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Message du culte du 21 mai 2017 - « Et moi, je prierai le Père… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Prov. 19. 21 / 1 Cor. 13. 4 à 7 / Jn 14, 15-21

« Et moi, je prierai le Père… »

P

eu avant sa mort, Jésus pense à ses disciples, à leur devenir. Il pense à eux et il prévoit pour leurs besoins. Dieu est un Dieu prévoyant, prévenant, il pourvoit toujours aux besoins de ses enfants. On dit que « Gouverner, c’est prévoir ». Et c’est juste. Il est important d’apprendre à anticiper, à être prévoyant. C’est le défi de tout gouvernement qui se respecte ; celui du nouveau gouvernement de la France. Pour nous aussi, il est bon d’avoir des projets de vie, d’anticiper, de prévoir. A condition de ne pas oublier la sagesse du proverbe qui dit : « Il y a dans le cœur de l’homme beaucoup de projets, mais c’est le dessein de l’Eternel qui s’accomplit » (Prov. 19. 21). Il est bon de connaître les projets de Dieu, d’apprendre à les discerner dans la prière. Quels sont ses projets pour nous, pour son église ? Comment a-t-il prévu de pourvoir à nos besoins ?

1°) « Si vous m’aimez… »

Avant toute chose, le Seigneur interpelle ses disciples. Il nous interpelle quant à notre amour pour lui. Il fait référence ici au premier des commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… ». En quoi, comment aimons-nous le Seigneur ? Jésus ne parle pas ici de cet amour romantique, sentimental. Il utilise un terme particulier, différent de ceux qui étaient utilisé à l’époque. C’est un terme qui a été traduit en grec par le mot : « agapè ». Terme qui est largement repris dans le NT et défini en 1 Cor. 13. 4 à 7. Pour Jésus, aimer c’est obéir à sa Parole, à ses commandements. Il n’y a pas d’amour pour Dieu sans obéissance. Aimer Dieu c’est lui consacrer nos vies. C’est obéir à cette parole qui nous appelle à la conversion, à la repentance et à recevoir par la foi le pardon de nos fautes. C’est obéir à cette parole qui nous appelle au baptême, à une vie de témoignage, à une vie sainte. Aimer Dieu, profondément et sincèrement est bien la démarche essentielle de la vie spirituelle. Les premiers chrétiens l’avaient bien compris. Ce qui leur a valu d’être souvent persécuté. Saint Augustin l’avait bien compris lui aussi, lorsqu’il disait : « Aime Dieu, et fais ce que tu veux… ». Si réellement tu aimes Dieu, tu ne vas rien faire qui lui déplait et qui va à l’encontre de sa volonté. Nous le savons tous, il ne suffit pas de dire « je t’aime » pour aimer vraiment. Cela exige une attitude adéquate, des propos, une vie au-delà des mots. « Je t’aime », peut vouloir tout dire et ne rien dire !

Mais cela est-il suffisant ? Est-il suffisant d’aimer Dieu pour être en accord avec cette demande du Seigneur ? « Si quelqu’un dit : ' j’aime Dieu ', et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur.   En effet, celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, ne peut pas aimer Dieu qu’il ne voit pas. » (1 Jean 4. 20). L’apôtre Jean est on ne peut plus clair. Il n’y a pas d’amour véritable pour Dieu sans obéissance, et sans obéissance au second commandement qui lui est semblable, à savoir aimer son prochain. Là encore, il ne s’agit pas d’un amour sentimental, romantique, mais toujours de cet amour « agapè ». Cet amour qui excuse tout, qui croit tout, qui supporte tout, qui espère tout. Un amour total, à l’image de l’amour du Christ pour l’église, de celui d’un époux pour son épouse. Il n’y a rien de plus fort, de plus grand que cet amour. C’est un amour qui engage toute une vie, au-delà des mots, des élans, des déclarations. « Si vous m’aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements » dit Jésus.

2°) « Et moi, je prierai le Père… »

C’est la promesse qui suit. Dans son amour pour nous, Jésus a donné sa vie pour nous sauver. Il a donné sa vie pour le rachat de nos fautes. Son amour pour nous l’a conduit à la croix. Mais bien plus encore, son amour l’a conduit à être prévenant, à penser au temps de son absence ; au temps où ses disciples allaient se retrouver seuls dans un monde hostile. Il les assure alors de ses prières, et bien plus, de sa présence autrement. Que Jésus s’engage à prier pour nous pourrait paraître banal. C’est pourtant le signe de sa profonde affection. Jésus pense à ses disciples et anticipe son absence. Il sait qu’il devra quitter ses disciples, ce monde. Il sait qu’après ses disciples d’autres comme nous croiront en lui. Il sait qu’ils seront tous dépourvus face à un monde hostile. Il savait à l’avance que nous ne pourrions pas tenir bon dans la foi par nous même. C’est pourquoi il avait prévu une aide et a prié pour cela. L’amour du Seigneur voit loin. Il est prévenant, prévoyant. Il discerne à l’avance nos besoins et prie afin que Dieu nous donne selon ces besoins. Dieu pourvoit à l’avance aux besoins de ses enfants. Il sait nos besoins profonds aujourd’hui, ce qu’ils seront demain. Il prie pour toi, pour nous, en permanence, nous sommes dans ses prières. Quelle grâce !

3°) « Il vous donnera un autre consolateur qui restera avec vous pour toujours »

C’est la plus grande et la plus belle bénédiction que Dieu ait pu nous accorder. Ce n’est peut être pas ce que nous aurions demandé s’il nous avait posé la question ! Et pourtant, c’est tout. Au-delà de tous nos besoins, de nos prières et de nos demandes, le Seigneur a prié le père pour qu’il nous donne l’Esprit Saint. Il a prié pour que nous soyons unis les un aux autres par son Esprit. Le Saint Esprit est cet autre consolateur, paraclet, avocat, défenseur. C’est par lui que le Seigneur est toujours présent avec nous jusqu’à la fin du monde. C’est cette présence qui est le bien le plus précieux. Jésus précise que seuls les croyants peuvent le recevoir. Le monde non croyant ne peut pas l’accueillir. Ouvrons nos cœurs et nos vies au Saint Esprit. Ne nous privons pas de cette grâce. Il est celui qui console, encourage, fortifie, éclaire, reprend. C’est grâce à lui que nous ne sommes jamais seul dans ce monde. C’est lui qui nous donne des dons, des charismes, des capacités pour vivre notre vie chrétienne et pour servir l’église. Rendons grâce à Dieu pour cela, bénissons Dieu pour cela. Nous avons un autre consolateur qui sera là, toujours avec nous. Jamais il ne nous abandonnera. C’est la promesse du Seigneur. Croyons-y et vivons en confiance.

« Et moi, je prierai le Père… »

Dieu a de beaux projets pour nous, pour tous. Il veut nous sauver pour l’éternité. Il a prévu aussi de donner le Saint Esprit à tous ceux qui croient, afin de pourvoir à tous nos besoins. Afin que nous soyons unis à lui et les uns aux autres.

Obéissions à sa parole comme signe de notre amour pour lui.

« Il y a dans le cœur de l’homme beaucoup de projets, mais c’est le dessein de l’Eternel qui s’accomplit ». Dieu est prévoyant. Il a prévu toutes choses à l’avance pour chacun de ses enfants. Il pourvoira toujours à nos besoins. Comme il a pourvu déjà largement en nous donnant son Esprit.

Pasteur Joël Mikaélian
21/05/17

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux