Accueil Messages du Culte Message du culte du 26 novembre 2017 - « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire… »
Message du culte du 26 novembre 2017 - « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire… » PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte

Job 19. 25 à 27 / Matth. 25. 31 à 46

« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire… »

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ne fois encore, le monde est secoué par l’attentat horrible survenu en Egypte. A nouveau, nous sommes choqués et nous nous disons : pourquoi ? Nous nous demandons quand cesseront ces violences aveugles qui plongent des familles entières dans le deuil et la souffrance. Nos pensées et nos prières les accompagnent. Lorsque Jésus évoque les temps de la fin et les souffrances qui les accompagneront, il annonce aussi la venue d’un temps glorieux, sa venue en gloire. C’est elle qui mettra un terme définitif au mal qui ronge notre monde. C’est dans cette attente qu’il nous invite à vivre. L’attente n’est pas toujours une expérience facile. C’est quelque chose que nous n’aimons pas toujours. Elle est souvent synonyme de frustration, génère des interrogations, de l’impatience, parfois du découragement. Nous voulons avoir les choses tout de suite. Pourtant toute la vie est attente, tout en étant présence. Une vie sans attente est une vie sans perspective, sans espérance. La Bible nous dit « Qu’il est bon d’attendre en silence le secours de l’Eternel… ». Les textes de ce matin nous invitent à porter nos regards sur un événement glorieux à venir, attente ultime de ceux qui croient en Jésus. En quoi les paroles de Jésus nous aident-elles à vivre cette tension du « déjà » et du « pas encore » ? Méditons.

1°) « Quand le Fils de l’homme viendra dans la gloire… »

Face aux temps difficiles qu’il évoque, Jésus nous rappelle une vérité encourageante. Savoir, qu’un jour, il viendra dans la gloire. Un jour, nos yeux le verront comme le dit Job : « Je sais que mon rédempteur est vivant, que le dernier il surgira sur la poussière… C’est moi qui le contemplerai, oui, moi ! Mes yeux le verront, lui… Mon cœur brûle au fond de moi ». Quelle espérance extraordinaire ! Ce que Job a pu discerner de façon encore voilée pour lui, Jésus l’a annoncé clairement à plusieurs reprises. Le monde verra un jour quelque chose de grandiose ; la venue d’un jour glorieux, de nouveaux cieux, une nouvelle terre où la mort ne sera plus. Le monde verra un jour, la venue du Christ en gloire, et l’établissement d’un nouveau monde où la justice habitera. Un monde où il n’y aura plus de cris, plus de deuil, plus de souffrance, nous dit le livre de l’Apocalypse. Jésus annonce la venue d’un jour qui sera tout autre, d’une vie qui sera tout autre, sans fin. C’est l’espérance que Jésus révèle alors qu’il évoque les temps de la fin. C’est la plus belle, la plus extraordinaire des attentes qui nous soit donnée de vivre. Job s’écrie : « Mon cœur brûle au fond de moi… ».

Qu’en est-il de nous ? Notre cœur brûle-t-il de voir Jésus dans sa gloire ? Inscrivons cette attente, cette espérance dans nos mémoires. Inscrivons-là d’autant plus que nous voyons ce jour s’approcher. Et réjouissons-nous en espérance. Vivons déjà la paix de sa présence, apprécions sa présence en nous, celle du Saint Esprit qui nous guide et nous conduit, qui nous donne la force de vivre chaque jour, qui nous béni de toutes les bénédictions de Dieu… C’est le « déjà ». Et réjouissons-nous du « pas encore », de la gloire à venir.

Et si nous n’avons pas encore accepté la grâce du salut en Jésus, ouvrons nos cœurs ce matin et acceptons-là. Ne nous privons pas de cette gloire à venir.

2°) « Alors, il siègera sur son trône… et il dira… »

Les propos qui suivent sont un véritable appel à la vie. Un appel à bien vivre l’attente du jour glorieux. Jésus ne souhaite pas nous faire peur ici. Il veut simplement éveiller notre attention sur ce qui se passera ce jour-là. Certes, ce jour-là, il y aura un jugement, des séparations. Mais par la simplicité des images, Jésus nous montre que la bonne façon de vivre dans l’attente de son retour est à la portée de tous. Tout le monde peut partager, accueillir, donner à boire, rendre visite… Par ses paroles, ces gestes simples Jésus, nous invite à nous ouvrir aux autres, aux plus faibles que Dieu met sur notre chemin. C’est un puissant appel à la vie ; à vivre avec foi et confiance. La perspective de la gloire à venir ne doit pas être une sorte de fuite en avant devant les tristes réalités de ce monde. Elle est un appel à la vie, au service, à s’ouvrir aux autres, à réaliser des actions à la portée de tous.

Certes, il n’est pas question ici d’une sorte de salut par les œuvres ; de quelconques mérites que nous pourrions avoir aux yeux de Dieu. Ce sont les œuvres normales du salut dont il est question. C’est à cela que tout chrétien est appelé, à servir son prochain. A prendre soin, avoir de la considération les uns pour les autres. Tout le contraire d’une fuite en avant, dans une attente béate du retour du Christ ; encore moins dans un repli sur soi.

C’est un appel à la vie qui nous est lancé à nous aussi ce matin. Répondons à cet appel au service, à l’amour, la bienveillance, le soutien. C’est la vie qui vaut la peine de vivre avec foi et en confiance, pour sa gloire. Comme si c’est à Lui que nous le faisons.

3°) « Seigneur, quand nous est-il arrivé… ?»

Pour finir, Jésus souligne le caractère surprenant de ce jour à la fois magnifique et terrifiant. Car ce jour-là, il y aura de bonnes et de mauvaises surprises. Incompréhension chez tous ! Pour ceux qui auront bien rempli leur vie, leur temps d’attente, comme pour ceux qui auront fermés les yeux sur les besoins autour d’eux. Jésus précise aussi qu’il s’identifie aux malheureux, aux étrangers, à ceux qui souffrent de la faim, de la soif. Il s’identifie au malade qui attend une visite, au prisonnier. Il s’identifie à toutes ces catégories de délaissés.

A quel genre de surprise serons-nous confrontés le jour où le Christ viendra dans sa gloire ?  La question mérite d’être posée aujourd’hui. Quelles paroles le Seigneur nous adressera-t-il ?

« Venez, vous qui êtes bénis de mon Père, recevez en partage le royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde ».

Alors oui, « Ne nous lassons pas alors de faire le bien… disait l’apôtre Paul aux chrétiens de Galatie ; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas ». (Gal. 6. 9).

« Tout ce que ta main trouve à faire, avec ta force fais-le »

« Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur pour le Seigneur et non pour les hommes » (Col. 3. 23)

Il y a attente et attente, attente active et attente passive, égoïste. Attente ouverte aux autres, à tous ceux que Dieu met sur notre chemin. Et attente repli sur soi.

« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire… »

Qu’en sera-t-il de nous ?

Pasteur Joël Mikaélian
26/11/17

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux