Accueil Messages du Culte Message du culte du 12 juin 2016 - «Espérant contre toute espérance… »
Message du culte du 12 juin 2016 - «Espérant contre toute espérance… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Gen. 15. 1 à 6 / Rom. 4. 16 à 21 / Marc 8. 34 à 37

« Espérant contre toute espérance… »

O

n dit souvent que « l’espoir fait vivre » ! L’expression est utilisée de façon positive parfois, mais aussi de façon négative. Comme pour parler de quelque chose qui n’arrivera jamais ! Quoi qu’il en soit, force est de constater que l’espérance est un puissant moteur de vie. Elle donne sens. Sans espérance, la vie se résume à une succession de jours ou d’événements que l’on subit. Une vie où l’on n’attend plus rien de la vie. Mais il existe deux sortes d’espérances, à savoir : celles qui espèrent sans certitude ; et celles qui espèrent avec certitude, car fondées sur la Parole de Dieu. C’est ce qui fait la différence. Mais : « Espérer contre toute espérance », qu’est-ce-que cela veut dire ? Peut-on tout espérer ? Faut-il croire fortement les choses pour qu’elles se réalisent ? Est-ce une sorte de méthode Coué ? Ou de l’obstination quant à nos attentes de Dieu ? Les textes de ce matin nous invitent à méditer sur la nature de notre foi à la lumière de la foi véritable d’Abram.

1°) « Telle sera ta descendance… »

L’apôtre Paul fait référence à la démarche d’Abram. On ne sait pas exactement de quelle façon Dieu s’est adressé à Abram. Le texte nous dit seulement que lors d’un dialogue avec Dieu, il reçoit à nouveau la promesse de Genèse 12. 2. : « Je ferai de toi une grande nation… ». Et là, Abram fait part de ses doutes : « Seigneur Dieu, que me donneras-tu ? Je m’en vais sans enfant… ». En quelque sorte, Abram reproche à Dieu d’avoir faillis à sa promesse. Mais c’est sans compter sur la ténacité et la fidélité de Dieu à ses promesses. Car Abram obtiendra plus tard la réalisation de la promesse. Malgré quelques défaillances dans sa foi, quelques incidents de parcours, il deviendra une grande nation et le père d’un grand nombre de peuples. Comment, pourquoi ? La foi-espérance d’Abram était fondée sur la promesse qu’il avait reçue. Il espéra contre toute espérance la réalisation de la promesse de Dieu. Sa foi, son espérance n’étaient pas fondées sur ses désirs, ses rêves, ses projets, mais sur une promesse de Dieu. C’est ce qui fait toute la différence. La foi véritable se nourrit des promesses de Dieu. Elle n’est pas aveugle des réalités, mais tout en les voyant, elle les dépasse. Abram était convaincu de la bonté et de la fidélité de Dieu. La solidité de la foi est toujours liée à une haute notion de Dieu. Un Dieu bon et amour, tout-puissant pour réaliser ce qu’il promet, même en l’absence de signes visibles.

2°) « Espérant contre toute espérance… »

En quoi pouvons-nous « espérer contre toute espérance », avec la certitude qu’il en sera ainsi ? Par sa parole, Dieu nous parle et nous adresse des promesses. A nous de les saisir et à y croire jusqu’au bout. Certaines de ces promesses s’adressent à tous, d’autres sont plus personnelles, mais toutes peuvent se réaliser par la foi. « L’espérance, dit le dictionnaire, est un sentiment de confiance en l’avenir, qui porte à attendre avec confiance la réalisation de ce qu’on désire ». A la lumière de l’exemple d’Abraham, nous devons rajouter à cela que la foi transforme ce « sentiment de confiance » en certitude dans la mesure où nos attentes sont fondées sur les promesses de Dieu.

Quelles sont ces promesses que Dieu nous adresse ce matin ? Quelles sont ces certitudes que nous pouvons avoir par la foi en Jésus ?

- Le pardon et la grâce en Jésus-Christ : Tout au long de son ministère sur terre, Jésus a choqué ses contemporains et les religieux en particulier avec la question du pardon des péchés. C’est une des plus belles certitudes de la foi chrétienne. « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner et nous purifier de toutes iniquités » (1 Jean 1. 9). « Jésus-Christ… est lui-même victime expiatoire pour nos péchés ; et pas seulement les nôtres, mais encore pour ceux du monde entier » (1 Jean 2. 2). L’espérance du pardon est la certitude qui libère de toute culpabilité et de toute condamnation. « Il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ… ». (Rom. 8. 1). Cette espérance donne paix et joie à celui qui croit réellement. C’est une certitude qui ne dépend pas de nous mais de la fidélité de Dieu à ses promesses.

- L’espérance de la vie éternelle : C’est la conséquence directe du sacrifice du Christ. « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). C’est une espérance que la foi transforme en certitude. Ne vivre que pour cette vie n’a pas trop de sens. Même dans le meilleur des cas, même la plus belle des vies, la plus lumineuse, la plus joyeuse, ne peut donner une espérance au-delà d’elle-même. Elle ne peut dépasser sa mesure. Jésus dira : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? ». « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils Jésus » (1 Jean 1. 2). C’est la certitude que nous avons en Jésus. Il suffit de croire et de suivre le Christ ; renoncer à soi-même, prendre sa croix parfois, et vivre une vie à l’image de la sienne, avec l’aide de son Esprit (Marc 8. 34 à 37).

- Sa présence : C’est l’accomplissement de sa promesse : « Je ne vous laisserai pas orphelin… Je viendrai à vous… Je serai avec vous jusqu’à la fin du monde… » (Jean 14. 18 et Mat. 28. 20). « Voici je me tiens à la porte et je frappe… si quelqu’un entend ma voix, ouvre… j’entrerai chez lui… et je souperai avec lui et lui avec moi… » (Apoc. 3. 20). C’est une des promesses, les plus incroyables. Comment le Seigneur peut-il être présent aux côtés de millions de personnes en même temps ? Comment se fait-il que le Dieu de tout l’univers, de l’infini, puisse être attentifs aux moindres des besoins de millions de croyants ? C’était déjà l’émerveillement et l’incompréhension du psalmiste « Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains… qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui… pour que tu t’en soucies… ? » (Ps. 8). Dieu le dit lui-même, c’est dans son caractère, dans son être, de nous aimer. « J’habite dans les lieux élevés et dans la sainteté ; mais je suis avec l’homme contrit et humilié afin de ranimer les esprits humiliés… » (Es. 57. 15). Sa présence n’est pas seulement présence, elle est active, elle est écoute de la prière, bienveillance, soutien, encouragement, renouvellement de forces, consolation. C’est une présence apaisante, qui permet d’espérer toujours, d’espérer contre toute espérance, non dans la réalisation de nos désirs, mais dans la réalisation des promesses de Dieu.

Conclusion

« Espérant contre toute espérance… »

A la suite d’Abram, que Dieu nous accorde la grâce d’espérer contre toute espérance : pour le pardon de nos fautes, pour notre éternité et pour sa présence à nos côté. Que notre espérance soit certitude dans la foi en Jésus. Qu’elle soit fondée sur l’amour infini de Dieu, sa puissance et sa fidélité à ses promesses. Approchons-nous de Dieu, et soumettons-lui avec foi les attentes qui sont les nôtres en sa Parole.

Pasteur Joël Mikaélian
12/06/16

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux