Accueil Messages du Culte Message du culte du 11 octobre 2015 - «Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? »
Message du culte du 11 octobre 2015 - «Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Marc 10. 17 à 27

« Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? »

C

et homme qui vient se jeter à genoux devant Jésus pose une question essentielle. Il pose la question de l’éternité. Il a certainement dû prendre conscience de l’enseignement du Ps 89. 49 «  Y a-t-il un homme qui puisse vivre et ne pas voir la mort, qui puisse sauver son âme du séjour des morts ? » Certainement pas ! Cet homme semble avoir tout ce qu’il faut pour vivre. Il semble être bien sous tout rapport, même devant Dieu. Cependant Jésus lui montrera un manque dans sa vie. Suite à son refus d’obéir, il s’en ira tout triste. Venons-nous aussi, aux pieds de celui qui seul peut nous faire hériter la vie éternelle, laissons-le nous aider à discerner ce qui nous manque. Ecoutons-le et obéissons-lui afin de ne pas repartir de ce lieu tout triste, mais que nous en repartions pleins de joie et d’espérance.

1°) Un homme accourut, et, se jetant à genoux devant lui… »

Cet homme a tout d’abord une attitude exemplaire. Il se jette aux pieds de Jésus : « Bon Maître… ». C’est comme s’il disait : « Seigneur… que dois-je faire ? Qu’est-ce-que tu attends de moi… ? ». Il y a là une bonne question que chaque chrétien devrait se poser souvent. Question que nous devrions lui poser aujourd’hui. Soit par rapport à la vie éternelle, au salut ; soit par rapport à notre vie, au sens de notre vie. Combien est-il important qu’elle soit dans la volonté de Dieu ! Seigneur qu’attends-tu de moi, de ma vie, des dons que tu m’as donné, des moyens, de la vie que tu me donnes ?

« Tu connais… » Lui dit Jésus, les commandements, ce qu’il faut faire… Tu sais ce qu’il faut faire, ce que Dieu attend. Suit un court dialogue où Jésus amène cet homme à prendre conscience de ses manquements. Jésus énumère quelques commandements auquel l’homme répond avec une facilité déconcertante. Mais Jésus ne se laisse pas impressionner. Et là où son interlocuteur attendait peut être une admiration et appréciation, Jésus va l’aider à discerner ce qui ne va pas pour lui. A savoir qu’il ne suit pas exactement ce qu’il croit, ce qu’il confesse. Il n’est pas du tout prêt à mettre en pratique tout son savoir. Il vit dans une grande illusion. Il y a un grand décalage entre ce qu’il pense être et ce qu’il est vraiment. Comme certains chrétiens malheureusement !

2°) « Jésus … l’aima… »

Il est important de noter que malgré tout cela, Jésus est tout de même interpelé par cet homme, son désir, son discours… Il l’aima. Le Seigneur pose toujours un regard aimant sur tous ceux qui s’approchent de lui. Il pose un regard d’amour sur chacun de nous chaque jour. Rien ne peut changer son amour. C’est ce qui constitue son être profond. Dieu est amour.

Et c’est avec cet amour que Jésus s’adresse à cet homme pour lui dire : « Il te manque une chose… » Ce que Jésus discerne, c’est que cet homme n’était manifestement pas prêt à le suivre. Il était attaché à ses possessions, à sa vie, à sa pratique religieuse… Il n’était pas prêt à changer de vie, de direction, d’orientation. Il voulait bien la vie éternelle, être sauvé tout en restant attaché à ce qu’il aimait dans ce monde. Il était prêt à une conversion sans changement, sans renoncement.

Son attitude révèle aussi une faille de taille. Car s’il pratiquait réellement les commandements de Dieu, comme il le prétend, il n’aurait pas hésité à faire ce que Jésus lui demandait. Il aurait même dû le faire avec joie. Jésus l’aide à discerner cette autre faille. C’est comme s’il lui disait : pratique réellement les commandements de Dieu. A savoir, aimer Dieu et son prochain. « Sois prêt à tout quitter pour Dieu, pour me suivre. Sois prêt à partager et à donner à ceux qui n’ont pas. Et engage-toi sur un chemin de confiance, c’est ce chemin qui mène vers Dieu et vers la vie éternelle ». Mais c’en est trop pour cet homme ! Alors il repartira tout triste et restera dans son état. Il continuera sa vie comme auparavant, avec ses richesses, ses illusions, mais sans avoir trouvé et reçu ce qu’il désirait ardemment, la vie éternelle.

Dans son amour, le Seigneur nous invite aussi à nous engager avec lui sur ce chemin de foi et de confiance… Ce chemin qui mène à la vie éternelle grâce au sacrifice de la croix. « Viens, et suis-moi… ». C’est son appel aujourd’hui encore. Aie confiance, tu auras un trésor dans le ciel. Ce chemin de salut est une grâce à recevoir par la foi. C’est aussi un chemin d’amour du prochain, de compassion envers ceux qui souffrent. C’est un chemin de partage avec les pauvres. C’est l’invitation du « Défi Michée ». « On t’a fait connaître o homme ce qui est bon, et ce que l’Eternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu ». (Michée 6. 8). Concrètement pour nous aujourd’hui, cela peut être une invitation à une vie de partage, un refus de surconsommation, refus de gaspillage, refus de superflu… une invitation à une bonne gestion de ce que Dieu nous donne. C’est une invitation à ne pas être égoïste, mais juste. C’est une invitation à vivre simplement avec confiance en la providence divine.

Méfions-nous de trop d’attachement au matérialisme, à nos possessions, à notre confort, notre vie religieuse sans trop d’engagement !

3°) « Qui peut être sauvé ? »

Face à tout ce qu’ils ont entendu, la question des disciples est légitime ! Ils réalisent que s’il en était ainsi, personne ne pourrait être sauvé. Personne ne peut être sauvé en vertu de ce qu’il ferait, en vertu de ses œuvres si bonnes et belles soient-elles ! C’est aussi ce message qui nous est adressé à travers cette histoire. D’où la réponse de Jésus : « Cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu : car tout est possible à Dieu ». Le salut ne vient pas des hommes et ne le pourra jamais. Le salut vient de Dieu, et c’est une grâce qu’il offre à tous ceux qui veulent la recevoir par la foi. Acceptons-la tout en réalisant que la foi ne nous dispense pas des œuvres. Elle ne nous dispense pas d’un changement radical de vie. Bien au contraire. Elle devrait susciter ce changement de vie ! Faute de quoi, elle reste morte et totalement inutile !

Conclusion

« Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? »

Croire tout simplement en Jésus et le suivre. Accepter sa grâce, son sacrifice qui nous rend juste aux yeux de Dieu. Et changer de vie, d’orientation, de façon de vivre. En étant détaché des choses de ce monde, en ayant de la compassion envers les pauvres et ceux qui souffrent. Que notre vie témoigne de ce que nous croyons, de notre confiance en la bonté de Dieu, de son amour, de sa providence. N’hésitons pas à obéir lorsque l’Esprit Saint pointe nos failles, nos manquements. Marchons avec joie et espérance vers la vie éternelle qui nous est promise en Jésus.

Pasteur Joël Mikaélian
11/10/15

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux