Accueil Messages du Culte Message du culte du 13 septembre 2015 - « Qui dit-on que je suis ? »
Message du culte du 13 septembre 2015 - « Qui dit-on que je suis ? » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Marc 8. 27 à 38

« Qui dit-on que je suis ? »

Q

ui est Jésus ? Question qui traverse les siècles et qui nous rejoint ce matin à travers ce texte de l’Evangile. « Qui est Jésus ? » Evidence diront certainement la plupart d’entre nous ! Pas d’actualité diront peut-être d’autres ! Tout le monde sait aujourd’hui plus ou moins qui est Jésus. Certes la question pouvait être pertinente à l’époque, mais plus aujourd’hui ! Il serait tentant d’évacuer ainsi rapidement la question. Mais sommes-nous bien conscient de ce que veut dire la réponse évidente à cette question ? Surtout lorsque nous sommes invités à la formuler de façon personnelle ? Qu’est ce que je dis lorsque je reconnais que Jésus est le Christ ? Une simple parole de connaissance ? Une confession de foi ? Une expression de mon identité culturelle ?

Méditons ce texte de l’évangile où Jésus interroge ses disciples et ouvrons nos cœurs à l’Esprit Saint. Pourquoi Jésus pose-t-il cette question ? Quels sont les véritables enjeux quant à notre réponse ?

1°) « Qui dit-on que je suis ? »

Pourquoi Jésus pose-t-il cette question à ses disciples ? Pourquoi nous poser la question ce matin si ce n’est, dans un premier temps, pour nous faire réfléchir au monde qui nous entoure ? Il semble que Jésus veuille ici montrer à ses disciples qu’il s’intéresse à ce que les gens pensent de lui et qu’eux aussi devraient s’y intéresser. Ceci afin qu’ils prennent conscience qu’il est important de se soucier de ceux qui se perdent. Du coup, la question devient actuelle et importante pour nous. Elle nous invite à nous ouvrir aux autres, à nous intéresser à ce que les gens pensent de Jésus. Elle nous rappelle l’importance de nous questionner sur la pensée de nos contemporains, afin de leur présenter l’Evangile. C’est la mission de l’église de se soucier de ceux qui ne partagent pas la même foi, les mêmes convictions, les mêmes schémas de vie que les nôtres. « L’église n’est réellement Eglise, que quand elle existe pour ceux qui n’en font pas partie » (D. Bonhoeffer). A l’exemple de Jésus, n’hésitons pas à nous intéresser aux autres, à ce qu’ils pensent de Lui, sans les juger ni les condamner.

2°) « Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis ? »

Jésus se tourne alors vers ses disciples et les interpelle personnellement. Elle nous est posée aussi ce matin, et c’est à chacun d’y répondre. Qui est Jésus pour vous ? Un grand prophète, philosophe, moraliste, un homme de bien, un homme parmi tant d’autres ? Sans opinion ? En réflexion ?

« Tu es le Christ… » ! Pierre se précipite le premier pour affirmer fièrement sa foi et reconnaître que Jésus est le Christ. C'est-à-dire le Messie, l’envoyé de Dieu, le Sauveur du monde, le Fils de Dieu… Et pour toute réaction, Jésus lui demandera de se taire. Pourquoi ? Parce que de toute évidence, ce n’était pas encore le moment, et Pierre ne savait pas trop encore ce que cela voulait dire. La suite du récit nous le montre. Lorsque Jésus commencera à dire qui il est réellement, à parler de sa mort et de sa résurrection, il sera le premier à le reprendre. Et il entendra de Jésus un de ces reproches qu’il était loin d’imaginer : « Arrière de moi, Satan… ». Combien devons-nous, nous aussi, réaliser le poids de nos mots, ce à quoi notre confession de foi nous engage ! Conscient de ce à quoi notre baptême nous engage, notre témoignage, notre appartenance à l’église nous engage !

3°) « Si quelqu’un veut venir après moi… » Dis Jésus, …

« Qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive… ». Dire que Jésus est le Christ reconnaître qu’il est le Messie, nous entraine sur un chemin qui relève davantage du « parcours du combattant » que d’un « parcours de santé ! » C’est ce que Pierre avait du mal à comprendre. C’est ce que beaucoup de chrétiens aujourd’hui ont du mal à comprendre. Dire oui au Christ, c’est dire non au malin. C’est dire oui à la grâce et non à nos mérites. C’est dire oui au renoncement de soi et non à notre égo. C’est dire oui à la compassion, au pardon et non à l’indifférence, à la rancune. C’est dire oui à la sainteté et non au péché. C’est dire oui au culte et non à la grasse matinée. C’est dire oui aux réunions de prières et d’études bibliques et non à la soirée télé. C’est dire oui à la vérité et non au mensonge. C’est dire oui à la croix et non au chemin facile. Oui à la confiance dans l’épreuve et non au découragement et au doute. Oui à l’amour pour Dieu, pour le prochain et non à l’indifférence. C’est dire oui à la vie et non à la mort !

Et Jésus de poursuivre, de parler de sauver et de perdre sa vie comme de perdre et de sauver sa vie « Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde s’il perd son âme ? » (Marc 8.35-36).

Et Jésus de nous encourager à faire le choix de la vie. Le choix de confesser, de dire qu’il est le Christ avec tout ce que cela signifie en terme d’engagement.

C’est ce qu’il t’invite à faire si tu ne l’a pas encore fait, par une décision, une conversion, avec foi, par le baptême. Lui dire oui avec joie pour dire non au malin. Alors, quand il viendra dans sa gloire, quand tu iras vers lui il t’accueillera pour toujours dans son royaume.

Quant à nous qui avons fait ce choix, où en sommes-nous ? Avons-nous baissé les bras ? Regrettons-nous d’avoir emprunté ce chemin étroit ? Sommes-nous lassés ? Découragés ?

Disons-lui tout à nouveau ce matin : « Tu es le Christ » Et continuons à avancer avec courage, avec foi, nous encourageant les uns les autres et comptant sur son amour et sa grâce.

Pasteur Joël Mikaélian 13/09/15

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux