Accueil Messages du Culte Culte du dimanche 22 février 2015 - « Tu as gardé ma parole »
Culte du dimanche 22 février 2015 - « Tu as gardé ma parole » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Apocalypse 3 : 7 à 13

« Tu as gardé ma parole »

N

ous allons parler aujourd’hui de la sixième lettre de l’Apocalypse. Au deuxième siècle avant Jésus-Christ le roi de Pergame, Attale II Philadelphie, fonda trois villes. Il donna à deux d’entre-elles son nom : il appela l’une « Attalie », l’autre « Philadelphie ». En grec le surnom « Philadelphe » signifie « l’ami du frère » ou « amour fraternel ».

C’est à cause du sens évangélique de ce mot que le quaker William Penn donna au dix-huitième siècle le nom de Philadelphie à la grande ville américaine. Nous avons eu l’occasion de remarquer plus d’une fois, dans ces lettres, comment Dieu, en donnant son message, s’intéresse à l’actualité et à l’histoire.

Philadelphie n’a jamais été une très grande ville. La cause principale en est les fréquents tremblements de terre qui s’y produisent. Le plus grand de ces tremblements de terre eut lieu en l’an 17 de notre ère.

Pendant 3 ans les habitants vécurent sous tente. Et Dieu dit ici : « à celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu et il n’en sortira plus. » (3 :12). Quelques années plus tard elle prit un deuxième nom puis un troisième. Et Dieu dit : « à celui qui vaincra, j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem, et mon nom nouveau. »

Notre Dieu est le Dieu du passé, le Dieu du présent, mais aussi le Dieu de l’avenir.

Nous ne savons ni quand, ni par qui l’église chrétienne a été fondée à Philadelphie. Mais la lettre qui lui est écrite est la plus belle et la plus élogieuse des sept. Elle se rapproche de Smyrne. A ces deux églises, Dieu ne fait aucun reproche.

Il leur donne plutôt des encouragements et des promesses.

Les difficultés de Philadelphie, comme de Smyrne, ne viennent pas des païens, mais des Juifs. Ils sont « une synagogue de Satan ». A Philadelphie ces Juifs sont vaincus aux pieds de cette pauvre et humble église. Ces Juifs ont compris que cette église appartient au Seigneur. C’est une église pauvre et faible encore. Mais sa valeur spirituelle n’est pas à cause de sa faiblesse, mais à cause de sa fidélité dans la faiblesse.

La pauvreté et la faiblesse n’ont en elles-mêmes aucune valeur spirituelle (de même que la richesse et la force).

Ce que nous voyons, c’est que dans la faiblesse et la pauvreté nous mettons plus volontiers notre confiance dans le Seigneur. Trop de richesse risque de conduire à la confiance en soi. Cette église nous montre ce qu’est la vraie foi, la vraie vie par la foi. Elle a peu de puissance. Elle devrait avoir beaucoup de problèmes. Elle pourrait se demander s’il vaut la peine de continuer, si tout cela était bien vrai. Elle a un petit budget, un petit auditoire. Et pourtant elle reste fidèle au Seigneur, envers et contre tout.

C’est cela la foi. Et c’est comme cela qu’elle plait à son Seigneur.

« Car la foi est une démonstration des choses qu’on ne voit pas … et sans elle il est impossible de lui être agréable » (Héb 11).

Alors que nous, nous voulons si souvent voir avant de croire, comme Thomas. La fidélité au Seigneur passe par l’attachement à sa parole. « Tu as gardé ma parole, tu n’as pas renié mon nom. » (Ap. 3 : 8)

La bible nous conduit au Christ et le Christ à la bible. Ruben Saillens disait : « le Christ tout entier, dans la bible toute entière, pour le monde tout entier. »

Le Christ se présente à l’église en tant que Dieu. Il est le Saint, le Véritable. Il a toute autorité. Il a la clé. Il est le propriétaire et il marche devant.  « Il ouvre et personne ne ferme, il ferme et personne n’ouvre » (Ap. 3 : 7).

C’est pourquoi il faut aller à Jésus. Il est notre Sauveur, il nous aime. Il est mort pour nous et il est ressuscité. Il faut nous mettre à coté de Jésus. C’est Jésus qui ouvre la porte du royaume.

Un jour Jésus a fait un terrible reproche aux pharisiens, il a dit : « Malheur à vous scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux, vous n’y entrez pas vous-mêmes et vous n’y laissez pas entrer ceux qui le voudraient. » (Matthieu 23 :13).

L’œuvre de salut a été accomplie à la croix, le Saint Esprit a été donné, il n’est plus possible aux Juifs de fermer la porte du royaume des cieux.

Moi, dit Jésus, j’ai la clé, ce n’est ni Abraham, ni Moise, ni Elie, ni personne qui a la clé. Je suis le Seigneur, le Dieu tout-puissant. J’ouvre la porte à tous ceux qui viennent à moi, Juifs ou païens. Le Seigneur promet de garder ses enfants à l’heure de la tentation.

« Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier » (Ap. 3 :10).

Nos noms sont écrits dans le cœur de Dieu, et le nom de Dieu est inscrit dans notre cœur. Ce qui est important pour le chrétien c’est d’être un homme humble qui donne toute gloire à Dieu.

Pasteur René Léonian
Dimanche 22 février 2015

 

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux