Accueil Messages du Culte Message du culte du 22 janvier 2017 - «Une lumière s’est levée… »
Message du culte du 22 janvier 2017 - «Une lumière s’est levée… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Es 8. 23 à 9. 3 / 1 Cor. 1. 10 à 13 / Mt. 4. 12 à 23

« Une lumière s’est levée… »

C

’est ce que l’on dit généralement à propos d’une star, d’un jeune prodige, de quelqu’un d’exceptionnel. C’est peut-être aussi le rêve caché de plusieurs. Celui peut-être de tous ceux qui aspirent à la magistrature suprême. Que ce soit aux USA ou en France, on le voit, ceux qui accèdent au pouvoir se prennent vite pour des dieux. Quant à ceux qui concourent pour y accéder, ils déploient toute leur énergie pour sortir du lot et briller plus que les autres. Mais n’oublions jamais qu’au-delà de tout, Dieu reste souverain. C’est lui qui conduit l’histoire et qui la mène à son terme, à la manifestation des nouveaux cieux et de la nouvelle terre. Les textes de la Parole de Dieu ce matin, dirigent nos regards et nos pensées vers le Christ, véritable lumière du monde. C’est Lui qui est venu éclairer les cœurs, les consciences et libérer l’humanité de la mort. Laissons-nous éclairer par sa lumière et mettons-nous à son écoute.

1°) « Une lumière s’est levée… »

Jésus fait référence au texte d’Esaïe. Ce texte nous précise ce que sont les ténèbres de ce monde. Il nous parle d’angoisse, de peur, de joug pesant. Il nous parle de bâton, de gourdin, de corvée tant de choses qui évoquent le mal qui ronge notre monde depuis la chute. Et c’est en rapport avec ces ténèbres qu’Esaïe annonce la naissance de Jésus, comme un événement qui vient briser, détruire toutes ces forces du mal pour apporter la joie, la paix, la liberté. Dieu fait lever sa lumière au temps marqué pour libérer l’humanité, pour nous libérer de nos péchés, de nos peurs, de nos esclavages, de nos tristesses. Jésus est venu nous parler d’amour, de paix, de compassion, de fraternité, d’amitié, de solidarité avec les malheureux. Son message et sa vie ont révolutionné le monde troublé d’alors : occupation romaine, violence, guerres, injustice, corruption, mépris, inégalités. … Ce sont les mêmes ténèbres qui nous environnent aujourd’hui. Un monde où règne la loi du plus fort, des puissants et des riches. Un monde d’injustice, d’oppression et d’inégalité. Jésus est venu briser le joug du mal, détruire le règne de la mort, de l’obscurité.

Alors que Jean-Baptiste est emprisonné, que le mal semble avoir eu le dessus, Jésus poursuit sa route et sa mission. Il quitte sa ville natale pour aller plus loin, porter l’espérance. Rien ne peut arrêter la lumière, rien ! En Jésus, une lumière s’est levée, lumière du pardon, de l’amour, de la paix, de la compassion. Lumière de la résurrection et de la vie éternelle. C’est le règne des cieux qui s’est approché de nous dit Jésus. Cette lumière est là aujourd’hui encore, elle est partout dans le monde. Rien ne peut et ne pourra l’éteindre ! Quelle joie ! Au sein des ténèbres de notre monde, de nos craintes et de nos peurs, de nos épreuves et de nos péchés, une lumière s’est levée. Rendons grâce à Dieu pour le Christ, l’Esprit Saint qui nous éclaire chaque jour.

2°) « Convertissez-vous… »

Jésus poursuit son propos par un message, une exhortation, un appel à la repentance, à changer de comportement. Car savoir ne suffit pas. Connaître ne change rien. Ce qui importe, c’est la décision de changer de comportement par rapport à ce que la lumière du Christ nous montre. Il est intéressant de noter que cet appel précède le message du salut qui suivra. Il ne faut pas confondre cet appel avec la nouvelle naissance qui vient de la foi dans le sacrifice expiatoire de Jésus. Les milieux évangéliques ont trop souvent confondu les deux. Au point que ceux qui sont nés de nouveau ne se sentent plus concernés par cet appel à la conversion. Alors qu’il s’adresse à eux aussi. Se convertir, dans le sens de « naître de nouveau », c’est pour le non-croyant, prendre conscience de son état de perdition éternelle et de croire dans le sacrifice du Christ. D’ailleurs, le message de Jésus sera plus tard : « Convertissez-vous et croyez… ». Et à la Pentecôte, le message sera : « Convertissez-vous, faites-vous baptiser au nom du Seigneur Jésus, et vous recevrez l’Esprit Saint… ». Ce sont là les décisions qui conduisent à la nouvelle naissance et au salut. Mais la vie chrétienne ne s’arrête pas là. Elle est une vie de conversion, de changement de comportement à la lumière de la Parole de Dieu. Apprenons à prendre conscience de nos faiblesses, à demander pardon et à nous laisser changer par l’Esprit. Le Seigneur nous appelle à nous convertir de notre état de mort et à recevoir sa vie. Mais aussi à nous convertir de nos mauvaises voies, de nos mauvaises pensées. Il nous appelle à nous convertir de nos peurs, de nos craintes, de nos découragements, de tout ce qui nous aliène. Il nous appelle à nous convertir de nos inquiétudes, de nos oublis de sa bonté, de son amour, de sa souveraineté. « Convertissez-vous… ».

« Convertissez-vous : le règne des cieux s’est approché ». Plus qu’un vœu, c’est une décision, une action. Convertissons-nous pour être libéré des ténèbres qui nous envahissent si facilement. Convertissons-nous de nos peurs et de nos inquiétudes afin de recevoir sa paix, son espérance, retrouver la confiance. Convertissons-nous de nos mauvaises pensées, de nos jugements, de nos querelles, de notre orgueil, pour recevoir son pardon ; pour vivre ce pardon avec ceux qui nous ont fait du tort. Convertissons-nous de nos angoisses pour recevoir sa joie... De quoi devons-nous nous convertir ce matin ? Faisons-le !

3°) « Venez à ma suite… »

Puis Jésus lance un autre appel : « Venez à ma suite… ». C’est ainsi que Pierre et André, Jacques et Jean seront les premiers disciples de Jésus. Ils laisseront leur travail pour suivre Jésus. Certes, nous ne sommes pas tous appelés à tout laisser comme eux pour suivre Jésus. Cet appel est un appel particulier que Dieu adresse à certains pour qu’ils deviennent serviteur à temps plein. Mais nous sommes tous appelés à le suivre, c'est-à-dire à lui ressembler, à mettre nos pas dans les siens, à être porteur de son amour, de sa paix, de sa joie, de son pardon, de sa compassion ; à être fidèle dans nos engagements vis-à-vis de lui et de son œuvre qu’est l’église. Nous sommes appelés à être ses représentants, ses ambassadeurs dans ce monde.

Certes, ce chemin n’est pas le plus facile. Les disciples eux-mêmes auront des moments de doutes, de craintes, des tentations de tout lâcher. Avant de quitter ce monde Jésus dira à Pierre qui s’interrogeait sur les épreuves à venir : « Que t’importe… suis-moi… ». Peut-être que tu passes par ce chemin aujourd’hui. Que des tentations de tout lâcher t’envahissent parfois. Que tu n’es pas épargné d’épreuves alors que d’autres autour de toi semblent avoir des chemins plus faciles. Tout au long de notre route, nous devons entendre et réentendre souvent cette voix qui nous dit : « Que t’importe les autres, toi, suis moi ».

Suivons-le fidèlement, mettons nos pas dans les siens, suivons-le dans son humilité, sa compassion, son amour, sa sainteté. Suivons-le dans sa patience, dans son zèle, dans l’unité avec les frères et sœurs de l’église et des églises. Ne donnons pas prise aux divisions, aux querelles inutiles et destructrices. Suivons-le et que son Esprit nous conduise.

« Une lumière s’est levée… »

En Christ, c’est une véritable lumière qui s’est levée, un ordre nouveau, totalement différent de celui qui régit notre monde. Lumière de paix, d’amour et de joie, de compassion dans un monde de haine, de violence, d’égoïsme, de repli sur soi, de guerre, de querelles, d’oppression, de corruption, d’ambitions dangereuses. Un monde de stars qui ne brillent que pour eux-mêmes, qui ne cherchent que leur profit et celui des leurs.

Rendons grâce à Dieu pour cette lumière, convertissons-nous, croyons à son message et suivons-la chaque jour. Mettons nos pas dans les siens. « Celui qui me suit ne marchera pas  dans les ténèbres, mais il aura la lumière qui conduit à la vie » (Jean 8. 12).

Pasteur Joël Mikaélian
22/01/17

 

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux