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Message du culte du 18 septembre 2016 - « Le Seigneur est là… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Ez. 1. 1 et 27 à 2. 5 / Ez. 37. 1 à 10 / Ez. 48. 35 / Jean 3. 16 et 17

« Le Seigneur est là… »

Le prophète Ezéchiel a vécu un parcours singulier. Les révélations qu’il a eues de la part de Dieu sont extraordinaires. Les visions qu’il a eues sont riches d’enseignements aujourd’hui encore. Certes, nous ne sommes pas tous appelés à être prophète et à vivre les mêmes expériences spirituelles. Mais Dieu s’est révélé à certains hommes afin qu’à travers leur témoignage d’autres puissent être éclairés sur Lui, sur le monde, sur l’humanité. Nous vivons des temps particuliers qui ressemblent fort aux temps du prophète Ezéchiel. Des temps troublés de guerres, d’affrontements entre grands empires, avec toutes les injustices et les dégâts collatéraux que nous connaissons aujourd’hui.

Quel message pouvons-nous recevoir ce matin à travers ce témoignage ? Quel message voulons-nous recevoir pour nous, nos familles, notre église en ce temps de rentrée ? Alors que le monde connait tant de situations dramatiques, qu’est-ce-que Dieu veut nous dire ce matin ?

1°) « C’était l’aspect, la ressemblance de la gloire du Seigneur… »

Ezéchiel, plus que tout autre prophète de son temps, a été saisi par la grandeur et la Sainteté de Dieu. Au début de son ministère, il voit la gloire de Dieu, quelque chose qui le bouleverse profondément. Il ne voit pas Dieu, mais sa gloire. Dieu lui révèle dans une vision toute la splendeur de sa gloire, de sa puissance, du caractère insaisissable de sa grandeur. Cette gloire est si forte, cette présence si intense, qu’il ne peut la supporter et se jette la face contre terre. Cette vision, comme celles qu’il aura tout au long de sa vie, témoigne pour nous tout d’abord, de l’existence même de Dieu. Dieu n’est pas une idée, une invention humaine, une projection de notre besoin de transcendance. Non, il est bien réel. Il s’est révélé à bien des prophètes dans le passé. Il s’est révélé à nous dans ces derniers temps, en Jésus. L’épître aux Hébreux nous dit au sujet de Jésus : « Ce Fils est resplendissement de sa gloire et expression de son être et il porte l’univers par la puissance de sa parole » (Héb. 1. 3).

Ezéchiel nous interpelle ce matin : Qu’elle est notre vision de Dieu, notre sens du sacré, de ce qui concerne Dieu ? Notre conception de la grandeur et de la puissance de Dieu ? Sommes-nous émerveillé comme le psalmiste qui écrit : « Quand je contemple les cieux… qu’est-ce que l’homme… ? ». Sommes-nous émerveillés de la bonté, de l’amour du Christ, émerveillés de son humilité, de cette puissance qu’il a manifestée face aux maladies, aux démons, aux éléments naturels ? Ou bien, cela nous laisse-t-il indifférents ? Que Dieu renouvelle en nous une vision juste de sa gloire ce matin. Afin que, non seulement nous croyions en Lui, mais que nous ayons de la crainte, du respect lorsque nous nous tenons en sa présence.

2°) « Fils d’homme, tiens-toi debout car je vais te parler… »

Lorsque Dieu se révèle, il parle, et il dit la vérité de ce qu’il voit. Il révèle les choses cachées. Ce qu’il révèle à Ezéchiel nous rappelle qu’on ne peut rien cacher à Dieu. Le prophète n’en croira ni ses oreilles ni ses yeux ! Qu’est-ce-que Dieu lui dit ? Dans des visions, Dieu lui montre toute l’idolâtrie du peuple, son immoralité, la corruption, jusque dans le temple, parmi les prêtres, les responsables politiques, à tous les niveaux ! Dieu lui révèle également les conséquences de tous ces péchés. Ce sera la déportation et l’exil. Pourquoi ? Parce qu’il ne se trouve personne pour se tenir à la brèche, pour prier et encourager ce peuple à la repentance, à revenir vers Dieu. Et comme signe du jugement de Dieu, il perdra son épouse et ne devra pas prendre le deuil.

Notre monde n’a rien à envier à celui d’Ezéchiel. Le mal y est à l’œuvre à tous les niveaux de la société. Nos hommes politiques, nos gouvernants sont déboussolés. La corruption, l’immoralité, la violence se déchaînent de plus en plus. Le mal est à l’œuvre jusque dans nos églises, nos familles. A la faveur d’une permissivité qui semble ne plus avoir de limites, la notion de péché est devenue très relative, même pour les chrétiens. Les valeurs fondamentales de l’amour pour Dieu et pour son prochain sont aussi devenues des valeurs à géométrie variables. Il ne s’agit pas ici de se culpabiliser mais de se réveiller, se tenir à la brèche par une vie conforme aux commandements de Dieu. Il s’agit de se décider à vivre davantage une vie au service de Dieu et de son prochain, que de vivre seulement pour soi.  Rechercher les intérêts de Dieu plus que les nôtres. D’avoir une vie débordante de cet amour qui fait tant défaut aujourd’hui. « J’ai cherché parmi eux un homme qui relève la muraille, qui se tienne devant moi, sur la brèche, pour le bien du pays afin que je ne le détruise pas : je ne l’ai pas trouvé » (Ez. 22. 30), dit le Seigneur à Ezéchiel. Des femmes, des hommes qui se tiennent devant Dieu pour le bien du pays, c’est le défi que le Seigneur met devant nous ce matin à travers ce témoignage d’Ezéchiel. Que le Seigneur ne puisse pas dire aujourd’hui : « J’ai cherché… je n’ai pas trouvé ».

3°) « Fils d’homme, ces ossements peuvent-ils revivre ? »

Dieu est amour, il est un Dieu qui veut sans cesse sauver, restaurer, relever, ramener vers lui ceux qui s’égarent ou qui se sont égarés. C’est ainsi que Dieu se révèle aussi à Ezéchiel. A partir du chapitre 36, Dieu annonce la purification et la restauration. Non pas à cause du peuple mais à cause de lui, pour l’honneur de son nom. A travers cette vision dite « des ossements desséchés », il annonce une œuvre de renouveau. Il donnera un cœur nouveau à son peuple et le rassemblera à nouveau.

Au-delà de l’histoire du peuple d’Israël et de l’accomplissement de cette vision, Dieu révèle ici l’immensité de son amour et de sa grâce. Amour et grâce qu’il révèlera pleinement en Jésus plusieurs siècles après. « Car Dieu a tant aimé le monde… il a donné son Fils… non pas pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3. 16 et 17).   En Jésus, par son sacrifice à la croix, Dieu pardonne nos fautes et fait de nous ses enfants. Il nous libère de toute culpabilité et nous donne sa paix, une paix intérieure. Il nous donne son Esprit Saint pour nous guider, nous éclairer, nous soutenir, nous aider, nous consoler, nous donner la force de faire face aux épreuves de la vie. En Jésus, il nous donne aussi la victoire sur la mort, cette espérance de l’éternité avec lui. Ceci au prix de sa vie.

« Fils d’homme, ces ossements peuvent-ils revivre ? » Croyons-nous en la vie ? Croyons-nous qu’en Jésus elle est plus forte que la mort. Croyons-nous en l’espérance, qu’à l’image de ces ossements desséchés, Dieu peut donner vie à tout ce qui nous semble mort aujourd’hui ? Croyons-nous que Dieu peut donner vie à toutes ces situations qui nous paraissent sans espoir, sans espérance ? Ou sommes-nous comme le peuple d’Israël qui disait à l’époque : « Nos ossements sont desséchés, notre espérance a disparu… » ? « Prononce un oracle… » dit le Seigneur, « prononce un oracle sur le souffle… Souffle, viens… souffle sur ces morts et ils vivront… ». Que le souffle de Dieu, le souffle de l’Esprit Saint vienne sur nous, qu’il donne vie à tout ce qui semble mort en nous, sans espérance. Qu’il vienne mettre en nous un cœur nouveau, un désir nouveau d’aimer et de servir Dieu, un désir nouveau de sainteté, de pureté, de vie conforme à l’évangile. Un désir de conversion, d’engagement au baptême, de membre d’église, de service dans l’église. Qu’il vienne donner vie dans nos familles, nos églises afin qu’elles se tiennent à la brèche, qu’elles apportent du bien dans ce monde troublé et gagné par la folie, l’immoralité, la corruption, la méchanceté, la guerre…

« Le Seigneur est là… »

C’est sur ces mots que se termine le livre du prophète Ezéchiel. C’est cette promesse que Dieu nous donne aujourd’hui encore en Jésus. « Là ou deux ou trois sont assemblés en mon nom… je suis là… » (Matth. 18. 20)

Tenons-nous devant le Seigneur et prions-le.

Pasteur Joël Mikaélian
18/09/16

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux