Accueil Messages du Culte Message du culte du 07 mai 2017 - «Si quelqu’un entre par moi… »
Message du culte du 07 mai 2017 - «Si quelqu’un entre par moi… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Ez. 34. 11 à 16 / Jn 10. 1 à 11

« Si quelqu’un entre par moi… »

D

ans la parabole du « bon berger », Jésus se présente à la fois comme la porte de la bergerie et le berger lui-même. Cette parabole très connue nous rappelle ce que le Christ a accompli pour nous ; ses merveilleuses promesses pour tous, qui ne demandent qu’à être saisi par la foi. Nous venons de vivre en France une campagne électorale inédite. Inédite par sa violence, ses mensonges, ses manipulations, ses « fakes-news », ses rumeurs, ses faits alternatifs et autres ! Cette campagne électorale nous aura donné un spectacle désolant, bien triste et inquiétant pour l’avenir. Tout ceci nous oblige à la vigilance, au discernement et à la prière. Plus que  jamais, l’église se doit d’être témoin de la vérité, de la paix et de l’amour du Christ dans ce monde de haine, de mensonge, de peur et d’exclusion. Au sein de ce monde, la Parole de Dieu demeure Parole de Vérité, sure et fiable, digne de toute notre attention et notre confiance. Ouvrons nos cœurs à son message aujourd’hui.

1°) « Je suis la porte… »

Jésus est cette porte qui permet aux brebis d’entrer dans la bergerie. Celle qui nous permet d’être sauvés. Sauvé de la mort, de la juste condamnation de Dieu que tout être humain mérite au regard de la sainteté de Dieu. Sauvé du mal, des dangers de toutes sortes. Cette porte nous permet d’entrer dans la bergerie, le royaume de Dieu, et d’être dans la présence de Dieu, sous la protection de Dieu. Elle nous permet d’entrer pour trouver un abri, un refuge, lorsque la nuit de l’épreuve est là, lorsque le mal nous assaille, lorsque la vie devient trop dure. « Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse ». C’est en Jésus, par la foi en son sacrifice que nous sommes sauvés. C’est aussi en lui que l’on trouve refuge, repos, consolation, réconfort, paix… « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos ». N’hésitons pas à aller à lui pour être sauvés mais aussi pour être protégés, restaurés, fortifiés, guéris. C’est ce que le texte d’Ezéchiel nous dit : « Celle qui a la patte cassée, je lui ferai un bandage ; la malade, je la fortifierai… » (Ez. 34. 16). Si nous sommes perdus, entrons par cette porte, convertissons nos cœurs afin de recevoir le salut. Si nous sommes blessés, fatigués, déçus, envahis de soucis et d’inquiétudes de toutes sortes, entrons aussi par cette porte. Approchons-nous de Lui avec foi, afin de trouver du repos, des forces nouvelles, la guérison de nos blessures. Souvenons-nous de ces paroles de l’apôtre Paul aux Romains : « Que dire de plus ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment, avec son Fils, ne nous donnerait-il pas tout ? » (Rom. 8. 31 et 32). Venons à Lui ce matin, en sa présence. Entrons dans sa présence aussi chaque fois que ce monde nous désole, nous déçoit, que nous sommes fatigués et chargés. Entrons en prière dans nos journées surchargées, sachons nous arrêter dans nos courses et laisser le Saint Esprit « recharger nos batteries ». Apprenons à entrer dans la bergerie, prenons le temps d’y entrer régulièrement.

2°) « Je suis le bon berger… »

Jésus est aussi le bon berger. Celui qui a donné sa vie pour nous. Celui qui ne s’est pas contenté de dire, mais de faire aussi ce qu’il a dit. Il est ce berger que décrivait déjà le prophète Ezéchiel. Il n’attend pas seulement que l’on aille à lui, mais il vient aussi à notre rencontre, là où nous sommes. Il est déjà venu de sa gloire. Il s’est fait homme. Il a renoncé pour un temps à son état divin. Il est venu vers nous, il s’est abaissé jusqu’à nous. Il est ce berger qui a le souci de toutes ses brebis, de toute l’humanité. Il cherche sans cesse la brebis égarée. Il cherche avec obstination, persévérance, nous dit une autre parabole, jusqu’à ce qu’il trouve la brebis égarée. « La brebis perdue, je la chercherai ; celle qui se sera écartée, je la ferai revenir… » (Ez. 34. 16). Jésus est ce berger tenace, qui agit aujourd’hui encore par le Saint Esprit, pour attirer, ramener à lui ceux qui sont loin et perdus. C’est à travers ses brebis aussi qu’il agit, par leurs témoignages et leurs prières. Quel est notre souci pour ceux qui sont égarés, ceux qui se sont éloignés ? Au-delà du constat, que faisons-nous ? Que faisons-nous pour ce monde qui se perd ? Ceux qui se sont éloignés ?

Jésus est aussi ce berger qui rassemble. C’est ainsi que le prophète Ezéchiel le présente : « Je le rassemblerai… je le ferai paître… ». Il est celui qui unit, qui fait « vivre ensemble », pour employer une expression à la mode. En Jean 17, Jésus a fait une longue prière pour ses brebis : « Je te prie, Père… que tous soient un, comme toi, Père tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient un en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé… » (Jean 17. 21). Jésus est ce berger qui veut rassembler toutes ses brebis, de notre église mais aussi de toutes les églises. C’est ce qu’il dit un peu plus loin au verset 16 : « J’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos, et celles-là aussi, il faut que je les mène… et il y aura un seul troupeau et un seul berger ». Laissons-nous rassembler, unir par l’Esprit Saint. Ne résistons pas au Saint Esprit qui veut nous unir, faire de nous des enfants d’un même Père, d’une même famille. Apprenons à nous regarder les uns les autres comme le Christ nous voit. Des femmes et des hommes graciés, certes différents, mais enfants d’un même Père, au bénéfice de la même grâce en Jésus.

Il est celui qui conduit, nourrit, protège, donne la vie en abondance.

3°) « Je ferai paître mon troupeau selon le droit »

Le texte d’Ezéchiel se termine sur une note inquiétante : « La bête forte, je la supprimerai ». (Ez. 34. 16). Jésus est aussi un berger juste. Il est celui qui jugera un jour le monde selon la justice de Dieu. Il est celui qui sera contraint un jour, de faire un tri, selon cette autre parabole que Jésus a raconté. « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire… il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres… » (Mat. 25. 31). Et vous connaissez la suite. Certains seront sauvés parce qu’ils auront cru et servi, d’autres seront perdus parce qu’ils auront refusé de croire et n’auront vécu que pour eux-mêmes.

« Si quelqu’un entre par moi… »

Il sera sauvé ! N’hésitons pas à entrer dans la bergerie pour être sauvés mais aussi pour être renouvelés, fortifiés, guéris, consolés… Trouver repos pour notre âme. Laissons-nous conduire par le bon berger, laissons-nous trouver, ramener. Laissons-nous rassembler, unir par le bon berger. Accomplissons notre part et rendons grâce à Dieu pour Jésus.

Pasteur Joël Mikaélian
7/05/17

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux