s’agit d’être sensibles à ceux qui nous entourent afin de discerner leurs besoins et d’y répondre selon nos moyens. C’est ainsi que nous sommes appelés à vivre. Car…

3°) « Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire… il séparera… il dira… »

Le jour où le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, il y aura des surprises, bonnes et mauvaises. Certains seront étonnés de se voir écartés de la présence de Dieu pour toujours. Etonnés de se voir privés de ce monde nouveau, de la gloire de Dieu. D’autres, par contre, seront étonnés de se voir accueillis par le Christ en ces termes : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde ». Certes, Jésus ne prône pas ici une quelconque théologie du salut par les œuvres. Son message sur le salut par la foi en son sacrifice est clair dans tous les évangiles. Mais Jésus parle ici de ces œuvres qui doivent être le fruit de notre salut, le fruit de notre rencontre avec lui, de notre foi en lui, le fruit de l’Esprit Saint en nous. Jacques, le frère du Seigneur dira à ce sujet : « La foi sans les œuvres est morte… ».

Il se peut que l’idée même de séparation et de châtiment éternel que Jésus évoque ici nous paraisse excessive. Elle peut nous sembler en contradiction avec le message de l’amour de Dieu qui traverse toute l’Ecriture Sainte. Mais si Jésus nous met en garde, cela devrait nous suffire. Non pas pour nous faire peur ou nous culpabiliser, mais pour nous encourager à vivre pleinement cette vie nouvelle ouverte sur les autres.

Conclusion :

« Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire… » Que se passera-t-il ? Pour le monde, pour nous ?

Ceux qui auront été attentifs aux paroles du Seigneur crieront de joie comme Esaïe : « Voici, c’est notre Dieu… en qui nous avons placé notre confiance…». Ils seront peut-être étonnés lorsque le Seigneur leur dira : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père… »

Que Dieu nous accorde la grâce d’être prêts pour ce jour, de vivre la vie nouvelle avec cette espérance et de la partager autour de nous afin que beaucoup encore connaissent cette belle espérance.

Pasteur Joël Mikaélian
2/11/14

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux