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Message du culte du 28 juin 2015 - « Ma petite fille est à l’extrémité… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Es. 49. 8 à 16 - Marc 5.21-43

« Ma petite fille est à l’extrémité… »

Chacun de nous a connu ou connaît des situations extrêmes. Pour diverses raisons, nous sommes parfois à bout de colère, à bout de patience, à bout de souffrance… Ces situations faussent souvent la réalité, brouillent les décisions et les attitudes à adopter. Le texte de l’évangile nous place ici devant deux histoires de situations extrêmes qui s’entrecroisent. Histoires qui nous invitent à méditer et qui peuvent nous aider à comprendre et à vivre notre quotidien avec confiance en Dieu. Chaque miracle a un sens, un enseignement spirituel particulier qui le dépasse. Au-delà de ces guérisons qui témoignent de son amour et de sa puissance, ces expériences nous éclairent sur Dieu, sur nous, sur notre vie avec Lui. Ouvrons nos cœurs à l’Esprit Saint et mettons-nous à son écoute. Quelle est la volonté de Dieu pour nous ? Comment comprendre et vivre nos situations extrêmes ? Quel chemin emprunter ?

1°) « Qui a touché mes vêtements… ?»

Alors qu’on le presse de toutes parts et qu’il vient d’être sollicité pour une urgence, Jésus s’arrête. Un des chefs de la synagogue nommé Jaïrus se jette à ses pieds. Il est dans une souffrance et une angoisse extrême à cause de l’état de santé de sa petite fille. Jésus est sensible à sa détresse et se met en route avec lui, mais voilà que sur le chemin, il croise une autre situation extrême. Une femme malade et à bout de sa souffrance touche son vêtement et est instantanément guérie. Et Jésus s’arrête. Pourquoi ? Pourquoi ne s’empresse-t-il pas de répondre à la première urgence ? Si tout est réglé pour la femme, pourquoi veut-il la connaître ? Ne sait-il pas qui elle est ? Certainement, puisque Jésus avait ce pouvoir surnaturel de connaissance. Il semble que le Seigneur ait voulu aller plus loin avec cette femme. Qu’elle sorte de son anonymat, et connaisse réellement le Christ pour que son âme aussi soit sauvée pour l’éternité. Jésus n’est pas un « guérisseur » comme les autres. Il est le Christ, le messie de Dieu venu pour sauver l’humanité de la perdition éternelle. C’est avec crainte que la femme se jette à ses pieds et lui raconte alors son histoire, sa souffrance. « Ma fille, ta foi t’a sauvé, va en paix et sois guérie de ton mal ». Voilà la volonté de Dieu. Plus que la guérison physique, le salut, la guérison de l’âme. La première est temporelle, la seconde éternelle

Il en est de même aujourd’hui encore. Le Seigneur ne veut pas qu’on le considère seulement comme un « guérisseur », un « distributeur automatique » par rapport à nos besoins physiques ou matériels. Il veut le salut de notre âme et avoir une relation spirituelle avec nous. Il nous connait parfaitement, il attend que nous allions vers lui, que nous le reconnaissions comme le Christ et que nous ayons une véritable relation spirituelle avec lui.

2°) « Ta fille est morte… pourquoi importuner le Maître… ? »

Alors que Jésus prend tout ce temps avec la femme qui a été guérie, qu’il écoute toute son histoire, il semble que les choses se gâtent pour Jaïrus. C’est fini, trop tard ! Quelle déception, quelle injustice ! Tout ceci à cause de cette femme ! Mais pourquoi Jésus a-t-il tant attendu ? Que de pensées, de questions ont dû traverser l’esprit de Jaïrus ! Dommage aurait pu dire Jésus ! Je suis désolé pour toi ! « Ne crains pas, crois seulement » dit Jésus. C’est par ces mots qu’il encourage ce pauvre père, à bout de souffrance, de questions, d’incompréhension. Son retard sera occasion de manifester sa gloire et sa puissance sur la mort même.

Il arrive parfois dans notre vie, de nous retrouver face à des situations « mortes ». Un échec, une maladie incurable, une relation brisée, un emploi qui ne vient pas, les enfants, une situation familiale ou professionnelle… Il arrive que parfois, soit nous, soit notre entourage, nous dise : « c’est fini… il n’y a plus rien à faire ni à espérer… » Peut-être même que certains iront jusqu’à penser : « plus la peine de prier… ». Ces pensées peuvent traverser notre esprit… C’est peut-être notre cas aujourd’hui.

Entendons la voix de Dieu nous dire à nous aussi « Ne crains pas, crois seulement ». Ouvrons nos cœurs aux promesses du Seigneur : « Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite ?... Quand elle l’oublierait, Moi, je ne t’oublierai point… Voici, je t’ai gravé sur mes mains… ». (Es. 49. 15 et 16). Ces promesses sont pour tous ceux qui croient et qui placent leur confiance en Dieu. En Christ, rien n’est jamais fini, même la mort n’est pas une fin, il l’a vaincu par la résurrection. Ses retards ne sont jamais oubli, manque d’amour et d’attention. Ils servent à sa gloire.

3°) « Jeune fille… lève-toi… »

Jésus poursuit sa route sans prêter attention à ce qui se dit. Il sait où il va et ce qu’il va faire. Un miracle pour attester son pouvoir sur la mort, une résurrection qui anticipe la sienne. Il accompli ce miracle dans l’intimité, il n’est pas dans le spectacle, la « télé-réalité », qui caractérise notre monde aujourd’hui. Il prend la main de la petite fille, il lui parle car pour lui elle vit. Il l’invite à se lever, elle obéit à sa parole. La famille vit alors un grand miracle. Mais quel chemin pour Jaïrus ! On peut aisément imaginer ses pensées, ses états d’âmes, son impatience, son angoisse, son découragement, la longueur des minutes !

Tous ceux qui ont vécu ce genre de situation savent combien les minutes sont longues dans les situations d’extrême urgence. (Je me souviens de quelques situations en colo, la nuit ; ou en camp de pré-ados en montagne…)

Tout au long de notre vie, le Seigneur est là pour nous relever lorsque nous tombons. Il est là pour nous aider dans toutes nos situations d’extrême urgence qui dépassent bien entendu celles que nous venons d’évoquer à titre d’exemple. Il nous suffit de prendre sa main et d’obéir à sa voix. Obéissons à sa parole, elle nous remet debout chaque fois que nous trébuchons ou que nous sommes confrontés à des situations extrêmes, ne sachant que faire. Le Seigneur est toujours là pour nous relever et nous conduire vers la vie.

Conclusion :

« Ma petite fille est à l’extrémité… »

Dieu veut nous sauver, il a donné sa vie pour cela en Jésus. Il se souci de notre éternité plus que de notre quotidien. Il veut que nous ayons une relation spirituelle vivante avec lui.

Rien n’est jamais fini pour lui, sans espoir. Il a toujours la force et la puissance de résoudre toutes nos situations d’extrême urgence. Lorsqu’il tarde, c’est pour manifester sa gloire de façon plus forte encore.

Obéissons à sa Parole de vie, par la conversion, le baptême, le service, le témoignage, la confiance en ses promesses.

Pasteur Joël Mikaélian
28/06/15

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux