Accueil Messages du Culte Message du culte du 20 novembre 2016 - «Souviens-toi de moi… »
Message du culte du 20 novembre 2016 - «Souviens-toi de moi… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Ps. 122. 1 / Col. 1. 12 à 20 / Luc 23. 35 à 43

« Souviens-toi de moi… »

I

l est des royautés, des royaumes que l’on convoite, et d’autres qui nous sont donnés par la foi en Jésus-Christ. Les rois de ce monde, les présidents, ou ceux qui souhaitent le devenir, sont généralement prêts à tout pour accéder à la magistrature suprême. Les dernières élections aux USA, comme celles à venir en France, en sont témoins. Chacun y va de sa séduction, de ses promesses, pour quelques années de pouvoir. Certes, il ne s’agit pas ici de mépriser ou de tourner en dérision les ambitions des uns et des autres. (Ambitions que l’on retrouve, dans une moindre mesure chez nous aussi). Mais nous le savons tous, l’histoire en témoigne, les promesses humaines se heurtent souvent au mur des réalités, et beaucoup d’entre elles sombrent vite dans l’oubli. Malgré cela, la Parole de Dieu nous invite toujours à accomplir nos devoirs de citoyen, quels que soient les pouvoirs en place. Et surtout à prier pour ces hommes et ces femmes en charge du pouvoir. Les textes de ce matin nous invitent à méditer sur un autre roi, un autre royaume au-delà de ce monde, bien plus important et il est important de ne pas l’oublier.

1°) « Souviens-toi de moi… »

Une fois n’est pas coutume, c’est un malfaiteur qui nous est donné en exemple. Exemple d’humilité, de confiance et de foi en Jésus. Cet homme nous montre comment nous approcher de Dieu. La scène est assez étonnante. Jésus est crucifié au milieu de deux brigands selon la prophétie d’Esaïe. Certains se moquent de Lui, d’autres l’injurient, lui lancent des défis : « Qu’il se sauve… si c’est le Christ… si tu es le roi des juifs, sauve-toi… n’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi… ». Au milieu de ce brouhaha, en pleine agonie, un des malfaiteurs crucifiés a une toute autre réaction. Il se reconnait pécheur, assume se fautes, accepte son jugement et prend la défense de Jésus : « celui-ci n’a rien fait de mal ». Il se tourne alors vers Lui et lui fait cette prière : « souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume… ». Quelle prière ! Il reconnaît en Jésus un Seigneur et un roi. Il croit que Jésus est le Christ, le Messie, celui qui règne et qui viendra un jour dans son royaume. Il n’a pas eu besoin d’entendre beaucoup de messages pour comprendre tout cela et croire. Il a observé Jésus, entendu certaines de ses paroles sur le chemin qui les menaient à la croix. Il l’a entendu demander à Dieu de pardonner à ceux qui le crucifiaient. Ces quelques instants auront été suffisants pour croire en Jésus. Suffisants pour voir plus loin et demander, non pas d’être libéré de la croix, mais qu’il se souvienne de lui quand il viendra dans son royaume.

C’est ainsi que nous sommes invités aujourd’hui encore à nous approcher du Christ. Avec humilité, reconnaissant ce que nous sommes devant lui. En mettant de côté toutes nos ambitions, nos prétentions, cet orgueil qui nous envahit si facilement. Mettre de côté cet orgueil qui nous colle à la peau. C’est avec humilité, mais aussi avec confiance que nous sommes invités à nous approcher de Dieu. En Christ nous avons la certitude que Dieu nous aime, qui que nous soyons, croyants ou pas. C’est parce que Dieu nous aime qu’il a envoyé Jésus dans ce monde, qu’il s’est incarné parmi nous. C’est par amour qu’il a donné sa vie pour nous sauver. Cet amour est le fondement de notre confiance, comme l’écrit l’apôtre Paul : « Lui qui n’à point épargné son propre Fils… comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui… ? » (Rom. 8. 32). Humilité, confiance et foi, c’est ainsi que nous devons nous approcher de lui. Avec la foi qu’il est Roi, Roi d’un royaume qui vient et qui n’aura plus de fin.

2°) « En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi… »

Quelle parole ! Quelle promesse ! Parole qui a fait et qui fait toujours couler beaucoup d’encre ! De nombreux exégètes se sont penchés sur la question. Diverses traductions et interprétations ont été données tant la parole est surprenante. Comment expliquer ce mystère ? Certains ont cherché à déplacer la virgule (« je te le dis aujourd’hui, tu seras… ») ; D’autres ont essayé d’atténuer la signification du mot « paradis ». Mais cette parole s’accorde avec bien d’autres, qui nous disent que ceux qui quittent ce monde dans la foi en Jésus, sont immédiatement accueillis auprès de lui dans le paradis. Dans ce lieu de paix, de repos, d’attente du jour de la résurrection. L’apôtre Paul qui avait été ravi en vision dans ce paradis exprime souvent dans ses épîtres le désir de quitter ce monde pour être auprès du Seigneur. L’ange qui révèle à l’apôtre Jean la réalité du monde à venir, n’hésite pas à lui dire aussi : « Heureux dès à présent, ceux qui meurent dans le Seigneur… ». (Apoc. 14. 13)

Alors que Jésus agonise sur la croix, il entend, il voit, comprend ce que ce malfaiteur est en train de réaliser et de vivre : une véritable conversion. Alors, il ne se contente pas seulement de répondre à sa prière. Il lui donne beaucoup plus que ce qu’il demande. « Souviens-toi… Aujourd’hui tu seras avec moi… ». Dieu sait répondre bien au-delà de nos demandes. Que ce soit pour notre salut, que ce soit pour nos besoins quotidiens. Dieu sait répondre au-delà de ce que nous demandons. Il donne bien plus que ce que nous pensons. Il nous donne la vie éternelle, l’assurance d’être accueillis auprès de lui pour l’éternité. Il répond aussi chaque jour à ces prières qui montent vers lui, il en tient compte, il les écoute comme il a écouté celle de ce malfaiteur sur la croix.

3°) « Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres et nous a transférés dans le royaume… »

Pour l’apôtre Paul, il n’y a pas de doute. Ceux qui croient en Jésus sont déjà, ici, pardonnés, libérés. Ils sont déjà en espérance dans le royaume de Dieu. Ils sont déjà des citoyens de ce royaume. C’est une grâce et une responsabilité. S’il est normal d’être de bons citoyens du monde présent, il est tout aussi normal sinon plus d’être aussi de bons citoyens du royaume qui vient. De respecter et d’obéir aux lois de ce royaume que Jésus a résumé ainsi : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur… et ton prochain comme toi-même. ». Etre citoyen du royaume, reconnaître que Jésus roi, c’est lui donner place dans nos vies, nos choix, nos pensées, nos paroles et nos actes. Vivre comme des citoyens de ce royaume, c’est vivre dans la reconnaissance et la joie d’appartenir à ce royaume. « Avec joie, rendez grâce au Père qui vous a rendu capables d’avoir part à l’héritage des saints… ».

Conclusion :

« Souviens-toi de moi… »

Prions nous aussi comme ce malfaiteur, avec humilité, confiance et foi. Le Seigneur ne reste jamais indifférent à nos prières. Il répond même au-delà. Soyons fidèles et rendons-lui grâce pour cette assurance que nous avons en lui, d’être accueillis dans son royaume pour toujours au-delà de cette vie.

Pasteur Joël Mikaélian 20/11/16

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux