Message du culte du 29 juillet 2018 - « On mangera et il y aura des restes... » - Հայ Աւետարանական Եկեղեցի
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Message du culte du 29 juillet 2018 - « On mangera et il y aura des restes... » PDF Տպել Էլ.փոստ
Messages du Culte

2 Rois 4. 42 à 44 / Jean 6. 1 à 15

« On mangera et il y aura des restes... »

L

a parole de Dieu nous révèle que le Seigneur réalise les miracles selon des modes opératoires très différents les uns des autres. Parfois, Dieu agit de lui-même, sans qu'il y ait de demande humaine. Parfois, Jésus fait appel à la foi de ceux qui vont bénéficier du miracle. Parfois encore, il fait appel à des tiers, ou intervient à partir de ce qu'on met à sa disposition. C'est le cas de la multiplication des pains et des poissons, comme c'est le cas de ce repas de prophète du temps d’Elisée. Cette diversité des modes opératoires témoigne de la grandeur de Dieu, de sa puissance et surtout de sa liberté. Cette diversité nous montre aussi que nous pouvons être également acteur, participant aux miracles de Dieu. C’est le cas de ceux que nous méditerons ce matin. En quoi ceux-ci peuvent-ils nous inspirer, inspirer nos comportements, nos prières, notre façon de vivre et d'envisager notre vocation chrétienne ? Quels sont les éléments que nous pouvons retenir de ces exemples ? Que nous apprennent-ils sur Dieu et sur sa façon d'agir avec nous ?

1°) « Comment pourrais-je en distribuer à 100 personnes ? »

Tout commence par une question. Que ce soit celle de l'homme qui vient apporter à manger au prophète Elisée, comme celle de Jésus à Philippe pour le mettre à l'épreuve « Où achèterons-nous des pains... ? ». Ou bien comme la question d'André qui traduit son scepticisme « Qu'est-ce-que cela pour tant de gens... ? ». Le miracle commence souvent par une question, un aveu d’impuissance. Ce qui demande une forme d'humilité, de reconnaissance de nos limites humaines. Le miracle concerne une impossibilité humaine. Dieu ne fera pas de miracle pour des choses que nous sommes capables de faire avec nos moyens humains. C'est là que se situe également la véritable prière d'intercession. Elle s'inscrit dans l'aveu de notre impuissance face aux situations qui nous dépassent et qui nous rappellent notre fragilité et nos limites. L’intercession devient alors un magnifique et salutaire temps de vérité devant Dieu. N'ayons pas honte ni peur d'avouer à Dieu nos limites, notre part d'incrédulité, soyons toujours vrais avec lui. Comme cet homme qui vient vers Elisée, ou bien comme les disciples avec Jésus.

2° « Distribue-les aux gens... Faites-les asseoir... »

Dans un cas comme dans l'autre, les choses se poursuivent par une parole étonnante. Une parole qui fait appel à un acte de foi, une prise de risque. Distribuer le peu que l'on a, ou bien faire asseoir 5000 hommes pour les nourrir. L’un prend le risque de ne pas pouvoir nourrir le prophète, de rater sa mission ; l’autre prend le risque de passer pour un imposteur ou un fou, ou de quelqu'un qui se moque des gens. C'est pourtant à partir de là que le miracle devient possible. Par l’obéissance à une parole étonnante. Si l'un comme l'autre avait refusé, il ne se serait rien passé. Ou bien Dieu aurait agi autrement. Si le premier avait préféré agir selon son idée et ne donner à manger qu'au prophète, il n’y aurait pas eu de miracle. Seul le prophète aurait eu à manger. Si le second avait refusé de faire asseoir la foule, elle se serait dispersée, le garçon serait resté avec ses cinq pains et ses deux poissons, et la foule n'aurait pas reconnu en Jésus le véritable prophète, le Messie qu'ils attendaient.

Le miracle demande de notre part un acte de foi et d’obéissance. Obéissance à une parole de Dieu, obéissance à une parole de l'Esprit Saint. Le miracle demande une part de discernement par rapport à ce que Dieu nous demande de faire, face à telle ou telle situation qui nous dépasse et pour laquelle nous sollicitons une intervention miraculeuse de sa part. Il demande également de mettre à disposition de Dieu nos faibles moyens, nos insuffisances ; il demande de prendre le risque peut-être de perdre le peu que l'on a. Ou bien de prendre le risque de perdre la face, le risque de l'échec, car rien ne nous dit que le miracle aura lieu. Prendre le risque d'être désavoué, de passer pour un imposteur ou un menteur, un marchand d'illusions. Que Dieu nous aide à discerner sa voix, et lui obéir avec foi et courage.

3° « On mangera et il y aura des restes... »

C'est ce qui se passera dans les deux cas, comme signe de la générosité et de la richesse de Dieu. Dieu peut faire au-delà de ce que nous demandons ou pensons. Comme l’apôtre Paul le souligne dans sa lettre aux Ephésiens : « A celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons... » (Eph. 3. 20). Ces paroles confirment, à la fois la générosité de Dieu, et notre participation dans ce que Dieu fait. Elles nous parlent de la puissance qui agit en nous. Celle de l'Esprit Saint donné à tous ceux qui croient en Jésus et qui lui obéissent. Notre Dieu est généreux. Il connaît nos besoins et y répondra en son temps. Il donnera ou fera même au-delà de nos demandes. C’est ce qu’il a déjà fait pour tous : En Jésus, il nous donne la vie et la vie en abondance ; la vie éternelle, une vie que l'on ne peut même pas imaginer. Et pour cette vie, il nous donne sa présence, sa bonté, sa compassion dans tout ce que nous vivons. Ces deux miracles sont de beaux signes de la puissance et de la générosité de Dieu. Ils nous rappellent que Dieu fait des miracles pour que son nom soit glorifié et que l'on reconnaisse qu'il est le seul vrai Dieu. Qu'il est un Dieu vivant, capable et prêt à intervenir dans les moindres choses de nos vies. Attendons toujours de belles choses de la part de Dieu.

Conclusion

La Bible nous montre que Dieu a choisi d’œuvrer, de réaliser des miracles dans le monde à travers des hommes et des femmes disponibles ; qui ont l’honnêteté et l'humilité de reconnaître leurs limites, et qui obéissent avec foi sans craindre de prendre des risques.

Que Dieu nous accorde la grâce d’être des participants à la réalisation de ses miracles par notre disponibilité, la mise à disposition de ce que nous sommes et avons par sa grâce, notre foi et notre obéissance, sans avoir peur de prendre le risque de la perte ou de l’échec.

Pasteur Joël Mikaélian
29/07/18

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux