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Message du culte du 03 avril 2016 - «J’étais mort, et voici, je suis vivant au siècle des siècles… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Jean 20. 26 à 29 / Apoc. 1. 9 à 18

« J’étais mort, et voici, je suis vivant au siècle des siècles… »

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ne des préoccupations principales du monde aujourd’hui demeure la paix et la sécurité. Avec la fin de la « guerre froide », beaucoup ont cru à la naissance d’un monde nouveau, d’un nouvel ordre mondial. Que c’en était même fini du risque nucléaire. Malheureusement, le dernier sommet de la sécurité nucléaire n’était guère rassurant. Le 21ème siècle a vu naître un fléau nouveau, l’islam radical qui fait des ravages partout dans le monde. Beaucoup de nos frères et sœurs en Christ en sont les victimes aujourd’hui. Nous devons prier pour eux, leurs familles, leurs responsables spirituels. Ce fléau vient aussi frapper à nos portes et nous pourrions être nous aussi tentés par la peur, l’inquiétude. Sans parler de toutes ces autres inquiétudes et souffrances qui nous atteignent quotidiennement. Face à cela, la Parole de Dieu vient nous rejoindre ce matin. Elle nous invite à porter nos regards vers d’autres réalités invisibles afin que nous ne sombrions pas dans le désespoir ambiant. Elle nous invite à porter nos regards sur le Christ ressuscité et glorifié et à nous laisser remplir d’espérance.

1°) « Mon Seigneur et mon Dieu… »

C’est le cri de Thomas, disciple de Jésus à l’incrédulité légendaire. Thomas n’est pas homme à se laisser raconter des histoires. Il est pragmatique et ne se laisse pas embarquer facilement par de beaux discours. Il n’est pas naïf au point de croire que Jésus se serait montré à certains. Il pense qu’ils ont eu probablement des rêves qu’ils ont pris pour des réalités. L’histoire des femmes, du tombeau vide, des anges, ce n’est pas pour lui. Il veut voir et toucher pour croire. Ce qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Huit jours après, Jésus vient. Il attendra huit jours. Huit jours où Thomas a pensé peut-être qu’il avait raison lui. Et voilà que Jésus vient et il est bouleversé. Il voit, il touche, et il ne sait plus quoi dire si ce n’est : « Mon Seigneur et mon Dieu… »

Avons-nous jamais été bouleversés par le Christ ressuscité ? Avons-nous jamais été saisis en pensant et en croyant au Christ ressuscité ? En nous souvenant de son sacrifice, de ses mains clouées, son côté percé ? Quand est-ce que pour la dernière fois nous avons dit avec émerveillement et adoration : « Mon Seigneur et mon Dieu… ! ». Quand est-ce que pour la dernière fois notre cœur a été rempli de joie à la pensée que Jésus Christ était ressuscité ?  « Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru » a dit Jésus.  « La foi est une manière de posséder déjà ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas » (Héb. 11. 1) « Cesse d’être incrédule… dit Jésus à Thomas, et devient un homme de foi ». N’est-ce pas ce qu’il pourrait nous dire ce matin à nous aussi ?

2°) « J’étais mort, et voici, je suis vivant au siècle des siècles… »

Quelques années après la résurrection de Jésus, la persécution fait rage sur l’église naissante. Elle ira croissant jusque vers la fin du 1er siècle. C’est à ce moment-là que l’apôtre Jean sera exilé sur une île pour qu’il se taise à jamais. Et c’est là, au plus fort de son épreuve et de ses souffrances ; au plus fort de ses questionnements, alors qu’il pense peut-être que c’en est fini de l’église, de cette belle aventure avec le Christ. C’est là qu’il reçoit des révélations extraordinaires sur les réalités célestes. Alors qu’il se demande probablement où est Dieu, où est le Christ ressuscité ? Pourquoi ne vient-il pas au secours de son église ? Il aura pour toute réponse ces révélations qui ont nourri la foi de l’église depuis des siècles. Révélations qui nous sont rappelées à nous aussi ce matin. C’était un dimanche, comme ce matin, Jean fut saisi par l’Esprit et il vit le Christ ressuscité dans sa gloire. Le Christ est là au milieu de sept chandeliers d’or qui représentent l’Eglise. Le Christ glorifié se tient au milieu de son Eglise. Il veille sur elle. Quelle révélation puissante ! Le Seigneur n’est pas indifférent à ce que son église vit sur cette terre. Certes nous ne le voyons pas, mais Jean l’a vu et en a témoigné. Il nous a même transmit ses paroles. Le Christ glorifié est Saint, pur, son regard pénètre et embrase le monde entier. Rien ne lui échappe, rien ne lui est caché. Ses pieds sont d’airain, rien ne peut l’arrêter. Nul ne peut s’opposer à lui, à sa volonté. Sa voix peut atteindre les quatre coins du monde et de l’univers. Elle s’est fait entendre et se fait entendre aujourd’hui encore dans le monde entier. Il tient dans sa mains ces étoiles qui représentent tous ces anges, ces esprits à son service, ces « forces bienveillantes », qui œuvrent, invisibles, au bien de l’église. Sa parole est comme une épée, elle est droite, pure, elle distingue clairement le bien du mal. Son visage est resplendissant, de cette gloire céleste, de sa victoire. L’apôtre Jean a de la peine à décrire ce Christ glorifié qu’il voit. Et voilà que de toute sa gloire, le Seigneur pose sa main sur lui et lui dit : « Ne crains pas… ». C’est bien moi, Jean, « J’étais mort, et voici, je suis vivant au siècle des siècles… » Puis il lui confiera des messages à dire aux églises. A ceux qui se relâchent il dira : « Ta ferveur première, tu l’as abandonnée… repens-toi… ». A ceux qui souffrent, il dira : « Ne crains pas ce que tu vas souffrir… Sois fidèle jusqu’à la mort ». A ceux qui sont fatigué il dira : « Tenez ferme jusqu’à ce que je vienne… ». A ceux qui sont découragés, il dira : « Sois vigilant ! Affermis le reste qui est près de mourir… ». A d’autres encore, il dira : « Voici, j’ai placé devant toi une porte ouverte que nul ne peut fermer… Je viens bientôt… tiens ferme… ».

Au sein de nos vies mouvementées, au sein de ce monde mouvementé, portons nous aussi nos regards vers le Christ ressuscité et glorifié. Contemplons-le dans sa gloire. Notre Dieu n’est pas mort, notre Seigneur n’a pas disparu dans l’immensité de l’univers. Il n’est pas absent. Ce n’est pas parce que nous ne le voyons pas encore de nos yeux, qu’il n’est pas là au milieu de nous. Il est là pour nous encourager comme pour nous reprendre ; pour nous apaiser et nous inviter à la vigilance. Il est là, nous pouvons compter sur lui. Il est cette pierre rejetée, devenue la pierre angulaire. « Tout fut par lui, et rien de ce qui fut, ne fut sans lui ». (Jean 1. 3) Entendons aussi sa Parole, le message qu’il nous adresse selon l’état de notre foi.

Conclusion

« J’étais mort, et voici, je suis vivant au siècle des siècles… »

Nous aussi, portons nos regards vers le Christ glorifié ce matin et présent à nos côté. Cessons d’être incrédules, devenons des femmes et des hommes de foi. Saisissons cette vision, cette révélation de sa gloire et soyons renouvelés dans notre marche et notre service pour lui. Soyons renouvelés au sein de nos épreuves, comptons sur lui. Invoquons-le avec foi, pour nous-mêmes comme pour ceux qui nous entourent. Pour ce monde, que beaucoup encore le reconnaissent comme leur sauveur et Seigneur.

Pasteur Joël Mikaélian 3/04/16

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux