Accueil Messages du Culte Culte du dimanche 01 mars 2015 - « La parabole du semeur »
Culte du dimanche 01 mars 2015 - « La parabole du semeur » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Mat 13 : 1-9 / 18-23
Jn : 1-14

« La parabole du semeur »

C

ette parabole de Jésus est racontée devant toute une foule qui voulait entendre ce que Jésus avait à dire. Le but des paraboles est d’enseigner une leçon particulière. Méditons sur ce passage pour comprendre ce qu’à voulu raconter Jésus.

Qui est le semeur ?

Le titre dit « La parabole du semeur » sauf qu’on ne dit rien sur le semeur sinon qu’il décide de sortir dans les chemins pour semer. Il a l’air d’être très généreux au point d’aller jusqu’à « gâcher » des graines sur son chemin. On peut l’imaginer lançant la semence avec des grands gestes pour qu’elle aille se planter aussi loin que possible. Ses mouvements de bras arrosent le sol de semence et permettent à ses graines de s’implanter au sol (ou pas) selon la réceptivité du terrain. On peut penser que c’est Dieu qui propage sa Parole et laisse le récepteur accueillir cette Parole. C’est Dieu qui a fait le premier pas vers nous et non le contraire.

Qu’est-ce que cette semence ? Que représente-t-elle ?

On nous dit sans détour que c’est la Parole de Dieu (ce qui confirme que le semeur est Dieu). L’objectif de cette semence, cette graine c’est de trouver un lieu où se développer. L’évangéliste Jean, dans son introduction, nous parle de Jésus comme la Parole de Dieu incarné. La Parole de Dieu devenue chair c’est Jésus. En conséquence la semence envoyée par le semeur c’est Jésus envoyé par Dieu. Jésus racontera également ailleurs que si la graine, qui a été semée, ne meurt pas elle ne pourra pas donner sa fleur, cette fleur devra donc mourir pour qu’elle permette de grandir. Jésus dévoile ainsi d’une manière imagée qu’il doit mourir pour permettre la réconciliation des hommes avec Dieu et ainsi permettre à l’homme d’avoir un accès direct à Dieu. Cette graine a donc besoin d’un sol fertile pour laisse sa fleur croître. Le rôle de la Parole de Dieu c’est d’amener celui qui l’entend à rencontrer Dieu et de revenir à Lui, son créateur pour qu’il connaisse Son amour, Sa grandeur et Sa puissance de libération. Cette semence est bonne pour quiconque la reçoit sinon elle ne serait pas jetée !

Quels sont les 4 types de terrains ?

Il faut tout d’abord dire que ce sont des types de réceptivité de la Parole. Tout le monde est concerné et la présentation va crescendo du moins réceptif au plus réceptif…

Le long du chemin :

C’est celui qui entend la Parole mais ne la comprend pas. C’est le touriste qui regarde un monument mais ne s’y intéresse pas. Il ne se sent pas concerné, peut-être parce qu’il ne se donne pas le temps de l’écouter en profondeur. Ses motivations dans la vie sont tournées vers d’autres occupations plus importantes selon lui. Lorsque la Parole lui ait annoncée, ça rentre par une oreille et ça sort par l’autre. Pourtant il en a besoin… et les oiseaux viennent parce que cette terre n’a pas su accueillir cette graine. Il y a trop de dureté, trop d’orgueil. Ce sont des personnes qui doivent réaliser qu’ils ont besoin de Dieu, au-delà de leur orgueil qui leur trouble la vision.

Les endroits pierreux :

C’est le lieu qui n’a pas beaucoup de terre, il y en a, mais trop peu pour satisfaire la pousse de la graine. C’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie. Le problème c’est que cette joie n’est pas accompagnée de compréhension. Une joie sans compréhension, une joie sans engagement, et s’il n’y a pas d’engagement cela ne peut pas durer. Dès qu’arrive un problème dans sa vie il n’a plus d’intérêt pour la Parole, et il abandonne la foi à cause de la pression subie de l’extérieur. Le moindre événement dans sa vie lui fait oublier la puissance de Dieu, il manque de fondement. Cette personne a besoin de comprendre la grandeur de Dieu, ce Dieu qui peut transformer des situations et des vies et comprendre la source de sa joie en Dieu.

Parmi les épines :

Ces épines empêchent la bonne pousse de la graine. C’est celui qui entend la parole mais dont les préoccupations du monde l’empêchent de la mettre en pratique. C’est celui qui peut facilement avoir une tiédeur spirituelle. Quand il veut, il ne peut pas, quand il peut, il ne veut pas. Il range dans 2 catégories sa vie et sa relation avec Dieu au lieu de les confondre et les mélanger. Il est entre deux mondes, Le dimanche il se plait à venir à l’église mais dès le lundi il retourne dans sa routine en oubliant que Dieu peut l’accompagner. Il aime Dieu mais ne s’engage pas pour Lui. Il retient sa Parole mais ne la met pas en pratique. Il a besoin de mettre de l’ordre dans sa vie, revoir ses priorités et apprendre à s’engager en faisant de bons choix.

La bonne terre : Il donne du fruit. 1 graine en apporte 100, une autre 60, une autre 30.

C’est celui qui entend la Parole et la met en pratique parce qu’il l’a comprise. C’est celui qui écoute et comprend ce qu’il doit changer dans sa vie pour plaire à Dieu. Son objectif c’est de sans cesse s’améliorer, en se remettant en question. C’est celui qui accepte Dieu dans tous les domaines de sa vie. Cette personne reçoit et développe la Parole de Dieu en lui. Il est épanoui et cela se voit. Il se met dans de bonnes conditions d’écoute et il fuit tout ce qui pourrait perturber sa croissance. Et en grandissant il fournit lui-même des graines dans son entourage. Nous pouvons remarquer deux choses : la première c’est que pour donner et partager des graines il faut être soi-même une bonne terre, et la deuxième chose c’est qu’en étant une bonne terre nous devenons nous-mêmes des semeurs de graine.

Alors Je vous pose la question que vous attendez tous : Quelle type de terrain êtes-vous aujourd’hui ?

Ce que nous pouvons retenir c’est que tout le monde est concerné par la Parole de Dieu, nous devons tous prendre position par rapport à elle. Nous avons chacun une manière d’accueillir la Parole, de l’entendre, la comprendre, et la recevoir.

Mais ce qu’il y a d’encourageant c’est qu’on peut changer de terrain, Si nous sommes une terre sèche au bord du chemin nous pouvons devenir la bonne terre qui accueille la semence. Mais attention du cas contraire, être une bonne terre signifie qu’il faut bien s’entretenir, avoir une dépendance à Dieu exemplaire afin de ne pas laisser des ronces faire obstacle à notre croissance.

En conséquence, le but de notre vie est de permettre à la Parole de Dieu de changer notre vie, de nous visiter pour l’embellir et de la rendre fructueuse pour aider les autres.  Nous avons une bonne raison d’écouter cette parole d’autant plus que la non-réceptivité, les superficialités et les occupations du monde ne sont pas des fautes qui concernent les gens du monde mais c’est avant tout pour nous qui sommes dans l’église de Dieu. Prenons soin de nous et de nos frères et sœurs afin de grandir ensemble pour la gloire de Dieu.

Que Dieu bénisse sa Parole. Amen

Paul Siwajian
01/03/2015

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux