Accueil Messages du Culte Message du culte du 24 avril 2016- «Alors je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle… »
Message du culte du 24 avril 2016- «Alors je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Apoc. 21. 1 à 8

« Alors je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle… »

N

ous commémorons une fois encore le génocide des Arméniens. Une fois encore, nous faisons mémoire d’un drame si terrible qu’il n’existait pas de mots pour le qualifier. Comment appeler un massacre de masse, de plus d’un million et demi d’Arméniens en 1915 au sein de l’Empire Ottoman. Un million et demi d’hommes, de femmes, d’enfants, massacrés sauvagement ou déportés dans les déserts de Syrie. Et des centaines de milliers de survivants, des réfugiés, des migrants, des orphelins. Ils étaient nos parents, nos grands-parents, nos familles. Leur tord ? Ils étaient différents, arméniens et chrétiens.

Aujourd’hui, 101 ans après, nous sommes là. Nous ne pouvons pas oublier et nous ne pourrons jamais oublier cette page sombre de notre histoire. Elle fait  malheureusement partie de notre identité. Mais nous ne voulons pas faire mémoire avec haine et avec un esprit de vengeance. Nous le savons, la haine ne produit que la haine, et constitue un cercle sans fin. Mais nous ne voulons pas oublier, taire cette injustice, ce serait faire injure à toutes les victimes de ce génocide. Ce serait même faire injure à toutes les victimes de génocides et d’injustices. Ce serait donner libre cours à la barbarie, au pire de ce que l’homme est capable de faire à son semblable. Nous voulons faire mémoire avec respect, rendant grâce à Dieu pour les survivants et les descendants que nous sommes. Remercier Dieu pour sa fidélité malgré l’épreuve, pour son soutien et sa force qui ont permis à nos grands-parents de se reconstruire et de construire des familles, des églises, des communautés florissantes partout dans le monde. Faisons mémoire en nous en remettant à Dieu, à sa justice, à sa parole. Parole qui nous rappelle notre espérance ce matin. Mettons-nous à son écoute et laissons le Seigneur nous remplir de consolation et d’espérance.

1°) « Alors je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle… »

C’est au cœur de la persécution que l’apôtre Jean reçoit cette vision sur l’île de Pathmos. Alors qu’il devait, comme nous aujourd’hui, certainement s’interroger sur la justice de Dieu. Alors qu’il devait peut-être penser que Dieu l’avait abandonné, qu’il avait abandonné l’église naissante. C’est là que Dieu lui envoie cette vision. Cette vision que Dieu nous rappelle ce matin, en ce triste jour du 24 avril 2016. L’apôtre Jean voit un ciel nouveau, une nouvelle terre. Ce qui la caractérise, c’est la sainteté, la pureté. Ce qui est nouveau, c’est qu’il n’y a plus de mort, plus de deuil, plus de souffrance. Avons-nous déjà imaginé un tel monde, une telle vie ? Plus de mort et de souffrance, plus de séparation ; plus de maladies, plus de fatigues ; plus de craintes, de peurs, plus d’inquiétude du lendemain ; plus d’angoisse pour sa situation ou celles de ses proches ; plus de mal, de méchanceté, de médisances ; plus de critiques, de conflits, de disputes ; plus d’orgueil, de compétition, de jalousie ; plus de jugement, de culpabilité ; plus d’incompréhensions, de malentendus ; plus d’hypocrisie, d’obligation de paraître ; plus de mal ! « Le monde ancien a disparu… Voici, je fais toutes choses nouvelles… » Quel rêve, un tel monde ! Qui n’en voudrait pas ?

En plus de tout ceci, Jean nous dit que dans ce nouveau monde, Dieu est là, il y habite pleinement. Il est là pour donner en permanence cette vie nouvelle, de cette source d’eau vive qui donne vie. Il est là aussi pour consoler tous ceux qui auront souffert de leurs vies et dans leurs vies. Il est là pour essuyer toutes les larmes versées. Particulièrement celles des victimes de la barbarie de ce monde. Que de larmes a-t-il dû y avoir chez les Arméniens en 1915 et dans ces années-là ! Que de larmes aujourd’hui encore dans bien de pays de ce monde ! Dieu les essuiera toutes. Même les nôtres.

Quel rêve, un tel monde ! Et pourtant nous ne rêvons pas. Ce monde est une réalité à venir. C’est ce qui nous attend si nous croyons en Jésus et si nous lui demeurons fidèles toute notre vie. C’est ce qu’il a promis, il l’a même révélé à Jean pour que nous soyons sûrs que ce nouveau monde viendra un jour.

Qui n’en voudrait Pas ? Pourtant combien sont-ils à ne pas en vouloir, à ne pas y croire, à ne pas vouloir s’y intéresser ? Combien sont-ils ?

2°) « Quant aux lâches, … »

Car la voix qui vient du trône poursuit. Elle parle du sort de ceux qui auront refusé de croire, refusé la grâce, refusé l’offre du salut pour hériter du nouveau monde. Ce sont les lâches, les infidèles, les dépravés, les meurtriers, impudiques, magiciens, idolâtres, menteurs… Leur part se trouve dans l’étang de feu et de souffre… C’est la seconde mort.

Telle sera la part de tous ceux qui auront refusés de reconnaître leurs péchés et de se repentir de leurs fautes. Car leur sort ne sera pas déterminé par leur nature pécheresse. Car pécheur nous le sommes tous et nous le resterons jusqu’à la fin de ce monde. Mais ce terrible jugement sera pour tous ceux qui auront refusés de se reconnaître pécheur. Refusés de se repentir, de demander pardon et d’accepter la grâce du pardon en Jésus. Quel drame !

Cela nous rappelle aussi que Dieu fera justice un jour de toutes les injustices de ce monde. Et que nous n’avons pas à nous faire justice nous-même. Celle-ci appartient à Dieu et il la rendra de façon parfaite au dernier jour. Au jour où ce nouveau monde viendra.

Conclusion :

« Alors je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle… »

Réjouissons-nous en espérance de ce monde nouveau qui nous attend. Que cette belle vision nous aide, nous encourage à supporter les difficultés de cette vie et tout le mal que l’on peut y rencontrer. Quelle soit notre consolation. Que dans cette attente nous soyons fidèles au Seigneur.

Prions pour tous ceux qui n’ont pas encore accepté cette offre de la vie. Tous ceux qui risquent de se priver de cette vie nouvelle.

Pasteur Joël Mikaélian
24/04/16

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux