Accueil Messages du Culte Message du culte du 23 avril 2017 - «Huit jours plus tard, Jésus vint…»
Message du culte du 23 avril 2017 - «Huit jours plus tard, Jésus vint…» PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

1P 1. 3 à 9 / Jn 20. 24 à 31

«Huit jours plus tard, Jésus vint…»

N

ous vivons des journées importantes en France. De l’avis général, jamais élections présidentielles n’ont été aussi compliquées et les résultats imprévisibles. Pour nous chrétiens, au-delà de notre responsabilité politique de citoyen de ce monde, n’oublions pas qu’en Christ, nous sommes aussi citoyens d’un autre monde. L’apôtre Pierre le souligne dans sa première lettre aux chrétiens : «Bénis soit Dieu… il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage… qui vous est réservé dans les cieux… ». (1 Pier. 1. 3 et 4). Ceci dit, nous sommes également citoyens de ce monde et à ce titre nous devons non seulement accomplir nos devoirs citoyens, mais aussi de chrétien, à savoir prier. Nous devons prier et rester éveillés, à l’écoute de Dieu ; être plus que jamais engagés et cohérents. Nous devons être porteurs d’espérance dans un monde troublé, en panne de véritable projet de vie. Quelle espérance pour nous et pour le monde ? Quelle espérance devons-nous avoir et porter ?

1°) « Avance ton doigt ici et regarde mes mains… »

Huit jours après sa résurrection, Jésus se présente à nouveau à ses disciples. Il leur redit en encore « La paix soit avec vous… ». Puis il s’adresse à Thomas, disciple à l’incrédulité légendaire. Il l’invite à voir, à le toucher pour, au final, lui dire : « cesse d’être incrédule et deviens un homme de foi ». Ce matin, ne jetons pas rapidement la pierre à Thomas. Interrogeons-nous nous aussi. Sommes-nous des femmes et des hommes de foi ? Jusqu’où sommes-nous prêts à croire ? Lorsque nos prières restent sans réponses, jusqu’où croyons-nous ? Jusqu’où croyons-nous que tout est possible à celui qui croit en Jésus ? L’histoire de Thomas met en lumière nos fragilités humaines, nos doutes, nos difficultés à croire ce que nous ne voyons pas encore. Mais son histoire nous parle aussi de la bonté et de la fidélité de Dieu. Car Dieu répond à la demande de Thomas malgré que sa demande soit teintée d’incrédulité (que Jésus dénonce). Dieu répond aux prières.

Aujourd’hui encore Dieu répond aux prières. Mais peut être que nous avons du mal à prier. Peut-être que nous n’osons pas ou plus. Nous manquons de temps. Nos prières se limitent parfois à l’action de grâce, la louange, la reconnaissance quand tout va bien. Et pourtant le Seigneur a souvent répété « demandez… on vous donnera… priez… ». Dieu répond aux prières selon sa volonté, même si elles sont parfois teintées de scepticisme. Quelle espérance !

Aujourd’hui encore le Seigneur veut ouvrir nos yeux comme il l’a fait pour Thomas. « Avance… et regarde mes mains… ». Il nous invite à nous approcher de lui, de sa parole, de ce que les évangiles nous disent de Lui. « Regarde ce que j’ai fait pour toi, regarde la croix, ce que j’ai subi pour toi, pour te sauver. Regarde le tombeau vide. Regarde ta vie aussi, tout ce que je t’ai donné…Souviens-toi de mes promesses, surtout celle de ma présence avec toi par l’Esprit Saint…  ». « Cesse d’être incrédule et deviens un homme de foi ». Ne restons pas indifférents devant cet amour. Acceptons la grâce de son pardon et recevons l’assurance d’être sauvé si nous ne l’avons pas encore reçu. Si nous n’avons pas encore fait cette expérience de la nouvelle naissance spirituelle. Quant à nous qui l’avons faite, devenons de véritables femmes et hommes de foi. Des femmes et des hommes de prières qui prient avec foi et espérance. Dieu répond comme il a répondu à Thomas.

2°) « Mon Seigneur et mon Dieu… »

Thomas est bouleversé par ce qu’il vient de découvrir. Un Seigneur et un Dieu qui vient de vaincre la mort. Jusqu’où sommes-nous émerveillés, bouleversés de connaître un Seigneur et un Dieu vivant ? De réaliser que la mort a été vaincue ? Que nos cœurs débordent de reconnaissance aussi ce matin. Que nous puissions dire nous aussi avec Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu… ». Que nous puissions lui consacrer tout à nouveau nos vies. Lui demander pardon pour nos égarements, nos péchés, nos incrédulités, nos découragements. Il est vivant !

3°)  «Bénis soit Dieu… il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage… qui vous est réservé dans les cieux… »

En Christ, nous avons un héritage extraordinaire. Un héritage, dit l’apôtre Pierre, qui ne peut se corrompre, ni se flétrir. Nous avons un héritage qui nous est réservé dans les cieux. Un héritage qui n’est pas de la même nature que ceux que l’on peut recevoir dans ce monde. Il n’est pas matériel mais spirituel. Il n’est pas temporel mais éternel. Dans les années 70 on aimait chanter ce cantique qui disait : « J’ai une maison là-haut, là-haut dans le ciel… au-delà du soleil… ». Quelle joie, quelle espérance ! C’est pourquoi dit l’apôtre Pierre, vous tressaillez de joie ! Et il rajoute toute de suite après : « Même s’il faut que, pour un peu de temps, vous soyez affligés par diverses épreuves ». L’apôtre Pierre n’est pas un naïf. Il sait combien le chrétien passe par des épreuves et des souffrances dans ce monde. Mais il nous invite à nous réjouir en vue de ce qui nous attend. Réjouissons-nous de cette espérance de la résurrection, de l’héritage qui nous est réservé.

Conclusion

«Huit jours plus tard, Jésus vint…»

Huit jours après sa résurrection, Jésus se présente à nouveau à ses disciples. Il se présente à nous ce matin encore. Il ne se lasse pas de venir vers nous. Il est au milieu de nous ce matin, selon sa promesse. « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux ». Ouvrons les yeux de notre cœur, et parlons avec lui. Faisons monter vers lui nos prières et attendons-nous à ce qu’il y réponde. Invitons-le dans nos vies en acceptant la grâce de son pardon, afin qu’il nous fasse renaître spirituellement. Reconnaissons-le comme notre Seigneur et notre Dieu. Réjouissons-nous de notre espérance, de l’héritage qui nous attend. Et partageons cette espérance avec ceux qui nous entourent. Invitons-les eux aussi à accepter la grâce de Dieu.

Pasteur Joël Mikaélian
23/04/17

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux