Accueil Messages du Culte Message du culte du 1er novembre 2015 « Voyez quel amour… »
Message du culte du 1er novembre 2015 « Voyez quel amour… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Mt 5. 10 à 12 / Ap 7. 9 à 14 / 1 Jn 3. 1 à 3

« Voyez quel amour… »

A

quoi, à qui regardons-nous ? Sur quoi ou sur qui portons-nous notre attention, notre regard ? Sur ce monde qui nous entoure ? Sur tout ce qui va mal ? De quoi nous réjouissons-nous ? Qu’est-ce qui nous procure satisfaction ? Nous même, nos succès, nos réussites ? Certes il n’y a pas de mal à cela, mais les textes de ce matin nous invitent à porter nos regards, notre attention sur autre chose que tout cela. Ils nous invitent à nous réjouir autrement, en toutes circonstances. Ils nous invitent à contempler les réalités spirituelles merveilleuses qui nous sont offertes en Jésus Christ. C’est ce que nous ferons ensemble ce matin. Méditons quelques instants à ce sujet et laissons-nous interpeler par l’Esprit saint.

1°) « Voyez quel amour le Père nous a témoigné… »

C’est au cœur d’une période de persécution intense que l’apôtre Jean écrit ses épîtres, afin d’encourager les chrétiens dans leur foi. Il les invite à détourner leur regard de ces difficultés et à les porter vers l’amour que Dieu le Père leur a témoigné en Jésus Christ. Cet amour est plus fort que tout, il est le fondement de l’identité chrétienne. C’est en vertu de cet amour que ces premiers chrétiens sont devenus « enfants de Dieu », et Jean insiste « et nous le sommes ». Par ces paroles, l’apôtre Jean les invite et nous invite à contempler la croix, ce lieu où notre Seigneur a donné sa vie. La croix du Christ est la plus grande manifestation de l’amour de Dieu. Jésus l’avait déjà annoncé de son vivant : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis… ». C’est ce que Jésus a fait pour toute l’humanité, pour les pécheurs, les bons, les méchants, les croyants, les indifférents, les opposants même. Son amour est pour tous. C’est en vertu de cet amour que tous ceux qui croient héritent d’un nouveau nom, d’une nouvelle identité, celle d’enfant de Dieu. En Jésus, Dieu devient notre Père, nous sommes ses enfants et nous sommes frères et sœurs en Jésus. Quelle joie de se savoir aimé de Dieu ! Et ce, même au sein de nos épreuves comme ces premiers chrétiens auxquels l’apôtre Jean écrit ces paroles ! « Voyez quel amour le Père nous a témoigné… ». Regardons à la croix et disons-lui merci, adorons-le de tout notre cœur.

2°) Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Lorsque Jésus annonce la persécution dans ce fameux sermon dit « sermon sur la montagne », il évoque également la joie. Il parle de la joie de la récompense qui attend ses disciples. Il ne s’agit pas ici de se réjouir des bénédictions terrestres de Dieu, mais des bénédictions célestes. Celles qui demeureront pour l’éternité. C’est ce que l’apôtre Paul affirme avec force dans sa lettre aux Corinthiens : « J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous » (Rom. 8. 18). Certes, ces réalités célestes restent assez mystérieuses pour nous. L’apôtre Jean le reconnais lui aussi lorsqu’il écrit : « Ce que nous serons n’a pas été encore manifesté ; mais nous savons que lorsqu’il paraîtra, nous serons semblable à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est » (1 Jean 3. 2). Viendra le jour où ce mystère sera dévoilé et notre récompense donnée. En attendant ce jour, réjouissons-nous de ce qui nous attend, si du moins nous avons cru et si nous restons fidèles dans notre foi et notre engagement envers Dieu jusqu’à la fin. Portons nos regards au-delà de cette vie, au-delà de nos réalités. Elargissons notre horizon, notre vision, notre vue. Regardons plus loin, portons nos regards vers la récompense qui nous attend. « Dieu n’est pas injuste pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore services aux saints » (Héb. 6. 10). Ne nous relâchons pas, il y a une récompense pour ceux qui restent fidèles et qui œuvrent pour Dieu en servant son église. Et aussi, comme l’écrit l’apôtre Jean : « Quiconque a cette espérance en lui se purifie comme lui-même est pur ». La joie de la récompense n’est pas une joie stérile, hilare, elle nous pousse à vivre une vie qui plait à Dieu, loin du mal et du péché.

3°) Après cela, je regardai, et voici… »

Dans les visions qu’il reçoit sur l’île de Patmos où il était exilé à cause de sa foi, l’apôtre Jean voit des réalités célestes. Dieu lui accorde la grâce de voir au-delà de cette vie. Ce qu’il a écrit nous permet à nous aussi d’avoir connaissance de ces visions célestes. Le livre de l’apocalypse est comme une fenêtre ouverte vers le monde spirituel et invisible, mais bien réel du royaume de Dieu. Certes, beaucoup de visions demeurent mystérieuses, mais elles nous permettent d’avoir une idée de ce que sera la gloire de ce royaume. C’est comme si Dieu ouvrait nos yeux et nous disait à nous aussi : « Regarde… ! ». La vision est grandiose, l’apôtre ne peut compter la foule immense qui se tient devant le trône de Dieu et devant le Christ. Cette foule, adore Dieu pour le salut qu’il a donné en Jésus. Ils adorent Dieu avec les anges, ils rendent gloire à Dieu avec force. Ils lui rendent louanges, gloire, sagesse, action de grâce, honneur, puissance et force. C’est une adoration éternelle. Voilà ce qui nous attend, ce qui attend tous ceux qui auront placés leur confiance en Jésus. Tous ceux qui auront acceptés la grâce du salut avec foi, humilité et reconnaissance. Tous ceux qui auront persévéré dans la foi, la sanctification, la pureté, le service, le témoignage. Voilà ce qui nous attend. Réjouissons-nous ! Soyons des témoins de cette bonne nouvelle ! Encourageons, invitons ceux qui n’ont pas encore fait ce pas de la foi. Ouvrons nos yeux sur la gloire de Dieu, sur la finalité de toutes choses et agissons, vivons avec sagesse le temps que Dieu nous donne à vivre en ce monde.

Conclusion :

« Voyez quel amour… »

A quoi, à qui regardons-nous ? Sur quoi, sur qui portons-nous nos regards ?

Que le Seigneur nous aide à porter nos regards vers lui, vers cette croix, signe puissant de son amour.

Qu’il porte nos pensées vers cette grande récompense qui attend tous ceux qui seront restés fidèles, et qui auront mis leur vie au service de son église.

Que le Seigneur ouvre nos yeux sur le monde céleste, celui qui demeurera pour l’éternité.

Réjouissons-nous et prions pour ceux qui ne connaissent pas encore cette joie et cette paix en Jésus.

Pasteur Joël Mikaélian
1/11/15


 

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux