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Culte du dimanche 16 novembre 2014 «Le jour du Seigneur viendra… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Dan. 7. 21 et 22 / Matth. 25. 14 à 30 / 1 Thes. 5. 1 à 6

« Le jour du Seigneur viendra… »

L

e jour du Seigneur n’est pas seulement ce jour où nous venons à l’église rendre un culte à Dieu avec joie. Cette expression évoque aussi le jour où le Christ reviendra sur terre avec gloire. C’est le jour où nous le verrons et nous nous réjouirons pleinement de sa présence. C’est un jour où bien des mystères disparaîtront. Ce sera un jour où nous verrons peut-être l’Univers autrement que par les télescopes de nos astronomes ou par les photos de ces sondes que l’on envoie dans l’espace. Le jour du Seigneur nous serons certainement surpris par beaucoup de choses. Mais en attendant ce jour, méditons sur ce que Dieu veut nous dire ce matin à travers les textes de la Bible que nous venons de lire. Comment comprendre les épreuves de la vie, les drames, les persécutions ? Comment comprendre ces situations où il semble que le mal l’emporte sur le bien ?

1°) « Je vis cette corne faire la guerre aux saints, et l’emporter sur eux… »

Daniel, qui fut à la fois un grand homme d’état et un prophète de Dieu, a eu plusieurs visions concernant le cours de l’histoire de l’humanité. A plusieurs reprises, Dieu lui avait révélé quels seraient les grands événements internationaux qui devaient marquer les temps à venir. A certains moments il reçoit même une perception assez précise concernant la fin des temps. Certes, les interprétations de certaines visions demeurent complexes et mystérieuses. Parfois, un ange lui donne l’explication pour l’aider à comprendre. Ici il lui révèle qu’un temps viendra où certains pouvoirs mauvais de ce monde auront le dessus sur les saints, les enfants de Dieu. Ceci sans préciser toujours les époques concernées. Par conséquent, les interprétations restent parfois diverses. Mais quoi qu’il en soit, le texte nous parle ici de la réalité de la persécution. Persécution qui a commencé dès le premier siècle et qui se poursuit aujourd’hui encore dans le monde entier. Cette parole nous rappelle qu’il peut y avoir des temps dans l’histoire du monde où dans la nôtre, où Dieu permet au mal et au malin de vaincre les enfants de Dieu. C’est ainsi que nous pouvons rencontrer dans notre vie, des épreuves inattendues, des accidents ou des maladies. C’est ainsi que nous pouvons observer comment la haine, la violence et la mort parfois peuvent atteindre les enfants de Dieu dans certains pays du monde. Mais la vision de Daniel nous montre que cette victoire du mal reste somme toute relative. Car le texte précise immédiatement après que ces choses auront une fin. Elles existeront « Jusqu’au moment où l’ancien des jours vint donner droit au saints du Très-Haut… ».

Dieu connait toute l’histoire avant même qu’elle ne soit. Il connait ce qui va advenir, même si ce n’est pas ce qu’il veut toujours. Mais il fait tout de même concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment. « Mes bien-aimés, écrivait l’apôtre Pierre, ne trouvez pas étrange d’être dans la fournaise de l’épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire. Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra ». (1 Pier. 4. 12 et 13) Dieu connaît aussi toute notre histoire. Il ne nous éprouvera jamais au-delà de nos forces.

Prions pour que Dieu garde fidèle tous ceux qui passent par la fournaise de l’épreuve. Ne soyons pas étonnés, ne soyons pas découragés par rapport à ces choses. Ne considérons pas seulement la première partie de la phrase, mais allons jusqu’au bout. Vivons une attente confiante dans l’épreuve lorsqu’elle nous atteint. Prions avec persévérance. Soutenons nos frères et sœurs persécutés par nos prières et nos dons. Ne soyons jamais indifférents à leurs souffrances. Le jour du Seigneur viendra pour mettre fin à toutes ces souffrances.

2°) « Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage… »

La parabole dite des talents nous parle aussi de ce temps qui nous sépare du jour du Seigneur, de ce temps présent. Sous forme de parabole, Jésus se présente comme un maître généreux et confiant envers ses serviteurs que sont les croyants. Avant de les quitter, il leur confie des sommes considérables sans aucune indication quant à leur utilisation. Il donne aussi à chacun selon sa capacité. Il agit avec sagesse et selon une certaine logique. Il reconnaît les différences, les respecte et ne porte pas de jugement de valeur sur elles. C’est dire toute la confiance du Seigneur, le respect qu’il a des capacités de chacun. Il donne la même liberté et la même responsabilité à tous.

Ensuite Jésus imagine les réactions des serviteurs. Les deux premiers agissent de façon identique même s’ils n’ont pas reçu le même capital. Ils font fructifier ce que le maître leur a confié en doublant la mise. On ne sait pas comment. Ce qui veut dire que chacun reste libre d’initiative, de créativité, de réflexion. Puis Jésus porte son attention sur le troisième, celui qui a reçu le moins. Pourquoi celui-ci agit-il de façon différente ? Jésus ne le dit pas tout de suite. Cela nous laisse peut-être le temps de penser que sa réaction n’est peut-être pas si mauvaise que cela. Ce serviteur peut paraître sage. Il est peut-être un « conservateur ». Il ne prend pas de risque. Ou peut-être, il ne se sent pas trop concerné par la confiance du maître. Il assure, au cas où ! Il va enterrer ce que son maître lui a confié afin de lui rendre le tout à son retour. Puis il poursuit sa vie comme si de rien n’était. Il est alors plus indifférent, paresseux que conservateur. La suite de la parabole ira plutôt dans ce sens. On pourrait penser aussi qu’il a agit ainsi par frustration, par déception d’avoir moins reçu que les autres ! C’est peut-être tout cela à la fois.

Puis Jésus poursuit et nous laisse voir ce qui se passera à son retour. Les deux premiers serviteurs qui ont fait fructifier ce que le maître leur avait confié reçoivent la même récompense du maître, même s’ils n’ont pas rapporté la même chose. « C’est bien, bon et fidèle serviteur… entre dans la joie de ton maître ». Le troisième qui rend au maître ce qu’il lui avait confié est traité de « méchant et paresseux » ! Ses propos laissent entrevoir qu’il avait une conception particulière de son maître : « un homme dur… ». Ce serviteur tente alors de s’expliquer mais son argumentation ne tiens pas. « J’ai eu peur… » dit-il. Mais peut-être pas lui répond le maître ! Si tu avais eu vraiment peur tu aurais fait le minimum, placé mon argent à la banque ! Et le jugement est alors sans appel pour ce serviteur indifférent, paresseux et peut-être menteur. « Otez-lui donc le talent…  Jetez-le dans les ténèbres du dehors… ». La sentence est sévère ! Il y a attendre et attendre… le retour du maître, le jour du Seigneur !

3°) « Entre dans la joie de ton maître… »

Cette parabole nous questionne, elle vient nous rejoindre dans notre façon de considérer la grâce de Dieu en Jésus, le salut et les dons que Dieu nous fait chaque jour. Elle nous questionne sur la façon de considérer notre vie : que faisons-nous de notre vie ? Avons-nous tendance à regarder aux autres et à nous dévaloriser si nous avons moins reçu qu’eux ? Aller enterrer ce qu’il nous a donné, par paresse, par peur ou par déception ? Sommes-nous tentés de mépriser le peu qu’il nous a donné pour l’enterrer et vivre notre vie comme si nous n’avions rien reçu ? Il est étonnant que dans la parabole c’est celui qui a reçu le moins qui agit ainsi !

N’oublions jamais que Dieu reste un Dieu généreux pour tous. Même celui qui a reçu le moins a reçu une somme considérable. Ce qui veut dire qu’en Jésus, nous avons tous beaucoup reçu. C’est pourquoi le Seigneur nous invite tous à le servir, à faire preuve d’imagination, d’initiative, de créativité dans l’unité et l’harmonie de son œuvre qu’est l’église. Soyons des serviteurs avisés et responsables.

Conclusion : « Le jour du Seigneur viendra… »

Dieu conduit l’histoire du monde comme notre propre histoire aussi. Il la connaît à l’avance. Il sait toutes choses et surtout, il connaît la fin de toutes choses. Ayons confiance en lui dans l’attente de ce jour. Ayons confiance même au sein de nos épreuves. Ayons confiance aussi pour nos frères et sœurs éprouvés, persécutés et prions pour eux.

Que notre attente du jour du Seigneur, que notre vie, ne soit pas « sommeil spirituel, paresse, indifférence, égoïsme, jalousie… » Mais soyons dignes de la confiance de Dieu, dignes de ce qu’il nous a confié. Sachons l’apprécier, et le mettre joyeusement à son service jusqu’au jour où il nous dira : « C’est bien bon et fidèle serviteur… Entre dans la joie de ton maître… »

Pasteur Joël Mikaélian
16/11/14

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux